Suspension de la coopération militaire avec la Belgique: La RDC tient à sa souveraineté

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L’humanité entière se souvient et se souviendra davantage qu’en Afrique, la République Démocratique du Congo a été le seul Etat indépendant, depuis 1885 ce, à l’époque, elle s’appelait Etat indépendant du Congo, EIC. Un Etat fortement organisé, avec ses chefs traditionnels. Ces derniers malmenés, tués pour non soumission à l’autorité ecclésiastique belge.

Il a fallu que Livingstone et Henry Morton Stanley fassent l’exploration de ce grand pays, le propose à la colonisation d’un tyran roi Léopold II, dans une mission de camouflage dite « Civilisation ». La plus belle femme convoitée qu’est la République démocratique du Congo a subi le génocide jamais dénoncé au monde. La traite de l’esclavage, l’exploitation du caoutchouc, du coton et l’exploitation sauvage des minerais congolais vers la Belgique. Des centaines de milliers de Congolais furent tués, amputés des mains et bras par l’ancienne puissance coloniale. Pour l’Occident : Silence, la Belgique tue sous l’évangélisation.

Curieusement, le démon qui hante toujours cette puissance coloniale, malgré la lutte acharnée des pères de l’indépendance de faire accéder la République démocratique du Congo à la souveraineté nationale et internationale, ne s’écarte toujours pas des petits fils de nos bourreaux. De nos pères de l’indépendance assassinés, à l’instauration de la dictature pendant la guerre froide, la Belgique se croit tout permis au Congo de Patrice Emery Lumumba. Le Roi des Belges croit dure comme fer, qu’il a la mainmise sur les autorités congolaises, après la chute du mur de Berlin, dictant au passage leur loi, s’ingérant des affaires internes sans scrupule et toisé nos autorités comme un maitre qui donne des leçons d’éducation à son esclave. Toujours provocateur, ce pays qui fait 80 fois moins que la République démocratique du Congo, sans gouvernement pendant une année, au conflit néerlandophone et francophone, n’avait constaté personne, ni la République démocratique du Congo s’immiscer dans la crise interne de ce pays, ami et partenaire.

Cependant, l’opinion nationale ne cesse de s’interroger : au nom de qui, le ministre des Affaires étrangères belge se permet-il de reconnaitre et/ou ne pas reconnaitre un officiel de la RDC ? En quoi la nomination de Bruno Tshibala au poste de premier ministre dérange Didier Reynders ? Est-ce que la RDC doit se référer à la Belgique au moment de la nomination des animateurs de ses institutions ?

Quelle autorité belge nommée, et à qui la RDC ne reconnait pas cette qualité ?

Somme toute, la Belgique par son arrogance se croit tout permis, ayant toujours la nostalgie du rapport de maitre à son élève. Cependant, les avertis constatent que la Belgique est sur la voie de la rupture des relations diplomatiques avec la République démocratique du Congo.

De sources sûres nous renseignent que le ministère des Affaires étrangères, par le Vice-premier ministre, ministre Léonard She Okitundu a, vivement réagi aux propos de son homologue belge. A en croire l’agence Belga, le ministre congolais des Affaires étrangères, Léonard She Okitundu, a dénoncé la déclaration faite par son homologue belge, Didier Reynders, qui a affirmé que la nomination d’un nouveau Premier ministre, Bruno Tshibala, « s’écarte de la lettre et de l’esprit de l’accord de la Saint-Sylvestre », qui prévoyait la nomination d’un chef de gouvernement proposé par le Rassemblement de l’opposition.  « Le ministre des Affaires étrangères regrette qu’en dépit du modus vivendi arrêté de concert avec son homologue congolais sur l’utilisation des canaux diplomatiques comme moyen idoine d’échanges entre les deux gouvernements, le vice-Premier ministre belge ait publié un communiqué non conforme aux termes de l’Accord politique du 31 décembre 2016 (sur le partage du pouvoir jusqu’aux prochaines élections) et désobligeant à l’endroit des autorités congolaises relativement à la récente nomination du Premier ministre congolais », a affirmé M. She Okitundu, dans un communiqué.

La Belgique paie le prix de son ingérence dans les affaires internes de la RDC

A la suite de l’ingérence du Royaume de Belgique dans les affaires internes de la RDC, la première conséquence est la suspension de la coopération avec ce pays, trop arrogant. Des sources renseignent que, la RDC a suspendu sine die sa coopération militaire avec la Belgique, après des critiques de Bruxelles à l’encontre du Président  de la République Joseph Kabila Kabange. « La décision de suspension de la coopération militaire avec la Belgique est effective. Cette mesure pendait depuis que le ministre des Affaires étrangères belge, Didier Reynders est sorti du bois pour pourfendre les autorités congolaises », a déclaré à l’AFP un responsable gouvernemental souhaitant garder l’anonymat.

De leur part, a-t-on appris, Bruxelles à travers son ministre de la Défense a confirmé cette suspension à travers leur attaché de Défense à Kinshasa. « Notre attaché de Défense à Kinshasa a reçu un courrier nous informant de la suspension de notre coopération militaire » a déclaré Laurence Mortier, porte-parole du ministère belge de la Défense depuis jeudi 13 avril. Une information confirmée par une source militaire congolaise. Dans la même logique de la suspension de cette coopération militaire, les officiels belges déclarent qu’ils sont en train de faire un inventaire de ce que cette coopération recouvrait. Il est vrai que la Belgique ne souhaite pas s’exprimer davantage sur les motivations  de cette décision, une première depuis la prise du pouvoir de Joseph Kabila Kabange.

Sinon, dans le passé plus lointain, le Maréchal Mobutu avait suspendu la coopération militaire avec ce même pays, à la suite d’une désinformation, accusant l’ancien Chef de l’Etat Joseph Désiré Mobutu de massacre des étudiants de l’Université de Lubumbashi, dit « Opération lititi mboka ».

La Belgique n’est pas à son premier forfait. Une nation récidiviste contre la RDC. A l’avènement de Laurent Désiré Kabila, cette suspension avait été maintenue jusqu’à son assassinat en mai 1997. Il a fallu attendre l’avènement de Joseph Kabila Kabange pour que la RDC et la Belgique renouent la coopération militaire. Curieusement, la Belgique se croit en position de donneur de leçon aux officiels congolais. Et faisant fi de la souveraineté de la RDC, continue de se mêler de ce qui ne la concerne jamais.

Par cette ingérence qui met fin à la coopération militaire, des voix s’élèvent pour demander la rupture de toute relation avec cette nation arrogante qui ne cesse de se croire maitre du destin du pays de M’Zée Laurent Désiré Kabila.

Les Congolais savent que la Belgique a le sang de leurs ancêtres : de Patrice Emery Lumumba qu’elle n’a jamais réparé. En plus de l’exploitation sauvage de nos minerais, le fameux contentieux belgo-zaïrois à l’époque du Maréchal Mobutu n’avait pas trouvé de dénouement. Son implication dans plusieurs dossiers contre la RDC est avérée, notamment ses multiples soutiens à l’opposition au renversement du régime de Kinshasa. Ses déclarations arrogantes contre les officiels dûment élus ; les humiliations des officiels congolais molestés en Belgique, son implication dans la rupture du contrat chinois devant offrir des infrastructures ; sa reconnaissance tardive de l’agression  de la RDC par ses trois voisins fermant au passage les yeux sur les atrocités dans l’Est, l’embargo imposé pendant le temps d’agression. De ce qui précède, le pays de Patrice Emery Lumumba devant ses responsabilités politiques et souveraines a le choix de rompre toute relation et/ou coopération avec la Belgique.

En réalité, dans les rapports qui lient ces deux pays, la RDC ne bénéficie en rien de cette nation qui doit tout au Congo. Son développement, ses infrastructures, ses potentialités économiques et sa position en Europe.  La Belgique se prévaut du droit d’ingérence et sa position de commissionnaire dans les affaires de la RDC avec la gestion des dossiers dits de « Droits de l’Homme » qui font d’elle une nation respectable en Europe. Un pays qui ne fait que charger d’allégations son partenaire la RDC.

En tant que panafricaniste, les observateurs et analystes des questions de relations internationales sont d’avis que la RDC a le choix sur ses partenaires respectables et respectés. D’où, la nécessité de renforcer sa coopération avec les pays d’Asie, à l’instar de la Chine, la Corée, l’Inde, le Japon, la Russie et même les Philippines, connus pour leur respect (diplomatique) légendaire. Ceci justifiant cela, la Belgique viole constamment la convention de Vienne, qui voudrait qu’aucun Etat ne puisse s’ingérer dans les affaires internes d’un autre Etat. C’est dans cette perspective, lors de son discours sur l’état de la nation, que le Chef de l’Etat avait lâché du lest en proclamant solennellement qu’il ne serait plus toléré l’ingérence d’un Etat dans les affaires de la RDC. La question de l’organisation des élections relève de la souveraineté de la République Démocratique du Congo, ce que la Belgique n’a pas encore compris.

Bruxelles doit oublier l’époque nostalgique du rapport de maitre à son élève. L’époque est révolue, la RDC ne dispose de plus de cinq (5) universitaires que la Belgique manipulait à sa guise. Les nationalistes et patriotes ne laisseront jamais la Belgique rééditer ses exploits néocolonialistes sur la terre de Simon Kimbangu, dont elle porte encore la responsabilité de la mort en prison et les dents de Patrice Emery Lumumba, un homme qui demeure sans tombe.

(Pius Romain Rolland)

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