Tribune : Le député Jean Paul Midagu dresse le portrait-robot du gouvernement Badibanga

Une vue du député, Jean Paul Midagu, nouveau secrétaire général de l' Alliance pour la Démocratie et la République. Ph.tiers
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Membre influent et haut cadre  de l’Alliance pour la Démocratie et la République, ADR en sigle, Jean Paul Midagu a vite gravi les échelons pour en devenir le secrétaire général. Aux côtés d’ Elvis Mutiri, ministre sortant du tourisme, l’ homme monte en puissance et dirige le parti avec une grande dextérité.

Brillant  avocat, le nouveau patron de l’ ADR est déterminé à sortir cette formation membre de l’ opposition Républicaine de la pénombre dans laquelle elle était engouffrée du temps de François Muamba à la lumière crue du macrocosme politique congolais. Depuis, son avènement au secrétariat général, le parti saisit toujours la première occasion pour donner de la voie sur la marche du pays.

Dans une tribune sur www.groupelavenir.org, Mutoto wa Goma, comme on l’ aime bien l’ appeler dans son fief électoral dresse le portrait-robot des membres de la prochaine équipe gouvernementale dirigée par l’ opposant UDPS, Samy Badibanga Ntita.

Jean Paul Midagu qui maitrise mieux les méandres de la scène politique et les défis qui attendent l’ équipe Badibanga, propose que ces animateurs soient des hommes huilés ayant pignon rue et à forte notoriété publique. Des oiseaux rares, intègres et au passé irréprochable. Des ministres proches de la base qui sont en mesure de changer la donne car explique-t-il dans les colonnes de la tribune, une vision sans action n’est qu’ une hallucination. Une analyse pointue et réfléchie dont nous vous produisons l’ intégralité.

Ci-dessous, la tribune

  1. Introduction

En vue de trouver une solution politique à l’impasse du processus électoral
actuel dans notre pays, il a été organisé le Dialogue national inclusif,
auquel ont pris part les différentes forces vives de la Majorité
présidentielle, de l’Opposition politique, de l’Opposition Républicaine et
de la Société civile.
Le Dialogue a conduit à un compromis politique, sous forme d’Accord
politique global pour l’organisation d’élections crédibles et apaisées en
RDC. Cet accord va être endossé par toutes les parties aux Dialogue. Il
prévoit notamment la mise en place d’un Gouvernement de large union
nationale qui aura pour mission principale de veiller à l’organisation des
élections dans notre pays.
Ce Gouvernement sera attendu dans les 30 jours francs de la signature de
l’Accord. Il sera conduit par un Premier Ministre issu de l’Opposition,
dont la base parlementaire est constituée par la majorité et l’opposition à
l’Assemblée Nationale et au Sénat

  1. Défis du Gouvernement de transition

La base de travail du Gouvernement de transition se fonde sur le compromis
politique contenu dans l’Accord issu du Dialogue national inclusif. Ainsi,
pour mieux s’acquitter de ses missions, dont la principale et la plus
déterminante sera l’organisation des élections, le Gouvernement de
transition aura ferra face aux principaux défis suivants :

  1. L’appropriation politique du processus qui nécessite des personnalités
    politiques de notoriété publique, disposant des assises bien établies
    dans leurs bases, pour bien porter le projet au niveau national et agir
    dans l’homogénéité, en dépit du fait qu’elles seront issues des
    composantes différentes, naguère opposées.
  2. L’accompagnement de la communauté internationale, qui implique des
    personnalités politiques à la crédibilité incontestable et qui disposent
    d’atouts nécessaires pour mieux vendre le processus à l’international et
    obtenir l’adhésion et l’appui multifonctionnel des partenaires au développement
    et des instances décisives de la Communauté internationale dans le cadre
    des relations bilatérales ou multilatérales.
  3. Les contestations politiques et les manifestations populaires, qui
    viendraient s’ajouter et/ou accentuer les problèmes sécuritaires
    existants dans certaines parties du pays, notamment les groupes armés
    dans l’Est du pays et les conflits interethniques à BENI, dans la
    province du Nord-Kivu. Ces faits nécessitent des personnalités
    politiques expérimentées dans la gestion des conflits et des catastrophes
    humaines y relatives, et qui disposent des capacités suffisantes de
    communication, d’encadrement adéquate des masses et de résolution des
    questions sécuritaires.
  4. Les finances. En effet, le climat politique de la transition ne
    favorisera pas les investissements privés ou la mobilisation des
    ressources internes. L’apport extérieur des partenaires au développement
    risquerait aussi d’être aléatoire. Ce Gouvernement devrait être constitué
    des personnalités politiques qui arrivent à mettre en place des systèmes
    innovants de mobilisation des recettes internes et extérieures.
  5. La poursuite des missions régaliennes de l’Etat, en dépit de la réalisation
    de la mission politique dévolue au Gouvernement de transition d’organiser
    les élections dans un climat apaisée. Ce pari induit des personnalités
    politiques capables d’assurer le fonctionnement de l’Etat et la continuit
    é des services publiques, tout en travaillant pour la réussite de la
    transition.
  6. Le maintien de la cohésion nationale. Le Gouvernement de large union
    nationale devrait être constitué avec des personnalités politiques
    choisies de manière équilibrée, pour tenir compte de la représentativité
    nationale et pour éviter de sombrer dans la bipolarité Est-Ouest qui
    avait caractérisé autrefois la transition avant les élections de 2006.
  7. Charpente du Gouvernement de transition

Le Gouvernement de large union nationale pourra comprendre :
– un Premier Ministre, issu de l’Opposition ;
– quatre Vice-Premiers Ministres, issus respectivement de la Majorité présidentielle,
de l’Opposition politique, de l’Opposition Républicaine et de la Société
civile ;
– les Ministres et Vice-Minitres, désignés de manière équilibrée par
rapport aux composantes indiquées ci-dessus, et en tenant compte de la géopolitique
nationale et de la représentativité des femmes et des jeunes.
Le Gouvernement, conduit par le Premier Ministre, sera structuré dans
quatre grandes commissions, dirigées par les quatre Vice-Premiers
Ministres, pour faire face aux défis de la transition indiqués ci-dessus.
Ces quatre grandes commissions seront les suivantes :
– la Commission politique, défense et sécurité ;
– la Commission affaires étrangères, diplomatie et coopération ;
– la Commission économique et mobilisation des ressources ;
– la Commission sociale et bon fonctionnement des services publics.
Dans la mise en place des Ministères, outre la place déterminante de la
sécurité, de la défense nationale et de la justice, il serait souhaitable
d’accorder la préséance aux secteurs qui permettent d’assurer une meilleure
continuité des missions régaliennes de l’Etat (notamment : santé publique,
fonction publique, enseignement, travail) et ceux qui permettent la mise en
œuvre des systèmes innovants de mobilisation des recettes internes et
extérieures.


  1. Profil des animateurs du Gouvernement de transition

Les animateurs du gouvernement devront disposer d’une expertise avérée dans
la gestion de la chose publique avec des qualités de leadership
significatives avec une éducation conséquente. C’est-à-dire des capacités à
la capacité à influencer, motiver et impliquer les populations à la base au
soutien de l’action gouvernementale. Il devra également démontrer de la
capacité à obetnir les résultats d’une façon qui inspire la confiance De
manière particulière, le membre du gouvernement devra démontrer des
compétences et qualités ci-après :

– La Vision

C’est la capacité à formuler une orientation claire dans son implication à
l’action gouvernementale car « il y a pas de vent favorable pour celui
qui ne sait pas où il va », Sénèque.

– La communication

La capacité de communication sera essentielle pendant la transition pour
assurer la visibilité de l’action gouvernementale. Ainsi chaque
portefeuille ministériel devra disposer d’un plan de communication
conséquent.

– L’Action

Une vision sans action est une hallucination. Le membre du gouvernement
devra disposer des capacités à traduire la politique gouvernementale en
principales actions au bénéfice des populations congolaises. Il devra être
capable de vaincre la peur et d’être solidaire à l’action commune du
gouvernement.

– Le service

L’accessibilité sera un atout essentiel pour un membre du gouvernement.
Pendant la période de transition, le gouvernement doit être proche des
populations et à l’écoute des desideratas. Cette qualité cultivera
l’enthousiasme et la motivation au sein de la population.

-L’intégrité

Pendant cette période transition, le gouvernement a besoin des hommes
intègres, avec des valeurs morales avérées.

Fait à Kinshasa, le 25/11/2016

Honorable Jean Paul Midagu

Député national et Secrétaire Général de l’ ADR

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