« Travail des enfants à Kinshasa : Formes et Descriptions »

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Un livre-support de vulgarisation et de plaidoyer auprès des décideurs congolais

La salle de spectacle du Centre Wallonie Bruxelles de Kinshasa a abrité, il y a peu, la cérémonie relative à la présentation du livre intitulé : « Travail des enfants à Kinshasa : Formes et Descriptions ». Le ministre de l’Emploi, Travail et Prévoyance sociale, Modeste Bahati Lukwebo qui a préfacé l’œuvre du Congolais Crispin Kobolongo Kongunde, a été représenté à la cérémonie de baptême par la secrétaire général à l’Emploi et au Travail, Angélique Inzum Okomba. Tout en saluant l’auteur pour la pertinence de sa démarche, elle a mis un accent sur la pertinence du Comité de lutte contre les pires formes du travail des enfants, sous la tutelle du ministère de l’Emploi, Travail et Prévoyance sociale.

La présentation de l’ouvrage par Me Alphonse Longandjo, a été suivie de la présentation de « l’Action contre les Violations des Droits des Personnes Vulnérables (ACVDP) », une Ong locale dont l’auteur est le président national.  En effet, le baptême du livre intervient dans un coïncide avec le lancement, par la représentante du ministre, de la campagne (nationale) de lutte contre le travail des enfants.  Dans le calendrier onusien, le 12 juin de chaque année est la date réservée à cet effet.

Des zones minières aux groupes armés en passant par les marchés : le sort de l’enfant congolais appelle une attention collective  

A Kinshasa, la paupérisation des ménages a renvoyé dans la rue des enfants de tous âges, pour la quête de survie quotidienne. Dans son livre tel qu’annoncé, en effet, l’auteur décrit les différentes formes de travail des enfants dans la ville de Kinshasa. Par la même occasion, il vulgarise la convention 182 de l’Organisation internationale du travail, OIT, ainsi que les arrêtés ministériels interdisant l’exploitation des enfants. « Le livre est un outil précieux pour toute personne qui se bat pour la défense et la promotion du Droit de l’Enfant congolais. Cela constitue, bien par ailleurs, un appui à la lutte contre toute forme d’exploitation des enfants », estime l’auteur.                                       Il est des formes courantes à Kinshasa, dont l’auteur évoque un échantillon : « Ban’a kwata » (pour dire : les enfants qui attrapent) : Ceux-ci  opèrent aux abords des magasins, généralement au marché central, où sont vendus en gros  des produits alimentaires. Ils assurent le partage d’un sac entre deux ou plus d’acheteurs. Cette opération leur profite une quantité qu’ils revendent à leur tour. En effet, « kwata » est un terme du dialecte suku (province du Bandundu) qui veut dire : attraper.

« Ban’a mbwengi » : se dit des enfants qui vendent du fufu que des véhicules déchargent aux parkings, bénéficiant ainsi  d’une commission.

« Ban’a Ephé » : désigne des enfants vendeurs ambulants  de cigarettes ou d’autres articles dans des cartons entrecoupés, à travers la ville ; « Ban’a vernis » : les enfants qui embellissent les ongles de  femmes dans les rues de Kinshasa, et opèrent à la criée pour attirer l’attentions de potentielles clientes désireuses du service à vil prix, de la pédicure et de la manucure; « Ban’a nioka » : des filles prostituées à travers la ville, elles ont pour repère les cimetières ; « Ban’a cheko » : des enfants commissionnaires  du marché de mousses. On les retrouve généralement aux abords des usines où sont fabriquées les mousses ; « Ban’a mayi » : les enfants vendeurs à la criée d’eau en sachet. Ce terme s’emploie également aux enfants nageurs performants qui secourent des naufragés de baleinières. « Ban’a Dringo » : les enfants qui attendent des acheteurs au sortir des magasins au centre ville, pour les aider à joindre le lieu d’achat à celui d’embarquement ; « Ban’a Tshekele » : les enfants qui tamisent des quantités de haricots, ils sont généralement au service de vendeuses grossistes ; « Ba kamuke sukali » : des adolescentes qui ont des adultes pour partenaires sexuelles. « Ban’a nguba » : des enfants vendeurs ambulants d’arachides non décortiquées, grillées ou non. Ce sont des habitués de bars et des lieux de deuil ou de rassemblement ; « Ban’a Imbwa » : des enfants qui postent aux abords du  Beach Ngobila et dont la dynamique consiste soit à voler soit à servir de porte-bagages aux voyageurs ; « Ban’a Evoloko » : des enfants permanents dans des parkings de taxis, taxi-bus et qui monnayent des places assises, généralement les sièges à côté du chauffeur ; « Ba Kadogo » : les enfants soldats… ; « Ban‘a kuluna » : les enfants membres des gangs qui terrorisent la population dans les quartiers de Kinshasa ; « Ban’a wewa » : les enfants conducteurs de taxi-motos ; « Ban’a Etiro » : les enfants réparateurs de sacs à main ou valise par le remplacement de tirettes ; « Ban’a cirage » : les enfants cireurs ambulants ; « Ban’a mabanga » : les enfants casseurs de pierres dans des carrières de fortune ; « Ban’a pétrole »: les enfants vendeurs ambulants du pétroles dans les rues de Kinshasa. Leur mesurage va de la boîte de tomate au litre, en passant par la bouteille de trente-deux (32) centilitres (cl).

(Payne)

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