Tandis que la taxe sur le bénéfice agite les marchés de Kinshasa

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L’insalubrité et l’insécurité alimentaire éprouvent l’autorité

Parallèlement à la patente et à la taxe sur le bénéfice, celle qui est perçue   quotidiennement et désignée communément sous l’appellation de «ticket » et celle sur la salubrité préoccupent les vendeurs et vendeuses. Cela au regard notamment de la persistance de l’insalubrité et l’insécurité alimentaire. Une réalité qui inquiète les consommateurs, face à l’imminence de contaminations. Ceux-ci attendent une rénovation de la gestion courante de ces espaces, pour des raisons évidentes.

                                                                                                                             L’insalubrité  et l’insécurité alimentaire sont des questions pendantes dans les marchés de Kinshasa. Cette situation qui perdure, s’amplifie généralement à l’occasion des pluies. Le même tableau s’affiche au marché central, au marché Gambela et à Somba Zikida à proximité de l’aérodrome de N’Dolo dans la commune de Kinshasa. Les marchés rond-point Ngaba, celui de l’avenue Kianza et Matete, respectivement à Ngaba et à Matete, le marché du quartier VI à N’Djili, le marché  Kingasani II à la Place-Pascal à Kimbanseke, Bayaka à Ngiri Ngiri, la liste n’est pas exhaustive. Ci et là, des tas d’immondices abandonnés dans les allées du marché se mêlent à l’eau stagnante et à de la boue, formant ainsi des amas fragiles qui ne supportent pas le poids des passants. Des vendeurs et vendeuses qui manquent de tablettes exposent leurs articles à même le sol. Et fort curieusement, des produits consommables sont, à cet effet, quantitativement importants. Il s’observe donc un nombre débordant de vendeurs et vendeuses dans chaque marché, mettant du fait même le bureau gestionnaire dans l’incapacité de s’assurer de l’état sanitaire des uns et des autres.                                                                                                                                                 La production de déchets n’est pas toujours proportionnelle à la capacité journalière de leur évacuation. Dans la mesure où, de nombreux marchés de la capitale ne font pas preuve de performance, en termes d’organisation d’un service éboueur. Cette situation coexiste drôlement avec la perception hebdomadaire de la « taxe de salubrité », jusqu’à prendre des dimensions inquiétantes. Aussi des cœurs sensibles ne s’empêchent-ils pas de tirer la sonnette d’alarme. Dans cet ordre d’idée, la Chargée de missions du marché de la Liberté de Masina, Mme Fatu s’est écriée en ces termes : « A Kinshasa, je n’ai pas encore assisté à une campagne sur la bonne tenue de l’environnement. Il est souhaitable que les autorités s’y penchent en associant les médias, car les gens ont si bien cultivé des réflexes primaires que l’insalubrité permanente est devenue une menace à la santé publique », a-t-elle déploré.                                                    En son temps, l’Association des professeurs de l’Université de Kinshasa, APUKIN a publié un communiqué montrant que dans la capitale, les indicateurs de l’insécurité alimentaire étaient au rouge.

L’insécurité  alimentaire éprouve les gestionnaires de marchés

Dans le contexte kinois, l’insécurité alimentaire est une réalité amplement éprouvante. Les acteurs du marché s’y frottent d’ordinaire: les vendeurs et vendeuses, les consommateurs et les gestionnaires de ces lieux. Un père de famille liant la dégradation continue de l’environnement à l’apparition et la montée de maladies diverses à Kinshasa : le choléra, la fièvre typhoïde, la verminose, etc. s’est estomaqué en ces termes : « Dans le contexte du pouvoir par et pour le peuple, la persistance de la menace liée à l’insalubrité ambiante dans les marchés de Kinshasa devrait interpeller au plus haut point les décideurs. Ceci d’autant plus qu’à tous les niveaux, la gouvernance est motivée par le programme des 5 chantiers qui inclut le volet santé. Dès lors, il s’observe des contradictions dans la gouvernance courante puisque l’autorité, tout en prônant un plan de gouvernance tenant compte des préoccupations de santé publique, laisse faire paradoxalement des acteurs qui, dans leurs secteurs d’activités respectifs, sapent les efforts entrepris pour atteindre des objectifs liés à un mieux–être individuel et collectif », a-t-il regretté.                                                                                                                Depuis la « mort administrative » du service d’hygiène au niveau communal, il se fait que l’administration du marché perçoit une taxe sous la rubrique salubrité, sans que cela ne produise d’effets. Des témoignages indiquent que d’un coin à l’autre de la capitale, la population perçoit cette taxe comme une forme d’escroquerie. Dans la mesure où, l’insalubrité devenue une seconde nature des marchés kinois, est une menace à la santé publique. A cela s’ajoute des pratiques courantes des vendeurs et vendeuses sur les  aliments, posant le problème de l’insécurité alimentaire à Kinshasa. Entre-temps, de grandes décisions, des initiatives d’envergure et suivies en termes des travaux de modernisation

(Payne)

 

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