Union nationale des guérisseurs du Congo: Les tradipraticiens exhortés à assainir le secteur

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En vue de mettre plus d’ordre dans le secteur de la médecine traditionnelle dans le pays, une  rencontre a eu lieu lundi 19 juin dernier, entre le ministre de la santé Dr. Oly Ilunga Kalenga et une délégation de l’association de l’Union nationale des guérisseurs du Congo, UNAGCO.

A l’issue de ce rendez-vous, le président de l’Union nationale des guérisseurs du Congo, Louis Otshudi Fakanda, a déclaré que son association est déterminée à organiser le métier des tradi praticiens en République démocratique du Congo.

« Un désordre règne dans le secteur de la médecine traditionnelle en RDC. Raison pour laquelle nous sommes venus voir le ministre de la Santé publique, afin qu’il puisse instruire une mission d’audit dans ce secteur pour connaître les vrais et les faux guérisseurs. Nous dénonçons dans le secteur de la médecine traditionnelle beaucoup de chantages et de publicités liées à l’escroquerie. Nous déplorons également la présence d’associations des guérisseurs familiales qui viennent troubler notre métier », a indiqué M. Louis Otshudi Fakanda, ajoutant qu’il y a de bons tradipraticiens, particulièrement les femmes. Celle-ci font bien leur travail et ne gagnent rien. Pour sa part, le ministre de la Santé publique s’est dit favorable à cette démarche.

En effet, l’UNAGCO qui est représentée travers toute la RDC, regroupe quatre-vingt-six mille guérisseurs repartis dans tout le pays, a-t-il indiqué.

Rappelons tout de même que la médecine traditionnelle tant critiquée, a bel et bien ses avantages et ses limites. Cette  médecine qui est le prolongement de la médecine moderne produit des guérisons sur plusieurs maladies. D’où, son côté avantageux pour les franges de la population qui s’y identifient.

Les vertus de la médecine traditionnelle qui remontent à des siècles, sont incontestables. Car personne ne peut prétendre affirmer qu’il n’a jamais palpé les bénéfices de cette médecine.

Cependant, les principaux acteurs du milieu eux-mêmes reconnaissent les limites de certaines thérapies dont le point faible est le dosage, souvent source d’effets secondaires chez les patients, bien entendu avec le cas des médicaments de la médecine moderne.

Apres une petite enquête menée par le journal l’Avenir,  pour savoir les maladies qui font le plus l’objet de consultations chez les tradipraticiens, l’on dénombre l’impuissance sexuelle. Viennent ensuite les poudres contre les démangeaisons, l’hémorroïde, l’éjaculation précoce.

Interrogé, un tradipraticien qui a requis l’anonymat vante les résultats positifs qu’apporte leur métier. Il témoigne une guérison d’une de ses patientes. Une femme souffrant de gros bouton sur son corps dont la médecine moderne n’a pu soigner.» Cette femme avait le corps recouvert de gros boutons. Elle était obligée de se couvrir entièrement chaque fois quelle sortait. «Je lui ai donné un médicament à boire et un autre pour se laver et en une semaine, elle était guérie. Elle ma appelé de France pour me dire que tout allait bien. Elle a perdu beaucoup dargent en recourant à la médecine moderne, mais cest finalement ici quon a trouvé le remède à son mal, par la grâce de Dieu », a-t-il témoigné.

Effets secondaires en cas dabus de dose

En ce qui concerne les inconvénients de cette médecine, un cas d’une personne souffrant d’une maladie dermatologique a été évoqué. Il a suivi plusieurs traitements prescrits par des dermatologues, sans succès. Un de ses proches l’a mis en contact avec un guérisseur  traditionnel qui lui a remis des bouteilles. En une semaine, il avait perdu au moins cinq kilos à cause d’une diarrhée persistante provoquée par la prise des médicaments traditionnels. En fin de compte, il a décidé d’arrêter le traitement et de continuer à vivre avec son mal. Dans le même ordre d’idée, un autre cas rencontré, celui d’une dame. Un fibrome a été diagnostiqué depuis quelques années. N’ayant pas de moyens de subir une intervention chirurgicale, elle s’est adressée à un guérisseur. Aux premiers jours du traitement, elle avoue avoir senti un léger soulagement. Mais au bout de quelques semaines, les saignements qu’elle voulait arrêter ont repris de plus belle. Ce qui fait qu’aujourd’hui, elle ait peur de la médecine traditionnelle » tels sont les cas qui prouvent jusque-là l’insuffisance de cette médecine dite traditionnelle qui n’a  pas encore de précision dans ses traitements, en matière notamment de dosage.

 

 

(Mamie Ngondo )

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