Un réel problème de santé: Deux détenus sont morts de tuberculose à la prison de Mbuji-Mayi

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Le Boulevard Laurent Désiré Kabila dans la Commune de Diulu, ville de Mbuji-Mayi (Kasaï Oriental).

Deux personnes sont mortes de tuberculose à la prison centrale de Mbuji-Mayi, rapporte une dépêche de la Radio okapi publiée hier, précisant que ces décès sont dus à la tuberculose pulmonaire et à une sous-alimentation.

Les deux victimes sont des détenus civils dont un mineur de 17 ans.La population pénitentiaire de la prison centrale de Mbuji-Mayi, renseigne la source, est estimée à environ 850 détenus, et la plupart vivent par centaines dans des dortoirs de six mètres sur dix.A en croire le ministre provincial de la Justice Jean Claude MusaasManyong, cité par la radio onusienne, les prisonniers n’ont plus reçu de ration alimentaire depuis fin mars.Depuis décembre 2014, la prison centrale de Mbuji-Mayi a enregistré 15 décès dus à la tuberculose.

Fin juillet 2015, 210 cas de tuberculose étaient enregistrés dans le même centre de détention et 124 prisonniers malades suivaient un traitement.

Par ailleurs, la même source renseigne qu’environ deux cent dix détenus de la prison centrale de Mbuji-Mayi (Kasaï-Oriental) souffrent de tuberculose sur environ huit cent trente-huit dépistés. Le directeur de cette maison carcérale avait  attribué cette situation au manque de financement depuis mai dernier pour acheter la nourriture.

Selon ce responsable de la prison de Mbuji-Mayi, il est difficile de fournir une alimentation équilibrée aux détenus, particulièrement les tuberculeux sous traitement.

Cent trente-cinq malades sur deux cent-dix sont encore détenus à la prison centrale de Mbuji-Mayi. Les autres ont été libérés après avoir purgé leur peine. Au nombre de ceux qui restent en prison, cent vingt-cinq sont sous traitement.

Mais suite à l’insuffisance de la ration alimentaire, il est difficile de poursuivre la prise en charge médicale, car le malade sous traitement a besoin d’au moins deux repas par jour, souligne le directeur de cette maison carcérale.

La même source précise que le dernier financement intervenu en mai dernier, n’avait servi qu’à payer les dettes antérieures des fournisseurs de nourriture.

Les responsables de la prison de Mbuji-Mayi continuent, tout de même, à obtenir de la nourriture à crédit pour les détenus, en attendant les fonds du gouvernement.

La prison centrale de Mbuji-Mayi fait face à une épidémie de tuberculose depuis le mois de décembre 2014.

Les efforts du Programme national de lutte contre la tuberculose (Pnlt) n’ont pas suffi à éradiquer cette maladie.

Selon les spécialistes en question de santé, cette prison constitue un réservoir de bacilles de koch susceptibles de se répandre sur la population de la ville, lorsqu’on sait que des détenus malades, qui ont purgé leur peine, sont libérés et regagnent la cité dans cet état.

Et la question qui saute sur toutes les lèvres, c’est celle de savoir ce que fait exactement le gouvernement provincial du Kasai Oriental, lorsque déjà son ministre de la Justice avoue que les détenues n’ont plus reçu des rations alimentaires depuis le mois de mars derniers. Une irresponsabilité notoire, qui doit être absolument corrigée. Car, la révolution de la modernité que veulent bien s’approprier plusieurs dirigeants en soutenance  au chef de l’Etat, a son côté humain.

(Yassa)

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