Une cohabitation atypique sous l’aval de l’autorité

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  Bars et Abattoirs de plein air caricaturent la vie à Kinshasa

Dans les rues de Kinshasa, le taux de permis d’exploitation délivrés aux tenanciers de bars de plein air a pris l’ascenseur. Et à chaque endroit correspond un point de vente de la grillade, organisant chacun des boucheries de plein air. Il y a peu, un père de famille a jugé coupables des responsables communaux avalisant l’abattage de bœufs, au vu des mineurs. A ce jour, des arrêtés de l’Hôtel de Ville sont en souffrance, des autorités politico-administratives municipales trainant le pas à préserver l’autorité de l’Etat à la base. C’est alors que le tapage diurne et nocturne demeure caractéristique de la vie dans les quartiers de Kinshasa, contrairement à un arrêté de juillet 2005 du gouverneur d’alors, Jean Kimbunda. Il nous revient que celui-ci, dans une note circulaire qui remonte à cette date, avait enjoint les bourgmestres et les commandants de Police à veiller au respect de cette instruction.

Comme le terme l’indique, l’abattoir de Masina est un lieu aménagé et conçu selon les normes, pour accomplir les services relatifs à la boucherie animale.  Dans un contexte de laissez-faire, cet endroit a perdu de son prestige de cadre exhaustif de coupe, conformément à son objet social. Ce lieu dont la conception remonte à l’administration coloniale, enregistre chaque jour des manque-à-gagner, puisque l’autorité urbaine consent les contradictions courantes des bourgmestres. Ceux-ci par l’entremise de leurs services, et en adoptant une attitude laisser-faire, cautionnent l’irrégularité et abusent du pouvoir.

L’abattage de bœufs et boucs  échappe aux normes et disqualifie l’autorité       

Dans les rues de Kinshasa, les bonnes consciences déplorent chaque jour la banalisation de l’abattage de bœufs. Dans des communes où la consommation de la bière excède, des statistiques  approximatives montrent qu’environ six (6) bars de plein air sur dix (10), sont pourvus d’une boucherie qui opère à découvert, au vu des passants. Cette réalité est perceptible dans des communes telles que Bandalungwa, Barumbu (quartier Bon Marché), Kalamu, Kasa Vubu, Kintambo, Lemba, pour ne citer que ces hauts lieux d’ambiance à Kinshasa. Des passants, parmi lesquels des jeunes sont journellement scandalisés par le volume du sang qui traine sur la place publique, après l’abattage de bœufs, et la série de têtes décapitées de boucs. «Au Congo, les scandales ne scandalisent plus, les surprises ne surprennent plus », s’est écrié en son temps, un sujet belge. « Malheur à quiconque scandalise les enfants (…) », a prévenu le Christ.  Au moment où la société déplore le fait des tout petits qui intègrent des gangs, (entendez le fameux « kuluna ») pour ôter la tranquillité aux paisibles citoyens, la nature enseigne clairement que l’abattage de plein air, pourtant en vogue à Kinshasa, n’aurait pas droit de cité. Cela est loin d’être la meilleure école de la vie pour les enfants.

Boucheries de plein air, Hygiène-Ville et pouvoir pour le peuple  

Les boucheries de plein air foisonnent, dans un contexte de promiscuité, sans que cela n’interpelle l’instinct de responsabilité des gouvernants. Pourtant, la démocratie vue sous l’angle du pouvoir pour le peuple, accentue la responsabilité des gouvernants à ce point précis. Rien ne sert de rappeler qu’un peuple dont la santé se fragilise est, du fait même, incapable de s’assumer en acteur majeur de son propre devenir.  Il y a peu, le père de famille su-évoqué contemplant l’ambiance de l’abattage bovine au croisement des avenues Kapela et Université à Yolo nord à Kalamu, a établi  un rapprochement entre les latrines des bars de plein air et les boucheries de plein air. Il a déduit à la nécessité de préserver la santé publique, en réhabilitant l’Hygiène-Ville. « A l’heure, où nous allons renouer avec les pluies, il y aura en plus du sang d’animaux qu’on dépièce sur la voie publique, des eaux usées provenant des fosses septiques de certains occupants de parcelles », a-t-il relevé. Et d’ajouter : «  Le tout dans un environnement où des aliments destinés à la vente ne sont pas toujours couverts. Et quand des épidémies se déclarent  ailleurs, ne soyons pas étonnés d’apprendre un jour, que le pire serait à la porte de Kinshasa », a-t-il redouté.

(Payne )      

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