Témoignage sur un confrère défunt

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Albert Ntula di Mbewa, un bosseur de première force

Une fois de plus, la mort a frappé au sein de la corporation des journalistes. Cette fois, elle a emporté, après une maladie, notre estimé confrère Albert Ntula di Mbewa, Directeur chef de service retraité de l’Agence Congolaise de Presse. Il a quitté la terre des hommes le dimanche 23 août 2015 à l’Hôpital Général de référence de Kinshasa (ex-Mama Yemo).

Albert, nous l’avons connu depuis 1966, il y a 49 ans, près d’un demi-siècle donc. Nous l’avons précisément connu comme collègue de service. En effet, c’est durant cette année que nous avions commencé dans le journalisme en nous adhérant au journal « Le Courrier d’Afrique » qu’on appelait en abrégé « Couraf », un titre qui avait fait la pluie et le beau temps tant durant la période coloniale  qu’aux premières années de l’indépendance du pays.

A notre arrivée dans ce canard dont le bureau est situé à l’intersection des avenues Baron Jacques et Rochereau Tabu Ley (ex-Tombalbaye) dans la commune de la Gombe, juste en face de l’immeuble de l’ACP, Albert Tula (il écrivait son nom sans faire précéder de la lettre N) était l’un des journalistes. Le journal était alors managé par son éditeur responsable-propriétaire, feu Gabriel Makosso (un ancien frère des Ecoles chrétiennes). Makosso était bénéficiaire de la Plume d’Or, une distinction d’une structure africaine dont nous ne nous souvenons plus le nom.

Albert Tula était l’un des reporters bosseurs qui faisait son travail avec amour, volonté et abnégation. Il fréquentait autant d’hommes politiques. C’était l’époque du début du règne de Joseph-Désiré Mobutu qui venait de prendre le pouvoir et qui avait « pembenisé » (mettre à l’écart) tous les partis politiques. Nous nous rappelons que le ministre qu’il aimait bien et qu’il fréquentait très souvent était Athanase Ndjadi qui était en charge de l’Education nationale.

De bons rapports avec tout le monde

Toujours jovial, humain, social et surtout blagueur, Albert Tula avait de bons rapports avec toute la rédaction. A commencer par le rédacteur en chef, Léon Moaka Toko (actuellement résidant en Italie), le secrétaire de rédaction feu Samuel Luvumbu Alphonse, communément appelé Sam Luval, le secrétaire de rédaction adjoint feu Philippe Nziuki, les journalistes feu Thy René Essolomwa,    Christophe M’Vumbi, Maurice Milton Dituavava (actuellement en France), feu Ndjoli, feu Paul Kalambay, les correspondants sportifs émérites feu Lucien Tshimpumpu et feu Ernest Sapwe sans oublier le Directeur administratif, feu Ferdinand Luvuezo. La liste n’est pas exhaustive.

L’ambiance à la rédaction était conviviale durant les cinq années que nous avons passées dans ce journal avant de rejoindre Lubumbashi au Katanga en 1971, où nous nous étions inscrits à l’Université Officielle du Congo (UOC), l’actuelle Unilu (Université de Lubumbashi).

Albert Tula devenu Ntula di Mbewa

Et même à notre retour à la vie professionnelle, Albert Tula devenu par la magie de l’authenticité Albert Ntula di Mbewa, il était toujours la même personne que nous avions connue, même s’il a changé de maison de presse. Entretemps, il s’était fait engager à l’ACP où il est retraité au grade de Directeur Chef de service et a eu auparavant à fonder le journal « La Cité africaine ».

Albert aura été un exemple à suivre pour les jeunes journalistes qui font leurs premiers pas dans le métier. Bourrés de pas mal de théorie dans le crâne, ils ont besoin de la pratique professionnelle. Et Albert aura été un modèle pour eux.

C’est le jeudi 3 septembre 2015 qu’aura lieu la levée de sa dépouille de la Clinique Ngaliema pour être exposée à l’Assanef dans la commune de Lingwala. C’est le vendredi 4 septembre 2015 qu’interviendra son inhumation à la Nécropole « Entre Ciel et Terre » dans la commune de la N’Sele après des témoignages, hommages et messe de suffrages en sa mémoire.

A quelques jours de son départ à sa dernière demeure, nous disons « adieu » à notre ami et lui souhaitons que la terre de nos ancêtres lui soit douce et légère. A qui le prochain tour ?

(Denis Lubindi)

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