Tracasseries policières au marché central: Les vendeurs expriment leur mécontentement

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Par manque de moyens pour se procurer des tables à l’intérieur du marché central de Kinshasa, certains vendeurs préfèrent étaler leurs produits  à même le sol. Il faudrait prévoir au moins deux cents  dollars pour une place à l’intérieur, alors qu’à l’extérieur du marché le prix varie entre trente et cinquante dollars.

Après une descente sur terrain effectuée au marché central de Kinshasa, communément appelé « zando », il sied de signaler que les vendeurs qui étalent leurs produits à l’intérieur du marché bénéficient de l’assurance des responsables de cet établissement commercial public. Ceux de l’extérieur par contre, sont très  souvent poursuivis par des policiers qui leur interdisent de vendre paisiblement.

« Ils cassent nos tables, confisquent nos affaires,… chacun passe demander l’argent à son tour, ce qui fait que le bénéfice ne soit pas signifiant. Ceux de l’intérieur ont une mauvaise foi, ils nous jalousent voilà pourquoi nous préférons peiner dehors », a déclaré Nadine Kabengele, vendeuse au marché central.

En dehors de la carence des tables, le marché central héberge des ordures en grande quantité. Qu’il pleuve ou pas, il est toujours plein d’eau stagnante. Dans notre investigation, il nous était difficile de poser les pieds, vue  l’inaccessibilité des avenues. Les vendeurs disent qu’ils payent les frais de l’Etat, mais ce n’est pas à eux que revient la charge d’assainir ce marché. Ces petits commerces représentent un gagne-pain pour ces derniers, mais tous les jours ils subissent beaucoup de pression auprès de ceux qui font la collecte d’argent.

Vendre à l’extérieur du marché : anarchie ou légale

« Lorsqu’ils passent pour  la collecte, ils disent que l’état nous connait ; mais quand il s’agit de nous chasser, c’est là que l’état ne nous connait pas. Une vraie contradiction ! Il est difficile d’exceller dans un pays comme le nôtre, ils disent qu’il y a du travail dans les entreprises mais qui en bénéficient ? Si l’occasion de sortir du pays se présentait, je changerai de nationalité sans hésiter, … Obama nous avait facilité la vie avec la DV Lottery, mais maintenant qu’il n’est plus à la tête des USA, les choses ne font que s’empirer pour nous,… », a déploré  Laurène Bomama, vendeuse.

A entendre une vendeuse d’épices, le commerce est le meilleur refuge, car là au moins, l’on n’a pas forcément besoin d’être pistonné ou recommandé par qui que ce soit. Dans les entreprises, il est difficile d’être engagé simplement parce qu’on a des potentialités ou des compétences. D’où, le taux élevé d’incompétents à la tête des entreprises congolaises. D’après cette même vendeuse, en RDC, l’on préfère engager un membre de sa famille, ou quelqu’un qui provient d’une famille de renom, sans atouts à la place d’un homme ou d’une femme inconnu mais rempli des compétences.

« Que Dieu nous aide et qu’il nous envoie des hommes et des femmes remplis d’amour pour ce pays. Je vends des habits et c’est tous les  jours que les policiers me prennent deux ou trois pièces, c’est pénible. Nos dirigeants ne pensent qu’à leur ventre, ils ne voient pas l’intérêt du peuple. Ils nous prennent pour des aveugles et pensent que nous ne sommes pas au courant de tout ce qu’ils bouffent comme argent. Dieu est juste et un jour, sa  justice luira sur ce peuple et beaucoup seront sérieusement punis », a déploré un vendeur d’habits.

Vendre des vivres à même le sol n’est pas du tout hygiénique. L’Etat et ceux qui ont été établis comme chefs du marché devraient trouver une solution à ce problème.

(Lofoli Gloria/stagiaire Ifasic)

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