Traçabilité du bois rouge dans l’ex-Katanga vers la Zambie, Grâce à l’implication du Chef de l’Etat : Pari gagné pour Aggée Matembo

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Joint mercredi matin au téléphone par le Journal L’Avenir, le vice-ministre de l’Environnement,  en provenance de Lusaka et Ndola en Zambie, où il a effectué une mission de 21 jours lui confiée par le Chef de l’Etat Joseph Kabila Kabange, au sujet de la traçabilité du bois rouge exploité illégalement dans le Haut Katanga,  à la tête d’une forte délégation de 15 experts du ministère de l’Environnement, s’est investi dans la lutte contre la fraude fiscale dans ce domaine, mais aussi promouvoir et faire appliquer la législation congolaise en la matière, qui échappe au contrôle classique du gouvernement de la République dans le domaine de l’économie verte.

Le vice-ministre de l’Environnement et Développement Durable a loué la clairvoyance et promptitude avec lesquelles, le Président de la République s’est investi dans la lutte contre la fraude forestière en ce que, son ministère poursuit la traçabilité, c’est-à-dire, l’exploitation, la commercialisation et la destination de l’or vert du Congo vers d’outremer. « Le Chef de l’Etat est inquiet du fait que notre bois est exploité de manière illégale et illicite. Personnellement, je ne savais pas d’où les exploitants de ce bois tiraient leur pouvoir. En bref, la question de la traçabilité de notre bois inquiétait beaucoup le Chef de l’Etat, et les centaines de camions qui transportaient des grumes de bois, traversaient la frontière vers la Zambie », nous a confié le ministre Aggée Aje Matembo.

Face à cette situation, la Rdc a encaissé une perte énorme d’argent, et que l’Etat pourrait tirer de bénéfices du fait de la qualité de ce bois susceptible d’être transformé en produit chimique, pour autre usage. « Ma mission consistait à couper d’abord cette hémorragie illicite d’exploitation de bois qui échappait au contrôle et/ou bénéficiait du concours de quelques agents qui facilitaient cette fraude », a-t-il fait savoir.

De la méthode draconienne de l’exploitation du bois rouge, à la méthode pédagogique, Aggée Aje Matembo s’est investi durant sa mission à réunir tous les acteurs impliqués dans ce triangle forestier, notamment l’armée, la Police Nationale congolaise, la DGDA, l’OCC, l’ICCN, les transporteurs, les exploitants, les autorités traditionnelles, les tenanciers, en plus du Font Forestier National, la Coordination Provinciale de l’Environnement. Ceci étant, les rencontres avec ces acteurs impliqués consistaient à la sensibilisation du bien-fondé de la traçabilité du bois. « Je les ai fait voir de la manière dont notre bois est exploité, est un manque à gagner pour la République. Je les ai fait comprendre que ceux qui gagnent plus sont les expatriés Chinois en défaveur de notre pays, parce que tout ce que nous achetons aujourd’hui, en termes des meubles sont les déchets de notre bois. Vous devrez comprendre cela et le véritable bois utilisé est dans l’armement », a-t-il fait remarquer.

Curieusement, les révélations faites indiquent que le bois rouge de la Rdc, du nom scientifique « Padouk » est utilisé dans les grands bateaux, la médecine. Il semble que la médecine confirme que ce bois contribue au rajeunissement du corps, à la longévité de la vie. Ceci justifie cela, Aggée Aje Matembo Toto a martelé  sur la nécessité de la sécurisation du bois rouge, autant que le pays. « Donc, la coupe du bois, son stockage et sa commercialisation doivent passer par des normes en la matière, notamment le respect de la législation congolaise. Quand je suis arrivé, il y avait un flux de 100 à 120 camions par jour, de la RDC à la frontière de Kasumbalesa. D’ailleurs, la DGDA a confirmé que dans le secteur d’exploitation du bois, c’est le secteur le plus porteur de recettes», nous-a-t-il précisé.

Sinon, pour mettre fin à cette exploitation illégale, Aggée Aje Matembo est parvenu à convaincre les exploitants clandestins et frauduleux dans ce secteur, de la nécessité de respecter les lois du pays en cette matière. De leur côté, les exploitants s’y sont conformés à ces exigences légales, se comportant en vrai patriote.

Donc, en lieu est place de bloquer l’activité porteur de croissance, il était question de la réglementer. C’est alors que les exploitants ont été conviés à se constituer en groupe, fédération, organisation des forestiers comme dans le secteur minier, en vue de mieux réglementer le secteur. Somme toute, il a reçu leur mémorandum justifiant la paie en bonne et due forme des taxes à l’Etat congolais, ce qui entendre la traversée de 500 camions vers la Zambie.

La Zambie libère 500 camions transportant les grumes du bois rouges

Après avoir mis un terme à l’exploitation illicite de bois, cap vers la Zambie à Ndola et Lusaka, où Aggée Aje Matembo a convaincu les autorités zambiennes que les camions qui transportaient les bois rouges, bien qu’illicites, ils provenaient pas de la Zambie, comme l’ont cru ses autorités, plutôt de la Rdc. « Ça fait deux mois que ces 500 camions sont bloqués en Zambie, qui accusent que les bois ont été coupés sur son territoire, ramenés au Congo, puis dédouanés et les faire traverser en Zambie. C’est un argumentaire qui ne tient pas débout car, nous constatons que la Rdc est humiliée pour rien. Sinon, la Zambie qui a la même qualité du bois que le Congo, reconnait que ce bois bloqué sur son territoire provient de la Rdc. Par rapport au diamètre de nos bois, les bois de la Zambie n’a pas le même diamètre que les nôtres. Le bois de la Rdc est trop grand soit 50 à 60 cm de grume par rapport à celui de la Zambie trop petit», nous a-t-il confié.

(Pius Romain Rolland)

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