Surveillance et exploitation du gaz méthane: Installation d’un comité bilatéral ad hoc entre la Rdc et le Rwanda

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C’est depuis le mardi dernier que M. Ngoyi Mukena, ministre des Hydrocarbures est à Goma, chef-lieu de la province du Nord-Kivu. Ceci, dans l’objectif entre autre de mettre en place un comité bipartite Rd Congo-Rwanda pour la surveillance dans l’exploitation du gaz méthane dans le lac Kivu. Au niveau du Gouvernement congolais qui est soucieux de la population de cette partie de la République qui vit au quotidien aux côtés du lac Kivu, la question du changement de la couleur du lac Kivu devra être étudiée avec les autorités de la province et des experts pour apporter des réponses et apaiser la population.

En effet, l’installation de ce comité bilatéral ad hoc entre la République démocratique du Congo et le Rwanda pour la surveillance de l’exploitation sécurisée du Gaz méthane du Lac Kivu s’est déroulée hier mercredi.  Et c’est le ministre congolais des Hydrocarbures qui a personnellement  procédé à l’installation de cette équipe d’experts rwando-congolais en présence des officiels de deux Etats et ceux de la communauté économique des pays des Grands Lacs (CEPGL).

A en croire le confrère Marty Da Cruz Olemba qui nous donne ces détails, il s’agit d’un comité bilatéral Rdc-Rwanda composé de cinq personnes de part et d’autre qu’Aimé Ngoyi Mukena, ministre des Hydrocarbures a installé et auquel il a sollicité l’assiduité aux travaux pour que la Rdc jouisse désormais du majestueux lac Kivu et qu’enfin l’exploitation du gaz  se passe en toute prudence.

« Il est important que nous puissions surveiller la stabilité de cela. Si le lac n’est pas stabilisé, on court le risque d’explosion. On doit maintenant prêcher par des actes concrets, parce que l’exploitation si Dieu le veut, va bientôt commencer. Les choses sont tellement avancées que nous sommes obligées de le faire », dit-il.

Disons que les attentes de la population du Nord et du Sud-Kivu sont nombreuses pour éclairer certaines lanternes, dont la coloration inhabituelle du lac Kivu. Pour Julien Paluku, « le lac Kivu contient une quantité importante du gaz méthane qui représente non seulement une opportunité économique certaine, entant que source énergétique, mais également une menace sur la vie des populations riveraines et sur l’environnement lorsque son exploitation ne respecte pas les normes techniques et environnementales ».

De son côté, Marcellin Chisambo du Sud-Kivu a reconnu quant à lui que « c’est un signe fort que la population riveraine du lac Kivu attend à ce qu’on lui dise, quand est-ce que nous commençons l’exploitation ? Nous sommes convaincus d’après nos travaux que nos populations seront rassurées », avoue-t-il.

Même message partagé par la République sœur du Rwanda relayée par la représentante de la Secrétaire en charge de l’eau et l’énergie, Augusta Omotoni, qui parle d’un trait d’union entre les peuples frères.  « On avait déjà commencé à travailler ensemble dans le passé. On a aussi des projets communs de recherche sur le lac et même sur le volcan. La collaboration a toujours existé de façon timide. Je pense bien qu’avec le comité ad hoc ça sera plus effectif », indique-t-elle.

Soulignons que ce comité bilatérale est le fruit d’un protocole d’accord signé au mois de novembre dernier entre les deux Etats à Rubavu, province de l’Ouest en terre rwandaise et abordera spécifiquement les aspects techniques afin d’aboutir à une exploitation rationnelle du gaz méthane dans le lac Kivu. Entre-temps, pendant que ce comité est mis en place, le Rwanda exploite le gaz méthane depuis des années, question pour la Rd Congo de faire bénéficier à la population les fruits de l’exploitation de ce gaz très capital dans le développement des Nations.

(JMNK)

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