Territoire de Lubero: Les May-May/Mazembe massacrent 35 civils

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Le Gouvernement Samy Badibanga a du pain sur la planche. A peine nommé par Ordonnance présidentielle en remplacement de Matata Ponyo à la tête de l’exécutif congolais, le nouveau Premier ministre devra se focaliser sur le volet sécuritaire de son mandat, afin de donner une chance à espérer pour ces populations de l’Est du pays. Sinon, à en croire la dépêche du CEPADHO, c’est aux environs de 4h30 le matin d’hier dimanche 27 novembre que les May-May/Mazembe ont pris d’assaut le village de Luhanga, dans le Groupement Itala, en Chefferie des Batangi au Sud du territoire de Lubero.

Pour la source, les assaillants ont opéré pendant plus d’une heure visant essentiellement les membres de la communauté Hutu. A en croire les informations recueillies par le CEPADHO, ces miliciens se sont livrés à un véritable carnage avant de procéder à l’incendie de tout le village. Le bilan humain fait état de 35 personnes massacrées  et 28 blessées. Selon l’Administrateur de Territoire de Lubero qui s’est confié au CEPADHO, l’ensemble des victimes sont identifiées comme appartenant à la Communauté Hutu. Et à notre source de préciser que le seul mort d’une autre communauté (Nande), c’est un milicien May-May/Mazembe neutralisé par les FARDC qui tentaient de contrer l’ennemi.

Selon Bokele Djoy, la supériorité numérique des assaillants n’a pas permis aux militaires FARDC à faible effectif à Luhanga d’empêcher le désastre. Il mentionne qu’un groupe des May-May attaquaient la position militaire de la place pendant qu’un autre perpétrait le massacre et l’incendie des maisons.  Les personnes tuées ou blessés l’auraient été soit par armes blanches (flèches ou machettes), soit par balles. Certaines autres ont été simplement calcinées dans leurs habitations.

Selon des sources concordantes, les May-May/Mazembe auraient proféré maintes fois des menaces contre les Hutu au cours de la semaine, leur demandant de quitter le Sud-Lubero à défaut de s’exposer à l’épuration. A la suite de ces menaces (par tracts ou messages anonymes), plusieurs familles Hutu avaient fuit les villages de Kyuto, Luhanga, Vutalika, Busekera, Kasiki et Mbuavinywa en direction de Kirumba, Kanyabayonga, Kiwanja et Rutshuru. Ceux qui n’avaient pas la possibilité de quitter sont restés principalement à Luhanga.

Au soir de vendredi dernier, le CEPADHO avait été communiqué un chiffre d’au moins 120 familles de déplacés Hutu, identifiés à Kanyabayonga. Ces familles passent nuit à la belle étoile malgré la période pluvieuse vécue en ce moment dans la zone. C’est seulement l’après-midi d’hier  dimanche que ces déplacés pourront avoir une assistance en vivres de la part du CICR (Comité International de la Croix-Rouge), indique notre collaborateur à Kanyabayonga.

Le CEPADHO alerte les autorités provinciales et nationales ainsi que la Communauté Humanitaire toute entière sur le drame humanitaire qui prévaut au Sud-Lubero. Et, considérant la gravité du conflit identitaire émergeant au Sud-Lubero, le CEPADHO appelle le Gouvernement Central et la MONUSCO à une action urgente pour arrêter ces violences ciblant en ce moment les membres de la Communauté Hutu. Cette organisation craint qu’un retard de plus pour arrêter cette barbarie ne plonge la province du Nord-Kivu dans un cycle de tensions interethniques, ouvrant par cette occasion la voie aux Conspirateurs de la déstabilisation à mener une nouvelle guerre contre les Institutions du Pays.

(JMNK)

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