Tension ethnique entre Hutu et Nande: La débandade est totale à Luofu

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C’est depuis 16h00 de mercredi 03 février que le climat est tendu à Luofu, agglomération située entre Kayna et Miriki, en Groupement Tama, Chefferie des Batangi, au sud du territoire de Lubero. Des informations parvenues au CEPADHO, tout est parti du fait qu’un groupe de retournés Hutu ont quitté leur village de Luhanga en Groupement Itala pour s’approvisionner dans le marché de Luofu, en Groupement voisin de Tama.

Selon des sources entrecoupées, sur leur chemin de retour, les sujets Hutu se livraient à l’extorsion des biens et tabassaient les paysans Nande croisés sur la route, des Nande qui revenaient des champs. En réplique, à en croire nos sources, un groupe de jeunes Nande auraient tenu tête jusqu’à tuer un Hutu, lors des altercations. Visiblement, c’est la goûte qui a fait débordé le vase.

Des informations bien vérifiées par le CEPADHO, les retournés Hutu seraient revenus à Luofu avec la dépouille mortelle en vue de prendre à témoin les habitants et les autorités de la mort d’un des leur tué par les Nande.

Ce nouvel épisode a ravivé la tension à Luofu; les Hutu et les Nande se sont à nouveau affrontés. On déplore plusieurs blessés dans tous les Camps. Le bilan de ces violences ethniques est lourd: outre le meurtre du sujet Hutu, il est fait état de 8 blessés Nande, dont 6 à Luofu et 2 dans la localité voisine de Vusongo.

S’agissant des blessés, le CEPADHO a identité: Muhindo Lukambo Jacque, Muhindo Kambonda, Augustin Kambale, Mumbere Kighoma, Petro Jackson, Kambale Isaac, Kambale Kighoma et Kamate Kyavu. Il y a aussi 1 mort du côté Nande à savoir: M. Kabuyaya Sirikivuya Deo (son cadavre a été retrouvé ce matin en brousse).

Cette Organisation a été alertée de la disparition de 9 enfants dont 6 sont d’une même famille (de M. Muhindo Kayanda). Le CEPADHO a réussi à vérifier à travers ses sources et peut confirmer 2 cas de viol de filles Nande par les Hutu à Vusongo.

Pour tenter d’imposer la paix, la Police, les FARDC et la MONUSCO ont du s’interposer aux environs de 18h00 locale en tirant à balles réelles et en larguant quelques bombes pour dissuader les deux camps. Cette intervention a fait également des blessés ravivant de nouveau la tension. Le calme est revenu plus tard la nuit, un calme relatif, parce que depuis le matin d’hier jeudi, les activités restent paralysées à Luofu.

Nombreux habitants de Luofu, principalement de la Communauté Nande ont commencé à vider le village à partir de 18h30, à destination de Kayna, Kirumba et Kaseghe. Ce mouvement de déplacement massif des Nande se poursuit jusqu’en ce moment. Ceux qui quittent l’agglomération déclarent fuir la violence ethnique déjà ouverte et catastrophique à Luofu et ses environs. Ce jeudi 04 Février, on évalue à au moins 55% la population déplacée de LUOFU. La situation y reste confuse, voire imprévisible.

Le CEPADHO appelle la Police, les FARDC et la MONUSCO à imposer la paix dans cette zone. Il encourage lesdites Forces à l’impartialité dans leur intervention pour rassurer toutes les Communautés de leur protection. Notre Organise invite le Gouvernement Central à se pencher d’urgence sur ce conflit déjà à sa phase explosive.

(JMNK)

 

 

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