Tueries de Lubero: La Dynamique fustige l’instrumentalisation et la communautarisation des drames

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Dans un communiqué parvenu au Journal L’Avenir signé par MM. Bitaki Weteshe Didier et Nziraboba Mudosa Buda, respectivement Rapporteur général et Rapporteur général adjoint, la Dynamique des Partis Politiques issus des Accords de Paix de Goma du 23 Mars 2009 a appris avec consternation le massacre crapuleux des civils en territoire de Lubero par des groupes inciviques non autrement identifiés. C’est ainsi qu’elle condamne avec rigueur et sans ménagement ce genre de crimes de terreur, tout en adressant sa profonde commisération aux familles attristées.

Ces massacres, poursuit le communiqué, quels que soient les raisons et leurs auteurs, n’ont aucune justification et ne peuvent rester impunis, d’où la Dynamique exhorte les autorités judiciaires tant civiles que militaires de diligenter une enquête pour identifier les auteurs, les poursuivre et neutraliser leur organisation afin de servir d’exemple et décourager toute autre tentative à la récidive en vue de mettre fin à l’impunité. Et nous disons Trop c’est Trop.

« Nous mettons en garde toute la classe politique congolaise, toute catégorie confondue de tenter de procéder à l’instrumentalisation et à la communautarisation des drames comme instruments pour leur positionnement politique », indique la Dynamique, qui en appelle au Président de la République, de mettre urgemment en place le Gouvernement de Transition d’Union Nationale afin de permettre aux nouvelles autorités d’agir efficacement contre les bandes criminelles qui endeuillent quotidiennement l’Est du pays et de trouver urgemment des solutions adéquates à l’insécurité qui se développe dans le pays.

De même, la Dynamique propose au Président de la République de créer trois Ministères pour désengorger et assouplir le Super Ministère de l’Intérieur et Sécurité actuel dont celui de la Pacification, la Réconciliation nationale et la Cohabitation intercommunautaire, la Sécurité Publique et la Restauration de l’autorité de l’Etat et l’Administration du Territoire et de la Sécurité Intérieure.

En outre, la Dynamique se tiendra à la disposition des institutions nationales pour leur apporter toute son expertise dans la gestion de ces 3 Ministères qu’elle propose mais aussi dans la poursuite des programmes de sécurisation du pays en vue de la tenue des élections libres démocratiques et apaisées.

Les victimes inhumées

Disons que les victimes du massacre de Luhanga, dans le territoire de Lubero (Nord-Kivu), ont été mises en terre lundi 28 novembre. Il s’agit de 29 personnes tuées, soit 3 hommes, 15 femmes et 11 enfants. La cérémonie d’inhumation a eu lieu en présence d’une délégation mixte composée de délégués du gouvernement provincial et de la MONUSCO.

La cérémonie a été marquée notamment par la prière faite par un déplacé pour le repos des âmes des victimes. Devant lui, 27 cercueils et deux corps étendus au sol en attendant la confection des cercueils. Visages serrés, ces déplacés n’avaient plus de larmes. C’est plutôt un sentiment d’impuissance doublée d’une grande colère qui les animait. L’un d’eux a lancé un SOS aux autorités:

«Tous les jours ils viennent présenter des condoléances. On nous tue et le gouvernement vient seulement avec sa compassion. Maintenant, nous demandons au gouvernement de nous relocaliser; si nous ne sommes pas des Congolais, comme les gens disent que nous sommes des Rwandais, qu’on nous ramène au Rwanda plutôt que de nous exterminer ici.»

Le ministre provincial de la Santé, Martial Kambumbu, qui a représenté l’autorité provinciale a déploré la mort de ces innocents. Il a promis que le gouvernement ferait tout pour que cela ne se reproduise plus. Martial Kambumbu a ainsi invité les jeunes à se désolidariser de groupes armés: «Nous n’allons pas permettre que des actes comme ceux-ci se répètent ici. Nous demandons à tous les jeunes, qui sont dans les groupes armés, de se désolidariser. Parce que c’est très triste, nous ne devrions plus encore pleurer. Nous sommes tous Congolais; personne n’obligera l’autre de partir. Nous avons tous le droit de vivre au Congo de la même façon.»

Entre-temps, le Gouverneur de la province du du Nord-Kivu, Julien Paluku, a déclaré hier mardi 29 novembre le Sud du territoire de Lubero «zone sans armes». Il a fait cette déclaration à Luhanga, où environ trente personnes ont été tuées par des hommes armés dans la nuit de samedi à dimanche dernier. «Le Sud de Lubero est déclaré sans armes. C’est-à-dire, ne sont autorisés à détenir les armes que les militaires et policiers. Parce qu’on ne peut accepter que trente, quarante, personnes meurent à la suite du banditisme. Nous devons vraiment nous préoccuper des vies humaines», dit-il.

Le gouverneur Julien Paluku conduisait à Luhanga une délégation mixte gouvernement provincial – MONUSCO – Baraza la Wazee, pour chercher une solution durable à l’insécurité dans la zone.   En plus d’apporter le message de compassion aux victimes du massacre, il a proposé quelques solutions pour stabiliser le secteur. D’abord l’armée va renforcer sa présence dans la zone, puis planifier une opération de traque contre toutes les milices armées. En plus, a poursuivi Julien Paluku, «des dispositions seront prises par la justice militaire» pour ouvrir une enquête et s’assurer que les auteurs des massacres seront punis.

(JMNK)

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