Table ronde de la presse à la Banque mondiale

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Présentation des projets PRCG, PRRAP, PRC-GAP et PROFIT Congo

Lundi 08 février 2016, la date qui marque la journée à laquelle la Banque mondiale a organisé une table ronde de la presse en vue de lui permettre de s’imprégner des réalisations de différents projets financés par cette institution de Breton Woods.

Ahmadou Moustapha Ndiaye, Directeur des Opérations pour la RDC et la République du Congo a fait une mise au point quant à l’engagement de la Banque mondiale dans le secteur de la Bonne gouvernance. Il a souligné que la bonne gouvernance des affaires publiques se définit comme étant la gestion transparente et responsable des ressources humaines, naturelles, économiques et financières en vue du développement durable et équitable pour le bien-être des populations. Pour la Banque mondiale, la bonne gouvernance n’est pas un concept, mais une réalité et des actions tangibles pour le développement durable et équitable.

« C’est dans cette perspective que le renforcement de l’efficacité de l’appareil de l’Etat, en général, et la gestion de l’administration et des finances publiques en particulier se trouvent au cœur du cadre stratégique d’intervention de la Banque mondiale en République Démocratique du Congo ; car, nous sommes convaincus que la consolidation des acquis de la paix, de la croissance économique et de la stabilité du cadre macroéconomique en RDC dépendra largement de l’efficacité des capacités de mobilisation et de gestion des ressources publiques mais également de la performance avec laquelle les institutions publiques tant centrales que provinciales s’acquitteront de leurs missions pour relever les nombreux défis et enjeux sociaux qui pèsent sur le développement du pays », a-t-il dit.

Toutefois, il a fustigé le fait que le secteur de l’éducation et de la santé demeurent largement financé par les ménages, malgré quelques progrès concernant l’allégement du fardeau supporté par ces derniers. Cependant, malgré les efforts récents d’amélioration de l’allocation budgétaire à l’éducation, le secteur public de l’éducation en RDC est sous-financé par rapport à la plupart des autres pays de la Région avec seulement 10,9% avec une exécution de 1,8% du PIB du secteur. Avec une moyenne de 17% des pays de l’Afrique Subsaharienne de l’allocation budgétaire totale, et 4,6% en part du PIB, ceci place la RDC parmi les pays ayant des secteurs d’éducation les plus faiblement financés.      

Présentation des projets

Quatre projets et leurs résultats ont été présentés devant un pactole des chevaliers des plumes, à savoir le Projet de Renforcement des capacités en Gouvernance (PRCG) ; Projet de Réforme et Rajeunissement de l’Administration publique (PRRAP) ; Projet de Renforcement de la Redevabilité et de la Gestion des Finances Publiques (Profit Congo) et le Projet de Renforcement des capacités de Gestion des Fonctions de base de l’Administration Publique en RDC (PRC-GAP).

D’entrée de jeu, c’est le Coordonnateur du Projet PRCG, Popaul Kizungu Chihisa qui a défini les objectifs assignés à ce projet notamment, établir un système de gestion des finances publiques et des ressources humaines efficace et transparent au niveau central et des provinces ; établir et consolider un mécanisme équitable de partage des ressources entre le Gouvernement central et les gouvernements provinciaux. Ce projet dispose de trois composantes : celle de renforcement de gestion des finances publiques et de la gestion de la fonction publique au niveau du Gouvernement central, y compris l’installation d’un système pratique des relations fiscales intergouvernementales.

« Il s’agit de concevoir et mettre en application le processus de décentralisation ; mise en œuvre des réformes salariales du secteur public, y compris la conception d’un système de gestion intégrée du personnel et de la masse salariale ; renforcement de la gestion des finances publiques ».

La deuxième composante consiste au renforcement des systèmes de gestion de secteur public et des finances au niveau provincial et enfin de la capacité de mise en œuvre de la réforme de gouvernance. Ce projet est d’un montant initial du don de 50 millions de dollars qui est une réponse à la demande du Gouvernèrent. Toutefois, ce projet a connu quelques difficultés liées à la décentralisation du pays qui passe de 11 à 26 provinces.

Quant au projet PROFIT Congo, d’un montant de 30,2 millions, il a pour objectif général d’améliorer la crédibilité budgétaire, la transparence et la responsabilité dans la gestion des finances publiques à l’échelon de l’administration centrale, provinciale et locale. Ce projet présenté par Godefroid Misenga Milabyo comporte quatre composantes : améliorer le processus d’exécution budgétaire d’une valeur de 4,5 millions de dollars. « Cette composante vise à responsabiliser les ministres dans l’exécution de leurs dépenses, à améliorer la gestion de la trésorerie et renforcer l’audit interne. Il s’agit d’appui à la décentralisation de l’Ordonnance auprès des ministères sectoriel par l’appui à la mise en place des Directions Administratives et Financières (DAF) au sein des ministères sectoriels et le renforcement des capacités de leurs agents ; le renforcement des inspections techniques de ministères ; le renforcement de la responsabilité et des capacités des contrôleurs budgétaires affectés dans les ministères ; l’appui à la mise en œuvre du nouveau règlement général sur la comptabilité etc.        

Quant au projet de Réforme et Rajeunissement de l’Administration Publique d’un montant du don initial de 77 millions présenté par Jean-Claude Bikoro, l’objectif global est d’améliorer les capacités des Ressources humaines des ministères et institutions ciblés et de rajeunir leur personnel. Ce projet comprend deux composantes, dont celle de soutenir la mise en œuvre du programme de réforme de l’Administration publique et celle de soutenir le processus de départ à la retraite. Ce projet compte mettre en place d’ici 2016, la création des bases juridiques d’une caisse de retraite de la fonction, question de persuader les candidats éligibles à la retraite de partir onéreusement. Ce projet soutien à la restauration des ministères et instituions ciblés ; renforcer des capacités pour le contrôle et la gestion fidélisée des donnés des ressources humaines de la fonction publique puis instaurer un système de Gestion des Ressources Humaines. Le principal est de détacher les différents ministères de la chaine de dépense et de l’ordonnance des finances des ministères de finances et budget, en ayant en leur sein, des Directions Administratives Financières, autonome de la gestion de leurs finances.

Enfin, le projet de Renforcement des capacités de gestion des fonctions de base de l’Administration publique, présenté par Safari Chimanuka Gaspard, il est prévu pour un montant total de don de 29,9 millions de dollars. L’objectif est de renforcer les fonctions essentielles de l’Administration publique tant au niveau central que provincial afin de contribuer au développement d’une administration publique moderne et performante par l’instauration d’une culture du résultat. Ce projet dispose de 4 composantes dont celle de renforcer le Gouvernement en leadership et créer des capacités de base dans la Gestion Axée sur les Résultats ; renforcer les capacités de gestion des fonctions transversales de l’Administration publique, finances publiques et passation des marchés publics. Une autre composante consiste à appuyer les centres locaux de formation pour concevoir et appliquer des programmes d’excellence pour la formation continue des cadres et agents de l’Administration publique et enfin, renforcer les capacités du SENAREC dans son rôle de coordination et suivi-évaluation.

(Pius Romain Rolland  )

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