Unikin: Quand des veuves de professeurs posent un problème social

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Il est une situation malheureuse qui couve sur la colline inspirée et passe, aux yeux de beaucoup, comme un petit feu laissé à la merci  du vent. Il s’agit des veuves de professeurs qui, sans profiter de la bancarisation de la paie des enseignants, sont laissées avec leur charge sur le site universitaire.  Il va sans dire qu’au gré de dégradation de la situation,  certaines d’entre elles pourrait, à la longue scandaliser, voire démobiliser nombre d’étudiants et étudiantes. Car en les observant  empêtrées dans leurs tracas, la jeunesse pourrait se mettre en doute quant à un avenir assuré par les études.

En somme, l’Université de Kinshasa est entrée dans une phase progressive de dégradation des infrastructures qui pourrait, à la longue porter des implications sur la qualité même de l’humain. « Un esprit sain dans un corps sain », dit un adage. Cette alerte survient tandis que des corporations parmi celles qui animent ce haut lieu du savoir défendent leurs intérêts en ordre dispersé. Pourtant, estiment les observateurs, une politique soutenue de la renaissance de l’Université devrait alimenter la feuille de route des autorités attitrées, dans le contexte de la nouvelle citoyenneté. Par ailleurs, l’université de Kinshasa, haut lieu d’excellence et de formation de l’élite de demain, selon sa vocation, doit paradoxalement sa « vie » quotidienne à d’innombrables taudis qui l’environnent. De jour, ces lieux servent de bars, de points de vente d’eau en sachet, de restaurants de fortune (appelés communément  Malewa), de boutiques, etc. De nuit, certains se muent en lieux de tolérance et, à la rigueur d’abri pour des tiers. Dans le contexte kinois où le manque du courant électrique et d’éclairage public fragilisent la vie dans plus d’un quartier, les taudis qui environnent l’Université peuvent également s’avérer source d’insécurité. Plus d’une fois, des corps sans vie ont été repérés aux abords du site universitaire, un signe évident d’insécurité en ces lieux. Dans  des circonstances similaires, l’autorité publique a sévi, deux ans plus tôt, en rasant les taudis qui environnaient l’Université pédagogique nationale. A ce jour, la question qui se pose est celle de savoir si les décideurs prennent plaisir à contempler le chef-d’œuvre de Mgr Luc Gillon, l’Unikin se fourvoyant, à perte de vue, sur un site herbeux et que menace l’avancée de têtes d’érosion. Le programme de réhabilitation et de modernisation des infrastructures routières, s’inscrivant dans le macro-programme de la révolution de la modernité devrait raisonnablement inclure le site universitaire. Mais hélas, l’éventualité d’une prochaine visite du ministre des Travaux Publics pourrait donner lieu à un nouveau souffle. L’asphalte doit être remis en état, et davantage même entre le trafic (l’entrée principale) du site universitaire et le quartier résidentiel des professeurs, appelé le Plateau des résidents. La route qui relie le Rond-point Ngaba au quartier Kindele en passant par l’Unikin s’est désintégrée, partant de l’entrée principale de l’Unikin. La dégradation avancée du réseau routier intérieur de l’Université est vécue comme la perte d’un héritage. Depuis, pour joindre l’Intendance au trafic ou au Plateau des Professeurs, le service des « wewa » (entendez les moto-transporteurs) est le secours de maintes personnes désireuses de gérer minutieusement le temps. Sur la colline inspirée, la vie que donnent des taudis aujourd’hui pourrait, demain, être ôtée par des orphelins, si rien n’est fait pour eux dès à présent. Ils  allongeraient les rangs d’acteurs de l’insécurité.

(Payne)

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