Un ostéologue envisage de revisiter la jambe de l’élève Ndilu

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La jambe droite de l’élève Ndilu pourrait à nouveau faire l’objet d’une intervention de spécialiste, dix mois après l’accident. En effet, MM. Matondo Mbakidi Jean-Paul et David Makinsasa qui ont livré cette information à la presse en début de semaine, sont respectivement surnuméraire en charge de la discipline à l’Ecole primaire, EP1 Inkisi de la paroisse St Martin, à N’Djili VI et chef de la représentation locale de l’Association l’œil de l’enfant, AOE. Cette structure d’appui à l’enfance défavorisée dont le siège est basé à Lausanne en Suisse, est présidée par M. Ferdinand Mbala-Zi-N’Sielele.

L’établissement scolaire d’obédience catholique, est en partenariat avec l’AOE, en ceci que les élèves parvenus au degré terminal du primaire et devant aborder le degré secondaire, sont repartis dans ces écoles d’accueil aux frais de l’Association.

Pour la petite histoire, les faits remontent en octobre 2015. L’enfant, onze ans d’âge, était en cinquième primaire quand est survenu l’accident. Le surnuméraire su évoqué relate : un mur s’est écroulé sur l’enfant qui était accompagné d’un condisciple, en route pour la maison après l’école, vers midi et demi. C’était sur l’avenue Ndembo, aux environs de la route CECOMAF, du nom du Centre congolais de maraîchers et fermiers. La rivière N’Djili sépare l’entité où l’enfant étudie de Kisenso où il réside. La traversée se fait par pirogue, et c’est dans cette direction que le mal l’a surpris. Lui qui, une minute plus tôt, grisait encore, sourire aux lèvres, dans l’enthousiasme de la rentrée scolaire.

Cinq mois passés à l’hôpital de N’Djili

La coïncidence a été malheureuse ce midi-là, au moment où l’élève Ndilu empruntait l’avenue Ndembo. Un mur s’est renversé sur lui, puis plus rien ! Son compagnon de route et d’autres passants ont crié au secours. Dans les minutes qui ont suivi, l’enfant a été tiré des décombres, inconscient et le pied droit inactif. Acheminé à l’hôpital du quartier VII/N’Djili, il a été placé dans le coma. La fracture était sévère et l’enfant avait perdu l’usage de la parole. Le propriétaire de la parcelle s’est illustré dans les préliminaires, pour faire interner la victime : achat fiche et premiers soins. Orphelin de père, l’enfant, avait été recueilli par l’Association puisque sa mère, esseulée, est aussi personne à charge. Sa santé mentale s’était dégradée les mois qui ont suivi la disparition de son mari et, depuis lors, elle avait réintégré la parcelle familiale, partageant le quotidien dans cette ambiance imaginable.

Prise en charge du malade : quand l’ombre de l’AOE dissimule le propriétaire du mur des « lamentations »

L’internement de l‘enfant à l’école a tout naturellement suscité un élan de solidarité de l’Association. A cet effet, le coordonnateur résident témoigne : nous avons fait part au président de ce qui était advenu et, pendant ce temps, son agenda prévoyait une descente sur Kinshasa. L’enfant a bénéficié des égards dus à un membre en détresse. Pendant ce temps, il avait bénéficié, pendant le séjour hospitalier, des soins généraux et avait repris timidement de sa station debout. L’année scolaire 2015-2016, en ce qui le concerne, se s’était stoppée à mi-parcours. Car octobre, dans le calendrier local, c’est le deuxième mois, donc à un mois de la fin du premier trimestre. En dépit de la présence au pays du président de l’Association, le propriétaire du mur de malheur n’a brillé que par des déclarations de bonnes intentions. En ce jour, l’enfant qui marche penché, devrait reprendre sa station débout en toute normalité. Ceci pour répondre aux attentes légitimes de ses proches, parmi lesquels l’Association qui assure la prise en charge scolaire. D’où, l’apport d’une médecine spécialisée. Dans cet ordre d’idée, un ostéologue envisage déjà de revisiter la jambe convalescente, après avoir fait une lecture peu flatteuse de l’intervention antérieure. Sur ces entrefaites, l’AOE ne peut qu’admettre l’offre du médecin spécialiste, pour sauver une vie. Mais là où le bât blesse, c’est quand le propriétaire du mur fait figure de parent pauvre. A cette étape, en effet, la question se pose de savoir s’il ne s’est pas montré à la hauteur dans la première série des soins, quel serait alors son apport dans la phase de médecine spécialisée ?

De vieilles bâtisses insécurisent

Dans les vieux quartiers de Kinshasa, les constructions ont pris de l’âge et sont devenues pour la plupart des dangers publics. Avec la reprise des pluies, la situation risque de s’empirer, au regard de l’inexistence de crédit à l’habitat. Les murs qui s’élèvent actuellement sont l’œuvre de nouveaux occupants. Ceux-ci s’illustrent en certains endroits où ils rachètent des portions de terre et renouvellent l’habitat. Plus d’une fois, dans les quartiers de Kinshasa, des averses ont fait des victimes de suite d’écroulement d’un mur, de chute d’un arbre et même d’affaissement d’un panneau publicitaire. A ce sujet, le surnuméraire mentionné dans les lignes précédentes a rapporté un accident similaire survenu au quartier XI /N’Djili, l’année avant, et qui s’était soldé par deux morts, enfants d’une même maisonnée partageant une chambre à coucher commune.

(Payne )

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