Tandis que la grève se radicalise: Etudiants et comité de gestion de l’UPN : le langage des sourds

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Vue des inscriptions qui traduisent les attentes des manifestants (ph tiers)
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Après  la panique ayant résulté des revendications  estudiantine de l’Université pédagogique nationale, UPN en début de semaine, la situation demeure tendue.  Pour rappel, les étudiants avaient déploré la non-assistance et exigé des autorités académiques la tenue d’un service minimum au sein de cette Alma Mater. Cela dans le souci de compenser l’arrêt du travail occasionné par la grève des professeurs, assistants, chefs des Travaux et agents administratifs. Ces différentes catégories professionnelles  observent  l’arrêt du travail à ce jour. Il nous revient que les membres du comité de gestion décrient l’existence d’une main noire qui pousseraient les manifestants à user des manières fortes.  De leur côté, en effet, les étudiants sont dans la désolation. Ils se disent fatigués de ce silence compromettant des responsables de         l’Université. Car, disent-ils, comment  comprendre  une situation qui creuse le retard et pénalise les étudiants et surtout ceux qui devaient être délibérés en première session ?

Il nous revient qu’après les désordres qui ont opposé, lundi, les manifestants aux forces de l’ordre, la tension reste vive sur la colline du savoir de l’UPN.  Le jour suivant,  étudiants continuent à se plaindre, dans leur  colère,  en effet, ils sont partagés entre le sentiment d’être étouffés par la présence policière et le mutisme observé par le comité de gestion. Comme on le comprend, ce dernier ne pouvant  user de quelque stratégie pour appeler à la levée de la grève. Parmi les étudiants en débandade,  il se raconte que la situation ne pourra se décanter sur ce problème d’absence de  service  minimum que quand ils auront obtenu gain de cause.  C’est notamment ce qui justifie le couac observé en début de semaine entre étudiants et agents de la Police. Une situation délicate qui a entrainé quelques cas de blessures et l’arrestation d’étudiants qui, sans doute, seront soumis à l’interrogatoire. Au cours de ces échauffourées, un groupe d’étudiants a profité de l’occasion et kidnappé  le recteur de cette Université, le Professeur Kimwanga Pèlerin. D’autres étudiants se lamentent du retard qu’ils ont par rapport aux délibérations  de la première session qui devait avoir lieu depuis le 20 septembre, moins encore les défenses  de la première session dont  pour la plupart des instituts et universités à Kinshasa  ont conférés des grades  académiques  de leurs étudiants.  Ce qui n’est pas le cas à cette université.  Pour les nouveaux inscrits,  cette crise qui paralyse également les services administratifs est éprouvante dans la mesure où,  ils ne peuvent envisager de passer de test d’admission et régulariser leur situation académique. Tandis que les uns regrettent les frais qu’ils ont versés à la trésorerie estudiantine, les autres prennent leur mal en patience, et l’éventualité d’un retour à la normale. Car, disent-ils, il n’y a aucune crise qui ne  puisse s’assouplir.

(Grâce NLemvo, stagiaire)

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