Tête-à-tête Aggée Aje Matembo-Aubin Minaku: Les parlementaires invités à changer leurs passeports semi-biométriques

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En attendant, un décret interministériel Affaires étrangères –Finances est attendu pour fixer et encadrer les modalités fixant le prix raisonnable du passeport en RDC

 

La problématique des passeports semi-biométrique et biométrique était au cœur de l’échange jeudi 12 octobre au cabinet du Président de l’Assemblée nationale, entre Aggée Aje Matembo Toto et Aubin Minaku, respectivement vice-ministre des Affaires Etrangères et Intégration Régionale, et président de l’Assemblée nationale.

Au menu de leur échange, rapprocher les élus nationaux du centre de capture des passeports biométriques, pour ceux qui détiennent encore les passeports semi-biométriques, dont le délai échoit au 14 janvier 2018, par l’ouverture d’un guichet unique. Donc, le vœu exprimé par les élus du peuple de suspendre et/ou retirer le communiqué y relatif, le Gouvernement s’en tient à la sécurité des congolais face à la montée du terrorisme sur la surface de la terre.

Après leur entretien, Aggée Aje Matembo Toto a indiqué que sa présence auprès du Président de l’Assemblée nationale est consécutive à la dernière question orale avec débat adressée au vice-Premier ministre, ministre des Affaires étrangères et Intégration Régionale en rapport avec le changement de passeport semi-biométrique au biométrique. « Nous avons émis le vœu d’accorder certaines facilités dans l’obtention du passeport biométrique, parce que même les députés en majorité ont ce problème. Ceux qui ont obtenu le passeport semi-biométrique fin 2015 en cours de validité, devraient changer », a-t-il indiqué.

Compte tenu de l’importance que revêt le Parlement congolais, deuxième institution de la République, Aggée Aje Matembo précise qu’il faille rapprocher son ministère auprès des élus souverains du peuple, en vue de les faciliter la tâche dans l’obtention et/ou acquisition d’un nouveau passeport biométrique, en lieu et place de semi-biométrique non lisible à la machine, en rapprochant l’unité de capture à l’Assemblée nationale. « Nous avons apprécié la promptitude du Président de l’Assemblée nationale avec laquelle il a accueilli la nouvelle, il n’a pas hésité un seul instant de nous disponibiliser un local où nous avons déployé notre matériel, notre personnel et je crois bien que d’ici une semaine, les 500 députés nationaux et les 108 sénateurs seront servis du passeport biométrique », a-t-il mentionné. Toutefois, les conjointes et/ou conjoints des députés et leurs enfants il leur sera ouvert des journées spéciales pour acquérir ce document de voyage, pour ceux qui ont droit aux passeports spéciaux, notamment diplomatique ou de service. Quant au passeport biométrique ordinaire, pour ceux qui disposent de semi-biométrique en cours de validité qui comptent acquérir le biométrique, le Gouvernement de la République a pris la mesure d’alléger le portefeuille, en disposant de 100 dollars. « Quant à leur famille, nous allons organiser au niveau du ministère des Affaires étrangères des journées spéciales pour les conjointes de députés nationaux, les conjoints des députées nationales et leurs enfants d’en avoir s’ils n’en ont pas », a-t-il précisé.

Par ailleurs, Aggée Aje Matembo Toto a éclairé l’opinion parlementaire que le leitmotiv du Gouvernement y relatif est de sécuriser la population congolaise, remettre la République Démocratique du Congo aux normes de standards internationaux. « Il faut dire que la paix est l’apanage de tous les Etats et que ces derniers doivent contribuer au maintien de la paix mondiale. La République Démocratique du Congo doit respecter les recommandations édictées par l’Organisation de l’Aviation Civile Internationale qui veut que les Etats uniformisent leurs documents de voyages lisibles à la machine. Et à ce jour, le seul passeport lisible à la machine est le passeport biométrique qui sécurise le détenteur, qui sécurise le pays visité et qui contribue également à la sécurité internationale face à la montée du terrorisme et des groupes maffieux. C’est la raison que les élus souverains du peuple congolais doivent être sécurisés pour ne pas subir le canular dans les pays visités. Il est temps que les Etats sérieux prennent de décisions responsables pour que les citoyens qui voyagent au travers le monde puissent procurer la paix et non insécuriser les Etats visités, munis de documents fiables qui ne procureront pas confusion », a-t-il dit.

Balayant d’un revers de la main les accusations pécuniaires sur le dos des congolais, Aggée Aje Matembo insiste sur le fait que le Gouvernement congolais n’a pas cette vocation, ni l’Etat congolais n’est pas commerçant. Il ne vise que la sécurité de son peuple détenteur dudit passeport, mais aussi remettre la RDC parmi les Etats normaux. « Nous venons de demander à tous les détenteurs des passeports semi-biométriques ordinaires d’obtenir les passeports biométriques moyennant cents dollars, pour ceux dont leur passeport à cours de validité d’une année à deux ans. Une précision, qu’en relevant l’aspect financier, cela ne dépend pas totalement du ministère des Affaires étrangères, nous devons nous associer avec le ministère des Finances pour produire un Arrêté ministériel fixant et encadrant cette mesure. Tandis que les passeports spéciaux sont accordés de droit à une catégorie des personnes selon le Décret n°09/10 du 30 mars 2009, portant réglementation et octroi des passeports nationaux en République Démocratique du Congo dont, la présidence de la République, les membres du gouvernement, les parlementaires, les hauts magistrats etc. », a-t-il mentionné.

Quant au coût du passeport congolais par rapport aux autres Etats du monde, Aggée Aje Matembo insiste que la comparaison n’est pas raison, du fait que la République Démocratique du Congo ne dispose pas de technologie en cette matière. Elle l’importe d’ailleurs et cela vaut un coût, alors que les Etats qui disposent de cette technologie ont la latitude de l’offrir même gratuitement à leurs ressortissants. Du moins, dans les mois qui viennent, précise le Vice-ministre des Affaires Etrangères, les machines qui fabriquent les passeports congolais de l’entreprise SMLEX seront la propriété de l’Etat congolais. « Nous voulons dire aux Congolais que la génération actuelle des dirigeants congolais investis pour les générations d’avenir, parce que d’ici 2020, les machines de SMLEX reviendront d’office au Gouvernement de la République Démocratique du Congo. C’est à ce stade qu’il y aura des questions sur le prix si l’on maintiendrait à 185$ alors que nous avons nos propres machines ? A ce stade, le prix du passeport (Ndlr 185$) est conforme aux réalités économiques du pays », a-t-il souligné.

Cependant, détenir un passeport n’est pas une obligation en soi. C’est un luxe pour celui qui envisage de voyager. C’est un besoin qu’il faille exprimer, et il y a ceux qui l’expriment et ceux qui ne l’expriment pas, à ne pas confondre avec une carte d’identité, une obligation pour tout citoyen congolais, malgré la RDC n’en dispose pas encore.

Toutefois, le citoyen congolais est un peuple qui ne consomme pas son passeport. En moyenne, moins d’un pourcent des congolais détiennent le passeport, sur l’ensemble de la population de plus de 80 millions des congolais. Au jour d’aujourd’hui, le ministère des Affaires Etrangères et Intégration Régionale ne compte que moins d’un pourcent des congolais détenteurs des passeports, soit 258.000 congolais détenteurs des passeports sur une population de plus de 80 millions. « Donc, la lecture que je fais, ce que les congolais aiment tellement leur pays, la RDC et n’ont pas envie d’aller ailleurs. C’est toute la raison de ce faible taux de détenteurs dudit passeport, par rapport à l’ensemble de la population, et ceux qui voyagent ailleurs c’est pour nous ramener au pays du positif qu’ils acquièrent dans certains domaines. J’ai compris que les congolais à une culture sédentaire », précise-t-il.

Aggée Aje Matembo, d’ailleurs à la tête d’une forte délégation en route pour Addis-Abeba, n’attend pas accorder une minute aux pourfendeurs de la République, qui estiment que la mesure du Gouvernement vise une catégorie des personnes vivant à l’extérieur du pays. Il n’en est pas question, et si tel est le cas, ces personnes dont on évoque sont sorties sur ordre du Gouvernement de la République, et si l’Etat congolais avait l’intention de les nuire, il le ferait lorsqu’elles étaient au pays. « Les personnes dont vous faites allusion sont parties avec le consentement du Gouvernement, et pourquoi les interdire de rentrer. Elles sont parties de leur gré et chacun maitrise les raison de son départ et de son refus de rentrer au pays. Aujourd’hui, l’Etat fait son travail de sécuriser sa population et si elles sont concernées, qu’elles nous disent parce que l’Etat congolais ne vise que les terroristes. Qui se sent morveux se mouche. Est-ce s’ils sont terroristes pour qu’ils se sentent viser? A mon humble avis non !c’est un terroriste qui cache son identité et non une personne normale. Un vrai citoyen du pays ne peut pas craindre avoir son passeport biométrique, d’ailleurs c’est un soulagement pour lui de louer la décision. Il n’y a que le terroriste qui a peur du passeport biométrique qui peut le retracer. Nous estimons que c’est du chantage et de la distraction », mentionne-t-il.

(Pius Romain Rolland)

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