Tribulations politiques: Le MSR/Pierre Lumbi fonctionnait avec un Arrêté de Me Yoko …

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*Depuis sa création, le MSR/Pierre Lumbi fonctionnait avec un Arrêté de compromis politique du Mouvement pour la Nouvelle République (MNR) de Me Yoko ya Kembe et à l’adresse de celui-ci. Pierre Lumbi qui a voulu se l’approprier et en faire un bien propre à lui, est-il entrain de dribler tout le monde ou est-ce lui-même qui est driblé ? Car, si le MSR Pierre Lumbi n’existe pas et si la Rdc est un Etat de doit, qu’il prouve le contraire. Sinon, est pris qui croyait prendre !

*C’est pour cette raison qu’il est interdit au MSR/Pierre Lumbi l’utilisation de l’emblème et autres objets appartenant au MSR car, agir autrement l’ exposerait à des poursuites judiciaires. De même, les députés nationaux et sénateurs égarés dans des aventures d’un certain G7, ont le devoir de regagner la maison, sous peine de perdre leurs mandats législatifs respectifs. Quant aux tenants de la thèse du chaos, ils trouveront sur leur chemin ce parti dûment agréé, et qui a réaffirmé son appartenance à la Majorité Présidentielle

Dans un point de presse animé hier mercredi 27 janvier 2016, à son siège social, le Mouvement Social pour le Renouveau (MSR) a fixé l’opinion tant nationale qu’internationale, sur les options fondamentales que lui a imprimées sa direction, au vu de l’évolution récente de sa situation politique.

De la genèse

Le MSR, à en croire son Secrétaire général Rubota Musumbuko, a été créé en 2005, sur base d’un noyau d’acteurs sociaux de proximité dit « Mouvement social », qui est une initiative du Président de la République Joseph Kabila Kabange. Objectif : soutenir la vision du Chef de l’Etat. « Ce contexte de sa naissance justifie, par ailleurs, son animation par des responsables des services spécialisés de la Présidence de la République et ce, jusqu’en novembre 2015. Cependant, l’option de formaliser le Mouvement Social comme parti politique MSR, a coïncidé avec l’enregistrement des candidatures par la Commission électorale indépendante pour les élections de 2006 au pays. Face à cette contrainte temporelle, le MSR recourut à l’Arrêté ministériel d’enregistrement du Parti politique MNR, Mouvement pour la Nouvelle République avec l’accord de l’initiateur du Parti », a dit le député national Rubota Musumbuko.

Il faut dire qu’au sortir des élections de 2006, le MSR se confirma comme deuxième parti de la Majorité Présidentielle, au vu des résultats obtenus aux législatives tant provinciales que nationales, et le même exploit réédité en 2011.

De la rébellion dans la maison

Parlant de la rébellion dans la maison, à la régularisation de la situation juridique, l’on notera qu’en septembre 2015, précise le SG du MSR, certains cadres de ce parti, ignorant consciemment sa vision de départ, celle d’accompagner les actions du chef de l’Etat, ont maladroitement pris l’option de faire l’opposition, allant jusqu’à rejeter sans explication logique, le Dialogue politique inclusif.

« Face à cette dérive idéologique, députés nationaux et cadres du Parti ont pris leur courage pour réaffirmer d’une part l’appartenance du MSR à la grande famille politique de la Majorité présidentielle et d’autre part, pour régulariser la situation juridique du parti qui risquait de lui faire perdre les prochaines élections », a-t-il renchéri.

Dans son speech, M. Rubota Musumbuko a indiqué que c’est le 11 novembre 2015, que le MNR avait retiré la couverture juridique au MSR, issu du compromis politique et le Procès-verbal ayant fait l’objet d’homologation du Tribunal de Grande Instance de Kinshasa/ Gombe le 26 novembre 2016. « Le Tribunal de Grande Instance de Kinshasa/Gombe siégeant en matière civile au premier degré le 16 décembre 2015 sous le RC 112.397, a déclaré recevable la requête tendant à obtenir la surséance à l’exécution du jugement RC 112.397, mais l’a dit non fondée », a-t-il précisé.

Cependant, il a souligné qu’à présent, les députés nationaux, provinciaux, sénateurs et cadres du MSR se réjouissent d’annoncer et de sauver le parti de sa noyade. 10 ans après sa création, il est enregistré sous son propre nom et sans couverture juridique d’un autre parti politique, pouvant la retirer à tout moment comme cela été le cas, en novembre dernier.

Les options levées du MSR

Tirant les conséquences de cette nouvelle situation politique, le MSR lève les options qui sont de mise, en ce qu’aucun nouveau parti dénommé MSR n’ait été créé, seule sa situation juridique régularisée pour sécuriser sa légalité. « Il n’y a donc pas dédoublement du MSR, qui ne dispose que d’un seul Arrêté d’enregistrement au Ministère de l’Intérieur et sécurité ».

Il va sans dire que le MSR est un parti cofondateur de la Majorité présidentielle depuis 2006, et le demeurera. Il reste indivisible, et que ceux qui sont en dehors de la légalité sont invités à rejoindre leur maison, le MSR, deuxième force politique de la MP.

A ses collègues qui trainent encore aux couleurs de brebis égarés, ils lancé le cri d’appel suivant : « Nous réitérons notre appel lancé à tous les membres du MSR qui, malgré leur bonne foi, ont été désorientés et égarés par une certaine volonté d’altérer la vérité authentique et historique sur l’appartenance du parti à la Majorité présidentielle, de regagner celui-ci, dont les membres leur réservent et leur réserveront toujours un accueil et une hospitalité dignes de leur rang », lance-t-il dit.

En sus, il n’existe aucun parti politique en République démocratique du Congo dénommé MSR, évoluant dans l’opposition politique. En conséquence, précise toujours le Secrétaire général Rubota Musumbuko, tous les élus, dans les deux chambres et dans les Assemblées provinciales, sont de la MP.

« La direction politique est assurée, sous l’Autorité morale du parti, le Président Joseph Kabila Kabange, par les personnes légalement citées dans l’arrêté, à savoir Rubota Musumbuko François, Yoko Yakembe, Kikoka Toni Honoré, Luhulu Lunghe Raphaël, Musaga Phasu Madeleine et Jean-Chrysostome Vahamwiti, d’enregistrement du MSR n°001/2016 du 23 janvier 2016 du Ministre de l’Intérieur et sécurité ; elle a établi son siège national sur l’avenue de la Libération n°99 dans la Commune de la Gombe. Elle est désormais seule gestionnaire du quota politique du MSR, 2ième force politique à la MP », a dit Rubota qui ajoute que le MSR soutient irrévocablement le Dialogue national, seul passage pouvant déboucher sur un consensus national, frein à la dérive que pourraient engendrer les incompréhensions politiciennes.

Ce mouvement social n’est pas membre de la plate-forme politique G7. Par voie de conséquence, le G7 peut revoir sa charte, en considérant seulement les six autres membres.

Mise au point

S’agissant du patrimoine du Mouvement Social pour le Renouveau, le SG a indiqué que le MSR est un parti pacifique. Dans cet élan, le parti invite les brebis égarées à faire parvenir et/ou à se dessaisir de l’effigie du Chef de l’Etat dans un champ de maïs, symbole de l’initiative du parti de Joseph Kabila. « Un couple peut disposer de plusieurs enfants », a argumenté le SG pour dire combien l’autorité morale peut en disposer, cas du MSR.

Quant aux déclarations de Didier Reynders au sujet de la passation en douceur du pouvoir par l’actuel président à son successeur, M. Rubota a précisé avec indignation le fait que les Congolais croient plus à ce qui est dit de l’extérieur, par des étrangers, que de croire à ce qui est démontré de l’intérieur. Pour lui, il n’a jamais entendu dire que Joseph Kabila refuserait de faire la passation du pouvoir à son successeur, sinon, cette passation doit intervenir dans un contexte de paix et non de tension, comme le prévoit l’opposition radicale. Sur ce point, le MSR souligne que les tenants de la thèse du chaos le trouveraient sur leur chemin.

(Pius Romain Rolland)

 

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