Un contenaire de la viande impropre à la consommation détruit au Centre d’enfouissement technique de Bibwa

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Un contenaire de la viande hachée, impropre à la consommation, appartenant à la Générale d’Agro Alimentaire Nationale Adoptée (GAANA), a été détruit le lundi 20 avril dernier au Centre d’enfouissement technique (CET) de Bibwa, dans la commune de la Nsele. Pour y arriver, les services de l’Office congolais de contrôle (OCC), notamment le Commissariat d’avarie, l’Inspection judiciaire et le service d’hygiène ont été autorisés via le Procès verbal de l’Officier de la police judiciaire et la réquisition d’information.

Le contenaire de viande hachée qui a été détruit au Centre d’enfouissement technique de Bibwa dans la commune de la Nsele appartient à M. Monse Kenziki, Ingénieur agronome et responsable de la Générale d’Agro Alimentaire Nationale Adoptée (GAANA). La destruction de ce lot s’est déroulée le lundi 20 avril dernier, en présence du Commissariat d’avarie de l’OCC, de l’Inspecteur judiciaire et des services de l’hygiène.

Pour la petite histoire, M. Monse avait passé une commande auprès de son fournisseur située en Allemagne. Sur six contenaires commandés, il ne recevra que trois et parmi les trois, un est arrivé à la charcuterie et a été déclarée non conforme. Ayant constaté que le premier contenaire posait problème, il demandera à ce qu’on arrête le dédouanement pour les deux autres qui étaient à Matadi. Après des tests effectués sur place à Matadi, on se rendra compte que les deux contenaires étaient aussi non conformes.

Informé, le fournisseur a très mal réagi, arguant que son produit était de très bonne qualité, parce qu’utilisé aussi en Allemagne. Et le patron de Gaana lui dira que s’il n’était pas convaincu, qu’il envoie un expert à Kinshasa qui aura pour tâche de tester la conformité ou pas de la viande. Jusqu’à ce jour, raconte-t-il, cet expert n’est jamais venu.

De sources proches du fournisseur, il se rendra compte que de dernier est allé trouver une société qui avait fait faillite en Allemagne et qui était en train de liquider son stock. C’est alors que le Congolais va mordre à l’hameçon pour dépenser environ 450.000 dollars Us.

Compenser le manque à gagner

C’est ici que les Romains s’empoignèrent ! En effet, le dossier est entre les mains d’un avocat, parce que M. Monse a introduit une demande auprès du Tribunal de commerce, pour qu’à chaque fois que le fournisseur envoie des contenaires à Kinshasa, qu’ils soient saisis. Malheureusement, la dernière fois qu’il a envoyé les contenaires, il a exigé qu’ils ne soient pas ouverts à Matadi, mais à Pointe noire au Congo-Brazzaville. Informé, il a dépêché son avocat à Brazzaville et qui a porté plainte. Une fois de plus, rien n’a été résolu.

Voilà pourquoi il se lamente, tout en insistant sur le fait qu’il s’agit d’une perte énorme qu’il a subie et même la situation de l’entreprise est chaotique. Et ce, parce que c’est tout son fonds de roulement qui a été englouti et l’entreprise est ainsi bloquée pendant toute une année.

Il sied de souligner que dans cette démarche, l’OCC a aidé le patron de GAANA à établir un certificat de non-conformité de la viande. En arrivant dans cette entreprise, l’OCC a, après analyse, conclu que la viande était non conforme et a à l’occasion livré un certificat à l’entreprise. Par la suite, GAANA s’est dirigé vers le transporteur, Maestre pour qu’il puisse expédier la marchandise déclarée impropre à la consommation. Mais jusqu’à ce jour, rien n’a été fait et les deux contenaires sont toujours à Matadi.

La compréhension des créanciers

C’est ici que M. Monse s’est adressé à la population congolaise, la consommatrice de ses produits, qui connaît les produits GAANA et qui sait qu’il utilise toujours la bonne qualité, qu’il travaille selon les normes de salubrité et de la sécurité alimentaire. Cette entreprise profite de l’occasion pour annoncer à ses clients qu’elle fait face à un contentieux qui fait qu’elle n’a jamais mis sur le marché une viande impropre à la consommation. Et ce, parce qu’elle nourrit toute une population et ne veut jamais prendre des risques.

Au regard de tout ce qui arrive à cette entreprise, c’est peut-être le temps de financer l’élevage en Rd Congo. Ici, le manager de GAANA estime que c’est même la raison d’être de la Révolution de la modernité, projet cher au Chef de l’Etat Joseph Kabila Kabange, avec le parc agro-industriel de Bukanga-Lonzo. « Nous sommes un preneur potentiel avec un chiffre d’affaires de 8 à 15.000 dollars Us par jour», révèle-t-il, tout en affirmant que cet argent qui est rapatrié aurait servi à quelque chose. Il a révélé qu’il utilise 10 tonnes de viande par jour et il faut au moins 350 têtes de vaches que l’on doit abattre tous les jours. Ce qui est énorme et il n’y a pas à ce jour un producteur congolais capable de proposer cela. Ce qui fait que la Rd Congo est tributaire de ces importations. « Nous voulons qu’il y ait un bon circuit d’approvisionnement pour palier au problème que nous avons connu et qui nous met très mal à l’aise », dit-il, avant d’affirmer qu’aujourd’hui, toute la matière première que nous utilisons est importée. Cela ne nous arrange pas et nous voulons qu’il y ait des producteurs locaux.

Il a terminé par dénoncer les créanciers qui le menacent, alors qu’il a un problème réel. « Nous avons investi l’argent, selon que nous l’avons obtenu de nos créanciers. Malheureusement, c’est quelque chose qui est arrivée contre toute notre attente. Nous essayons de gérer cette crise jusqu’à ce que cela puisse trouver une solution. Nous avons saisi le Tribunal de commerce, l’Interpol et nous voulons que tout le monde comprenne que nous ne sommes pas de mauvaise foi pour ne pas honorer nos engagements. Nous sommes là, mais sur le plan financier, nous sommes coincés par ce fond de roulement », conclut-il.

(Gaby LINGOLE)

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