Tueries à répétition à l’Est: Réactions musclées!

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*A Beni, dans la province du Nord-Kivu, les terroristes brûlent des maisons et s’attaquent même aux forces loyalistes sans revendications précises et souvent sans signer leurs crimes. Seules, les méthodes qui s’apparentent à celles de Boko Haram font peur et appellent à une réaction musclée des autorités, de peur que le mal ne prenne de l’ampleur et avant qu’il ne soit trop tard

*La population demande que des moyens conséquents en hommes, en armes et même en moyens financiers adéquats soient mis à la disposition des Fardc qui, ainsi boostées et motivées, pourront s’employer intensément le long de la frontière avec l’Ouganda et dans les sanctuaires des forces négatives

 

La province du Nord-Kivu continue à pleurer ses morts. En fin de week-end écoulé, la coordination de la société civile du territoire de Beni dans la province du Nord-Kivu affirmait que les ressortissants de la chefferie de Watalinga s’inquiétaient de la résurgence des tueries et actes de vandalisme perpétrés par des terroristes. Ceux-ci sont parvenus à s’attaquer aux positions des Fardc sur l’axe route Mbau-Kamango dans la partie du parc de Virunga à environ 60 Kms  de Beni-Ville. De violents combats ont opposé ces Jihadhistes du Musilim Defence ADF-NALU aux éléments des FARDC.

On a compté des morts côté forces loyalistes et des civils. Cette situation perdure et chaque semaine qui passe apporte son lot de tueries des personnes innocentes, de paisibles citoyens qui ne savent ni vaquer à leurs activités champêtres, ni s’adonner au commerce. La route étant plusieurs fois coupée par ces bandits qui tuent les passants, brûlent les cases de paisibles citoyens les obligeant à vivre en forêt ou en  brousse dans des conditions infrahumaines.

Ces violences récurrentes constituent un défi réel que les rebelles lancent à l’endroit des forces loyalistes des Fardc. Même les forces de la Monusco pourtant bien équipées n’arrivent pas à sécuriser les populations meurtries. Il est vrai que ces forces négatives opèrent souvent de nuit et une fois les forfaits accomplis, s’évaporent dans la nature. Cette stratégie de guérilla rend la riposte d’autant plus difficile que les rebelles sont dilués au sein même de la population civile.

Tant que celle-ci ne coopérera pas avec les Fardc ou encore les éléments de la Monusco, ces forces conjointes ne seront jamais efficaces.Surtout en ces moments où les éléments de la Monusco cèdent leur place à ceux de la 31è Brigade de défense principale qui en assure la relève. Le danger, c’est l’exaspération des populations qui ne se sentent pas suffisamment sécurisées et qui exigent davantage d’attention des autorités gouvernementales. La population demande que des moyens conséquents en hommes, en armes et même en moyens financiers adéquats soient mis à la disposition des Fardc qui, ainsi boostées et motivées, pourront s’employer intensément le long de la frontière avec l’Ouganda et dans les sanctuaires des forces négatives. Le drame : cette situation d’insécurité perdure et la population risque de se lasser d’adopter une attitude de rejet envers les autorités de la province et celles du gouvernement central.

Disons que la reprise des attaques rebelles des ADF-Nalu intervient pratiquement deux ans après les enlèvements à Kamango des agents de l’Ong Médecins sans frontières. L’audace des rebelles qui ont riposté de longues heures aux forces loyalistes à Linzo-Sisene en date du 13 juin dernier. La population redoute la résurgence des rebelles dans la chefferie Watalinga. Elle craint à la lumière de ces attaques que les rebelles se réorganisent et reviennent à la charge les prochaines semaines surtout que tout le monde sait que la Monusco est partie ailleurs et que les vaillants Fardc restées seules sur terrain devraient bénéficier d’un soutien tous azimuts de l’autorité.

Matata Ponyo au chevet de la population de Beni

Juste quand nous mettions sous presse, nous apprenions que le Premier ministre, chef de gouvernement, Matata Ponyo Mapon venait d’envoyer un émissaire apporter du secours en médicaments à la population de cette partie du territoire nationale.

La Rdc a besoin d’organiser les élections dans un climat apaisé. Or, on assiste ces derniers mois à la résurgence d’actes de banditisme dans divers coins de la République, tout comme à Kinshasa.

Ailleurs, en province du Nord-Kivu, une autre race de bandits, mieux organisés et équipés d’armes de guerre et d’armes blanches distribue une mort  atroce aux paisibles citoyens qu’ils abattent, égorgent ou décapitent. Les terroristes brûlent des maisons et s’attaquent même aux forces loyalistes sans revendications précises et souvent sans signer leurs crimes. Seules, les méthodes qui s’apparentent à celles de Boko Haram font peur et appellent à une réaction musclée des autorités de peur que le mal ne prenne de l’ampleur avant qu’il ne soit trop tard. Il faut arrêter le deuil.

L’Avenir

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