Une fierté pour le théâtre congolais

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Annie Biasibiasi parle de l’apport de la femme dans l’art de la scène

« Le jour où la femme artiste congolaise reconnaîtra ses valeurs, elle saura combien le monde attend beaucoup d’elle ». Cette déclaration est d’une metteur en scène, Annie Pierrette Wumba Biasibiasi. Elle figure parmi les artistes congolaises qui font la fierté du théâtre tant classique que populaire de la République démocratique du Congo. Elle a pris une part active  à plusieurs rencontres culturelles de grande envergure sur place au pays tout comme ailleurs. A en croire ses propos, le phénomène «nzonzing» a beaucoup contribué à ternir l’image de marque de l’artiste comédienne congolaise.

Elle a fait preuve de ses talents d’artiste comédienne notamment dans la pièce «La passion d’une mère» du groupe Simba où elle a incarné le rôle d’une mauvaise belle-mère. Madame Annie Pierrette Wumba Biasibiasi est plus connue sous le nom d’Annie Biasibiasi. Dans les séries dramatiques, on lui colle  plus le nom de maman Abia. Elle a fait ses études supérieures en Art dramatique, option Mise en scène à l’Institut national des arts (INA). Pour le moment, elle  joue à «Ngoon Théâtre» pour le classique et au groupe «Simba» pour le théâtre populaire.

D’après l’artiste Annie Biasibiasi,  les femmes artistes congolaises ont une très grande part de responsabilité dans la lutte contre la guerre et les violences qui nous sont faites comme le dit l’adage, « éduquer une femme, c’est éduquer toute une nation ». Dans son répertoire de maxime, Annie Biasibiasi évoque que « derrière un grand homme, il y a toujours une grande dame ».  Pour l’oratrice, ces deux maximes prouvent à suffisance que  le rôle d’une femme dans la société est très important aux côtés d’un homme. Pour revenir à l’artiste femme,  elle avance que celle-ci est considérée comme une personne éduquée à même de transmettre son éducation aux autres. « Le jour où la femme artiste congolaise reconnaîtra ses valeurs, elle saura combien le monde attend beaucoup d’elle », indique-t-elle.

Evoquant  les conditions de travail de l’artiste femme congolaise,  elle déplore du fait que la femme artiste congolaise ne reconnaît pas encore ses valeurs comme évoqué si haut.

« Elle ignore le pourquoi de sa présence dans l’art car elle ne donne pas assez. Elle préfère plutôt s’exposer qu’à transmettre ses vraies valeurs. A titre d’exemple, le phénomène nzonzig (ndlr: une pratique qui consiste à réunir des artistes œuvrant dans différentes structures pour la réalisation d’une ou des œuvres d’esprit moyennant des espèces sonnantes et trébuchantes) qui, du reste, permet à l’artiste homme ou femme de gagner tant soit peu sa vie. Mais cette pratique ternit l’image du théâtre congolais dans la mesure où  ces gens qui viennent vers nous, s’enrichissent derrière notre dos », a déploré Mme Annie Biasibiasi.

Face à cette triste réalité, l’oratrice constate encore que  la femme est abusivement employée. Elles sont exploitées comme objet de décoration voire du plaisir alors qu’au-delà de cet aspect décoratif, la femme a une mission cathartique.  Pour l’oratrice, c’est la femme qui élève la famille, aide la société à s’élever…Partant de sa carrière, Annie Biasibiasi  soutient que la femme doit refuser d’être spectatrice, elle doit plutôt se trouver en scène comme une actrice. Elle doit être là où les grandes décisions sont prises.

(Saint Hervé M’Buy)

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