Terrassé par la concurrence déloyale: Le SOS de SEP CONGO au Gouvernement

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Le séminaire de deux jours de la SEP Congo a débuté hier à la Gombe, sous le patronage de Mme la ministre du Portefeuille, Wivine Mumba Matipa. Les experts techniques des différentes institutions de l’Etat, les représentants des actionnaires et les cadres de SEP Congo S.A se sont réunis avec et autour du Conseil d’administration et du comité de gestion, en vue du 1er séminaire de réflexion stratégique sur l’avenir de ce géant congolais du secteur pétrolier.

Le président du Conseil d’Administration, Me Célestin Tunda Yakasende a situé le contexte de cette rencontre  qui revêt un caractère historique. « Nous vous remercions très sincèrement de votre présence à ces premières assises organisées par le Conseil d’Administration de SEP Congo, en vue de réfléchir et de trouver ensemble, des pistes de solutions aux enjeux et défis auxquels la société fait déjà face actuellement et qui peuvent mettre en péril son existence, si nous ne prenons pas de mesures courageuses de recadrage dès maintenant », a-t-il relevé.  Saisissant la balle au bond, il a rendu un vibrant hommage au Président Joseph Kabila Kabange, artisan du climat de paix en RD Congo. « Climat sans lequel il serait impossible d’organiser ce séminaire de réflexion sur l’avenir de SEP Congo et sans lequel les initiatives de reconstruction en général n’aurait pas été entreprises en RD Congo.

Les travaux ont été placés sous la conduite du Directeur du département des ressources humaines et administration, Bim M. Baruani, qui a dressé l’état des lieux  et mobilisé l’expertise en présence, à prendre le taureau par les cornes.

Dans son mot de bienvenue, le DG  François Crema Deills a présenté un tableau qui laisse comprendre que la société subit le contrecoup d’une concurrence déloyale, mais elle n’est pas pour autant réduite à l’extrémité, la perte considérable des parts du marché l’a plongée elle dans une épreuve, mais non dans le désespoir. « Nous sommes appelés à réfléchir ensemble et trouver des pistes  de solution aux défis auxquels dans un bref avenir…   », a-t-il lancé.  L’implantation des acteurs de la concurrence dans les régions à forte consommation, empêche tout naturellement cette société de sa s’assurer une représentation nationale et d’en tirer les dividendes. « Cette situation est comparable à celle de Lubumbashi il y a trente (30) ans, où nous sommes inexistants aujourd’hui. Nous devons réinventer une nouvelle SEP, qu’elle soit pérenne et capable de faire face à la concurrence », a-t-il souhaité.

Le DG a ressorti les atouts dont dispose la société, lesquels  peuvent stimuler la relance.  C’est l’ensemble de ses ressources comprenant une logistique complexe : son expertise avérée, sa flotte  (véhicules pétroliers), sa flotte fluviale, ses 27 barges, 5 pousseurs, une centaine de wagons pétroliers et ses installations qui la rendent capable  d’assurer le service à l’échelle nationale.  

Il y a péril en la demeure, Tunda Yakasende dévoile le « phénomène » Lufu

Comme nous le savons tous, la SEP Congo était l’unique société de logistique de distribution pétrolière en RD Congo. Elle était, il n’y a pas longtemps, la seule à disposer d’une capacité de stockage pour tous les opérateurs  économiques du secteur. Elle avait donc la quasi-totalité des parts de marché dans ce domaine et, elle était prospère. Aujourd’hui, elle ne représente plus que l’ombre d’elle : 40% de capacité de stockage et 60% pour des nouveaux opérateurs dans ce secteur en RD Congo ; perte de plus de 100.000 m3  de volume si vous comparez l’année 2013 à l’année 2016 à l’Ouest où est concentrée l’essentiel d’activités rentable pour SEP Congo. Cette baisse d’activités ne se situait, il y a peu, que dans les dépôts hors complexe pétrolier Matadi-Kinshasa. Aujourd’hui,  c’est effectivement l’Est, le Sud, le Centre et le Nord du pays qui sont quasi totalement contrôlés par des opérateurs pétroliers indépendants et le marché parallèle… Nous assistons de plus à l’arrivée sur le marché des produits en provenance des pays voisins comme l’Angola et le Congo Brazzaville où le prix d’un litre d’essence est autour de 0.7 $ USD contre 1,25 $ USD chez nous. C’est le phénomène Lufu, Muanda et toutes les localités riveraines du fleuve dans l’ancienne province de l’Equateur.

Du fond des idées jaillit la lumière

Après la présentation de la situation (état des lieux) par le conducteur des travaux, la parole a été accordée aux représentants des actionnaires. Tous se sont accordés sur la nécessité pour l’Etat congolais de s’impliquer et d’assumer l’effectivité de son pouvoir, pour assurer le redressement de la société et la préserver des affres de la concurrence déloyale qui s’étend remarquablement sur l’ensemble du territoire national. Ils ont insisté sur la nécessité pour l’Etat de traiter de manière égale la SEP Congo et les acteurs de la concurrence disséminée à travers le pays.   La deuxième partie de la journée a été consacrée à la poursuite de réflexions en commissions. La commission finances, la commission restructuration et une troisième, toutes à l’œuvre pour converger vers des recommandations.

(Payne )

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