Suspension de la coopération bilatérale entre la Belgique et la RDC: La Belgique craque face à la pression des Congolais

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Elles étaient les premières à ouvrir les hostilités, gratuitement et manquant de respect aux autorités congolaises, en annonçant unilatéralement et par voie de presse la rupture de la séculaire coopération bilatérale. Elles  sont curieusement les premières à montrer des signes de faiblesse dans la guerre de nerfs diplomatiques qui les opposent à Kinshasa.  Ont-elles commis une erreur de jugement sur l’efficacité et la proactivité de la nouvelle diplomatie congolaise, menée par Leonard She Okitundu, Vice-Premier ministre et ministre congolais des Affaires Etrangères ? Tout porte à le croire. En effet, en rappelant furtivement leur ambassadeur en poste à Kinshasa, et ce consécutivement à  l’inattendue réplique de la RDC de fermer dans un bref délai la Maison Schengen et surtout aux propos du président Joseph Kabila, qui a  déclaré, lors de son dernier point de presse, n’avoir aucune leçon à  recevoir de ceux qui, dans les années 60, ont tué Patrice Emery Lumumba et ont délibérément assassiné la démocratie au  Congo, les autorités belges et particulièrement les responsables de la politique extérieure du Royaume de Belgique, pataugent dans la maladresse et paient cash leur complexe de supériorité.

Les relations entre Bruxelles et Kinshasa sont à nouveau tendues. La Belgique a décidé, lundi dernier, de rappeler son ambassadeur de la RDC sans en indiquer clairement les motifs. Certes, rappeler son ambassadeur est une vieille pratique diplomatique, mais, d’ordinaire, un Etat le fait en protestation d’une action ou des déclarations, entreprises et initiées par un autre Etat à son encontre. En pratique donc, le pays qui déclenche cette cartouche est presque toujours victime des agissements de l’autre. Mais ici, de quoi se plaint le Royaume de Belgique ou plutôt le ministre belge des Affaires étrangères ? N’est –ce pas lui qui a tiré le premier ? Sans fondement sérieux et sous prétexte de protester contre les atteintes aux droits de l’homme lors de la marche pacifique du 31 décembre 2017 à  Kinshasa, ce Royaume a suspendu par voie de presse sa coopération bilatérale avec Kinshasa. Surprenant ainsi les autorités congolaises qui ont appris la nouvelle en lisant les journaux. Offusquées,  elles auraient pu rappeler, à ce moment-là, l’ambassadeur congolais en poste à  Bruxelles.  Mais le gouvernement congolais ne l’a pas fait. Signe certainement de la maturité de sa diplomatie. Toutefois, après avoir pris acte de cette dérive diplomatique, les autorités congolaises avaient promis d’y répondre. C’est ainsi que dans une lettre adressée à  l’Ambassadeur de Belgique en RDC, correspondance qui a fuité sur les réseaux sociaux, She Okitundu avait informé le gouvernement belge de sa décision de fermer la Maison Schengen à Kinshasa. La Belgique, dans sa condescendance habituelle, aurait pu encaisser le coup et considérer que Kinshasa a fait jouer la réciprocité. Mais non. Elle a continué à prendre de haut les autorités congolaises. Interrogé sur cette rupture de la coopération bilatérale, initiée unilatéralement par les autorités belges, Joseph Kabila a enfoncé le clou. Il en avait visiblement marre de l’attitude paternaliste et néocoloniale de certaines autorités belges qui croient devoir lui dicter ce qu’il doit faire pour son peuple. Le président congolais aurait –t-il menti en disant que les belges ont tué le tout premier ministre issu des premières élections démocratiques du Congo ? Mais tous les Congolais en veulent aux belges d’avoir massacré atrocement Lumumba et de les avoir empêché, pendant cinquante années, de connaitre la vérité sur cet horrible assassinat. Le Congo n’est-t-il pas devenu un Etat fragile avec la mort de Lumumba qui incarnait l’espoir du peuple congolais ? De même, tous les Congolais en veulent à la Belgique de garder encore les restes de la dépouille de Lumumba. Dès lors, il n’est pas étonnant que les Congolais ne veuillent recevoir aucune leçon de morale de ceux-là.  Tout le monde le comprendrait sauf peut-être certaines autorités belges qui considèrent qu’un noir est fait pour se taire ; il ne peut rien revendiquer. En réalité, pour ces néo esclavagistes,  le président congolais a commis un crime de leste majesté  en disant tout haut ce que pense son peuple. D’où leur réaction de rappeler leur ambassadeur en poste à Kinshasa. Que va-t-il se passer désormais? Rien. Le Congo peut vivre sans l’aide de la Belgique et s’en passer pour l’organisation de ses prochains scrutins.

(Noëlla Mbula)

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