Traque des FDLR: Coopération FARDC- MONUSCO relancée

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  • Lors d’un point de presse animé hier à Kinshasa, le ministre de la Communication et médias, Lambert Mende a confirmé la reprise de coopération entre les Forces armées de la République démocratique du Congo (Fardc) et la Force de la Mission des Nations-Unies pour la stabilisation du Congo, MONUSCO, en rapport avec la traque des FDLR, Forces démocratiques pour la libération du Rwanda
  • Cette décision fait suite au dialogue stratégique, initié entre le Gouvernement de la RDC et les responsables de la MONUSCO, sur demande pressante du Conseil de Sécurité et du Secrétaire Général des Nations Unies

Lambert Mende a, lors de cette communication, informé qu’à la demande pressante du Conseil de Sécurité et du Secrétaire Général des Nations Unies, un dialogue stratégique avait été initié entre le Gouvernement de la RDC et les responsables de la MONUSCO. Ce, afin de remettre à plat un certain nombre de divergences consécutives notamment à l’attitude de quelques préposés alors en place de l’organisation mondiale qui franchissaient allègrement la ligne de démarcation entre leurs attributions et les missions régaliennes des institutions publiques congolaises. Ces derniers,« allant parfois jusqu’à vouloir s’immiscer dans leprocessus de nomination aux grades de commandement à la tête de nos forces armées », dixit le porte-parole du gouvernement.

La pomme de discorde

Selon le ministre Mende, en raison des procédures jugées discriminatoires à l’endroit de vaillantes FARDC, notamment lenon-respect du principe de la présomption d’innocence et du caractère individuel de la responsabilité pénale en cas de comportement délictueux, la RDC avait mis fin à la collaboration entre la force MONUSCOet les forces armées de la RDC dans la traque des FDLR. Depuis, le Gouvernement est demeuré sur ses positions étant donné que les FARDC ont pris efficacement en charge les opérations militaires sur le terrain contre les forces négatives jusqu’à ce jour.

« C’est donc à la suite de ce dialogue stratégique que la question épineuse de cette coopération entre les deux forces qui aura duré une année, vient d’être conclue par la signature jeudi 28 janvier dernier d’un accord formalisant la reprise de cette coopération », a annoncé le porte-parole du Gouvernement.

Le péché de Ladsous

Au moment même où le Gouvernement et tous ses partenaires se félicitent du vent nouveau qui souffle dans les relations entre la MONUSCO et les FARDC et saluaient le nouvel état d’esprit qui caractérise désormais ces relations scellées par la reprise de la coopération entre ces forces, le Secrétaire Général Adjoint des Nations Unies chargé des opérations de maintien de la paix M. Hervé Ladsous vient de pêcher une fois de plus.

Il a, dans un entretien avec RFI, « fait à leur sujet des déclarations inexactes et inacceptables », déclare Lambert Mende. C’est la raison pour laquelle le Gouvernement a tenu à faire une mise au point sur les circonstances ayant entouré la reprise de la collaboration entre les FARDC et la Force MONUSCO. « En effet, contrairement à ces déclarations, c’est à la demande insistante et pressante du Représentant Spécial du Secrétaire Général des Nations-Unies et non à la demande du Gouvernement congolais que cette collaboration a été reprise », doit-on retenir avec le ministre.

A en croire le porte-parole du Gouvernement, « M.Ladsous a affirmé en outre que le règlement du contentieux entre la MONUSCO et le Gouvernement congolais s’était soldé notamment par des poursuites judiciaires et une mutation disciplinaire contre deux officiers généraux congolais dont le déploiement au Kivu avait été au cœur du litige ».Ce qui est faux !

En réalité, « ces deux généraux avaient été, selon le Gouvernement,injustement mis en cause par la MONUSCO qui n’a fourni aux autorités congolaises aucune preuve des allégations infamantes articulées naguère à leur égard. En conséquence, les deux officiers sont maintenus jusqu’à ce jour à leurs postes respectifs d’affectation », martèle le ministre Porte-parole du Gouvernement.

Et de renchérir : « le Gouvernement de la RDC déplore la tendance de certains responsables onusiens à se livrer à une manipulation des faits chaque fois qu’il s’agit de notre pays », condamne le ministre.

Il en est de même du cas de la gestion d’une histoire rocambolesque concernant le contingent des FARDC en RCA victime encore une fois d’une sanction collective sur base d’accusations anonymes sur lesquelles une équipe de hauts magistrats congolais dépêchés n’ont pu que constater le caractère grotesque cousu de fil blanc.

Une coopérationlimitée

Le Gouvernement rappelle, par la bouche de son Porte-parole, les conditions exactes de la reprise de la collaboration entre les FARDC et la MONUSCO.

De prime abord, cette collaboration consiste en un appui de la MONUSCO aux opérations menées par les FARDC, en cas de besoin. Il ne s’agit plus d’opérations conjointes ;

En outre, la communication autour desdites opérations devra être soignée et se fera, soit par les seules FARDC, soit éventuellement par celles-ci conjointement avec les autorités compétentes de la MONUSCO et dans tous les cas, en cohérence avec les FARDC.

En conclusion de ce chapitre, « le Gouvernement estime que c’en est assez et qu’il n’hésitera pas à tirer les conséquences de toute violation à l’avenir de ces dispositions contenues dans l’accord de reprise de la collaboration entre les FARDC et la MONUSCO ».

Processus électoral

Un autre point abordé par Lambert Mende lors de cette communication, c’est le processus électoral. A ce propos, l’on se rappellera que depuis un certain temps,quelques acteurs de la classe politique et de la société civile congolaise, se complaisent dans une posture de contestation systématique, s’en prennent sans vergogne aux institutions de la République, particulièrement le Président de la République, le Parlement et le Gouvernement ainsi qu’à la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI).

Nombre de ces agitateurs vont jusqu’à se substituer au Chef de l’Etat et aux législateurs qui sont des élus légitimes du peuple congolais ainsi qu’au Gouvernement ou à la CENI qui en sont des émanations, sans scrupules, en endossant leurs compétences et prérogatives respectives.

Ces derniers temps, c’est la centrale électorale est au centre de leur collimateur. Il ne se passe plus de jour sans qu’on les entende affirmer péremptoirement des certitudes, lever des options ou annoncer au sujet du processus électoral, des mesuresavec une sorte d’obsession fétichiste autour des délais et des dates des scrutins. Le dernier communiqué de presse d’une de ces associations momentanées est très explicite à cet égard. D’un ton martial et un tantinet lugubre, les membres de ce groupe intiment entre autres l’ordre à la CENI de « commencer sans atermoiements ni faux-fuyants le travail de terrain »et de« sortir un calendrier électoral allégé et réaliste qui tienne compte des contraintes constitutionnelles afin de relancer le processus électoral au risque d’être tenue pour responsable du blocage actuel et de toutes ses conséquences ». 

Dans une lettre ouverte à M. EdemKodjo, Envoyé spécial de l’UA pour préparer le dialogue national inclusif en RDC, un parti politique a proposé « la création d’un comité international d’accompagnement de la CENI » comme si les Congolais avaient libéré la centrale électorale de leur propre emprise pour la placer sous la coupe de tuteurs étrangers et de leurs intérêts !

Ce qu’en dit le Gouvernement

Le Gouvernement de la République rappelle que la CENI à laquelle le peuple congolais aconfié exclusivement les clés du processus électoral a été déclarée indépendante par la Constitution en son article 211 et la Loi Organique du 19 avril 2013. Toute tentative de réduire cette indépendance est anticonstitutionnelle et illégale et ne favorise pas la sérénité, la cohésion sociale et la paix civile sans lesquelles il n’est point d’élections qui vaillent la peine d’être organisées.

C’est librement que les Congolais ont fait le choix de la démocratie, un système de gouvernance qui a ses exigences parmi lesquelles l’organisation régulière des élections. Celles-ci sont aujourd’hui incontournables car notre peuple a souverainement décidé en 2006 que le vote est la principale modalité de participation politique dans nos institutions politiques. Cependant, il n’échappe à personne de bon sens qu’il ne suffit pas d’organiser des élections à une date déterminée pour que celles-ci soient fiables, démocratiques et transparentes.

Il est par ailleurs indéniable qu’en plus des normes constitutionnelles, de sérieuses contraintes techniques, logistiques, sécuritaires et financières pèsent sur la fiabilité de notre processus électoral de 2016. Il est dès lors impérieux que les Congolais se donnent l’occasion d’y réfléchir afin de dégager le cas échéant un consensus sur les réponses adéquates auxdites contraintes au lieu de s’abîmer dans des querelles sur le sexe des anges. Pour le Gouvernement, les défis qui se posent à la Rdctranscendent les seuls enjeux électoraux.

Le bien-fondé du dialogue

Le dialogue, comme l’a indiqué le Président de la République, n’a d’autre objectif que d’offrir aux Congolais l’opportunité d’examiner ensemble et en pleine responsabilité les voies et moyens devant conduire à des élections libres, crédibles, transparentes et surtout apaisées.

Le Gouvernement prend acte de la déclaration de quelques forces négatives résiduellesde l’Est qui ont déclaré accepter de participer au dialogue national et inclusif. Il les engage à déposer inconditionnellement les armes qu’ils détiennent en guise de geste de bonne foi à cette fin.

Sur un autre registre, le Gouvernement en appelle au sang-froid, au bon sens des uns et des autres dans la lecture de certains faits divers qui ponctuent notre vie quotidienne.  Même un simple rappel pour le respect des lois, de l’ordre public et des droits d’autrui qui est une obligation régalienne pour des institutions étatiques dignes de ce nom est caricaturé, et présenté comme du harcèlement ou del’acharnement dont le gouvernement, voire le Président de la République en personne, seraient responsables. Un tel climat de suspicion est à éradiquer car il donne de la RDC une image désespérément négative et dérisoire.

26ème sommet de l’UA

Les lampions de la 26ème session ordinaire du Sommet de l’Union Africaine se sont éteints dimanche 31 janvier dernier à Addis-Abeba.A cette occasion, le Président Robert Mugabe a passé le flambeau de la présidence de l’organisation continentale au Président tchadien Idris Deby Itno. Le gouvernement de la RDC se réjouit de cette désignation car le Président Deby est un des dirigeants africains les plus impliqués dans la lutte contre le terrorisme qui n’épargne désormais aucune région du monde. Il est heureux que les questions de paix et de sécurité figurent en bonne place sur l’agenda du nouveau Président en exercice de l’UA puisque notre continent a plus que jamais besoin de régler définitivement  les crises et de combattre efficacement le terrorisme pour pouvoirrelever les défis du développement pour une Afrique stabilisée, forte et paisible. La République démocratique du Congo qui est depuis plus d’une année victime d’une véritable offensive de type asymétrique avec d’énormes pertes en vies humaines depuis quelques mois dans son grand Nord est convaincue de la nécessité impérieuse d’accorder une attention soutenue et des moyens suffisants à la lutte contre le terrorisme. Les forces négatives à l’œuvre dans certaines parties de l’Est de la Rdc sont des terroristes qui doivent être éradiqués.

(Emmanuel Badibanga)

 

 

 

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