Surveillance de la grossesse chez la femme diabétique

par -
0 565
Want create site? With Free visual composer you can do it easy.

La normalisation de la glycémie avant la conception conduit à la  multiplication d’injections d’insuline.  Il faut ensuite contrôler les résultats de ces multiples injections, en réalisant des glycémies capillaires avant et après chaque repas (1 heure 30 après le début du repas) et éventuellement pendant la nuit. L’alimentation doit être adaptée, régulière et équilibrée. Pendant la grossesse, l’on ne peut descendre en dessous de 1700 calories par jour.

 Surveillance de la grossesse

La femme   doit être assurée par des consultations alternées de l’obstétricien et du diabétologue, tous les 15 jours. La première échographie est demandée entre 8 et 12 semaines d’aménorrhée. Elle est centrée sur la date de détermination du terme. Elle doit être pratiquée par un spécialiste de l’échographie obstétricale.

A chaque consultation obstétricale, en plus de la surveillance commune à toute grossesse, insistons sur l’importance de la surveillance tensionnelle. Le dosage de l’uricémie et de la créatininémie, qui doivent tous les deux baisser sont des marqueurs biologiques précurseurs d’une éventuelle élévation tensionnelle. La recherche d’une infection urinaire (ECBU) sera mensuelle.

Les consultations diabétologiques permettent de vérifier le bon équilibre glycémique aussi bien par l’étude des 6 glycémies capillaires quotidiennes que par l’HbA1c tous les 2 mois. La surveillance du poids permet de rectifier la ration calorique.

Surveillance du dernier trimestre : la surveillance fœtale se fait par un enregistrement du cœur fœtal tous les 8 jours ou plus souvent si nécessaire.   L’échographie à 32 semaines (7 mois) vérifie la morphologie, les mensurations fœtales, la localisation du placenta, la quantité de liquide amniotique, et le flux sanguin ombilical. La patiente peut également compter les mouvements actifs, 2 fois une ½ heure par jour.

Accouchement

Dans l’idéal, toute femme diabétique devrait pouvoir accoucher dans un hôpital spécialisé (maternité de niveau 3) pour la prise en charge du diabète de la mère au moment de l’accouchement, associé à une unité de pédiatrie avec une réanimation néo-natale pour le bébé si nécessaire. Cette dernière condition est impérative, s’il existe malheureusement une malformation fœtale.

Choix de la voie d’accouchement : vers 36 semaines, l’on réfléchira déjà à la voie d’accouchement : voie basse ou césarienne programmée selon le poids estimé du fœtus. Le poids du fœtus est évalué par le gynécologue obstétricien et par l’échographiste, mais le résultat n’est pas toujours précis, les erreurs pouvant aller jusqu’à 1000 grammes. Si le fœtus semble trop gros, l’obstétricien préférera une césarienne pour éviter une difficulté lors du passage des épaules par voie basse. Si la voie basse est choisie, l’accouchement sera déclenché si possible, après 38 semaines d’aménorrhée. Une anesthésie péridurale est souhaitable. Mais dans la majorité des cas, les grossesses vont jusqu’à leur terme de 40 semaines et le bébé peut naître par voie basse sans césarienne, s’il n’y a pas de macrosomie de plus de 4 kgs.

Comment gérer l’insuline le jour de l’accouchement ?

Le jour de l’accouchement, l’alimentation se fera par apport de glucose en perfusion et les glycémies seront normalisées par de l’insuline administrée par voie intraveineuse, par seringue électrique. On contrôle les glycémies capillaires toutes les heures. Dès l’accouchement, après la délivrance, les doses d’insuline sont divisées par 2. Dès qu’une alimentation par la bouche sera possible, la patiente reprendra le même schéma insulinique qu’avant l’accouchement, mais en divisant toutes les doses par 2 ou au prorata de l’augmentation.

Prise en charge de l’enfant

Dès la naissance, l’enfant est pris en charge par le pédiatre et hospitalisé en service spécialisé, le plus souvent et pour 48 heures maximum, pour surveillance et traitement préventif de l’hypoglycémie. En effet la quantité d’insuline fabriquée par l’enfant dépend de la glycémie de sa mère, au moment de l’accouchement. Quand celle-ci est trop haute, le nouveau-né risque un malaise hypoglycémique, car il fabrique trop d’insuline, alors qu’il n’a plus les apports trop élevés de sucre de sa mère. D’où, l’importance de glycémies normales pendant l’accouchement. Les autres complications éventuelles seront, bien entendu, prises en charge.

(RTM)

Did you find apk for android? You can find new Free Android Games and apps.

PAS DE COMMENTAIRE

Laisser une Réponse