UNESCO: Le nouveau rapport mondial 2016 place l’éducation au cœur du développement

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Le Bureau de l’Unesco en Rdc a présenté le week-end dernier, un nouveau rapport mondial de suivi, sur l’éducation édition 2016. Ce rapport qui place l’éducation au cœur du développement vise à mettre en place, des outils stratégiques susceptibles d’améliorer la qualité du système éducatif à travers le monde. Mais à tenir aussi compte des acquis d’apprentissage, pour bénéficier des compétences de ceux qui ne sont pas, ou n’ont pas eu l’occasion d’aller à l’école.

Ledit rapport présenté au cours d’un atelier organisé par l’Unesco/Rdc semble être exhaustif, approfondi, pénétrant et enrichi, contrairement à l’édition précédente 2015. Ce manuel démontre en même temps à travers quelques indicateurs que beaucoup de pays dans le monde, y compris la Rdc sont encore loin d’atteindre les objectifs du développement durable.

Ce qui exige l’adoption des mesures concrètes, pour améliorer le système éducatif dans le monde.

 

L’Unesco, partenaire privilégié, se dit prête à accompagner ce processus.

Ce rapport mondial sur l’éducation décrit aussi la situation actuelle de l’éducation dans le monde, et présente les différents  défis à relever d’ici à 2030.

Le Ministre congolais de l’Enseignement primaire, secondaire et professionnel, EPSP, Gaston Musemena a été présent à l’atelier. Dans son rapport sur l’éducation, il a reconnu que beaucoup reste à faire et à inclure dans le plan stratégique national de l’éducation en Rdc même si, a-t-il insisté, l’on note quelques avancées significatives. Il a poursuivi  en disant que malgré cet engagement chaque fois renouvelé, la Rdc n’est pas parvenue à réaliser les objectifs de Dakar et tant d’autres. Son bilan mitigé est plus proche de certains objectifs et plutôt éloigné des autres.

Quelques élèves présents à cette cérémonie, ont suggéré aux décideurs de réaliser leurs promesses qui pour la plupart des cas restent lettre morte.

La matérialisation de ce projet exige la création d’un fond mondial pour l’éducation pour tous, en vue de pallier les problèmes liés à la non scolarisation, aux inégalités enregistrées et surtout la prise en compte des acquis de l’apprentissage dans les domaines multisectoriels, très capital pour faire de l’éducation le moteur du développement durable.

Parmi les recommandations formulées dans ce rapport, l’on peut noter entre autres l’utilisation par les Ministres de l’éducation des résultats sur les inégalités dans les systèmes éducatifs nationaux, et les inclure dans les enquêtes –ménages ; il faudra aussi établir un cadre d’évaluation national pour suivre différents acquis, y compris les compétences de ceux qui ne sont pas à l’école ; une attention de qualité de l’éducation devrait aller au-delà des acquis d’apprentissage ; inclure également les programmes scolaires et les manuels ; suivre un plus large éventail d’opportunités d’apprentissage tout au long de la vie, notamment l’éducation des adultes ; partager les meilleures pratiques au sein des organisations de coopération-régionale ;

Et enfin, adopter une approche fondée sur les comptes nationaux de l’éducation, afin d’améliorer le suivi.

Aussi parmi les défis à relever, les Etats doivent-il disposer de données réels sur la distribution des jeunes et adultes en fonction de leur niveau de compétence en lecture, écriture et calcul. Le taux d’alphabétisation des jeunes et celui des adultes étaient respectivement de 86% et 77% en 2015.

Ces décideurs doivent aussi disposer des données fiables sur le taux de participation des jeunes et adultes aux programmes d’alphabétisation.

Autres données à disposer, ce sont des pourcentages d’élèves dont la première langue (langue maternelle) est la langue d’enseignement ; l’efficacité des politiques publiques à réaffecter aux ressources de l’éducation en faveur des populations défavorisées doit également être prise en considération.

Et s’assurer enfin que les inégalités en matière d’éducation sont suivies, non seulement entre sexes mais également selon la localisation et les niveaux de richesse.

Pour rappel, en Rdc, il y avait 65 femmes pour 100 hommes inscrits dans le premier cycle de l’enseignement secondaire en 2014. Alors que 86% d’élèves parmi les plus riches achevaient le premier cycle de l’enseignement secondaire en 2013 ; cela était le cas pour seulement 30% des élèves les plus pauvres.

(Irène Musune)

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