Sur la route des élections: Le CNC de Pius Muabilu a pris une longueur d’avance

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Une vue de l’honorable Pius Muabilu lors de son discours d’ouverture
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Seul parti politique à avoir des activités hors campagne électorale, le Congrès National Congolais, CNC continue de surprendre. En seulement soixante-dix-huit (78) mois de son existence, le parti cher à l’Honorable Pius Muabilu s’est non seulement fait une place incontestable dans le paysage médiatico –politique, mais il vient de  démontrer à la face du monde, lors de son premier conseil national qui s’est tenu du 26 au 28 janvier 2018 à l’hôtel Beatrice, qu’il s’est solidement implanté  dans tous les coins et recoins du territoire national. Et ce, autour d’un discours ambitieux, sans langue de bois  et d’une vision claire sur l’avenir du Congo. Le  CNC a travaillé sur un projet de société crédible et doté ses cadres des outils nécessaires pour quitter les débats puérils et débattre désormais sur des propositions concrètes visant l’amélioration des conditions de vie des congolaises et congolais. Comme on le voit, le parti est sur des bases enviables pour s’attirer des forces alliées et prendre la tête d’un futur regroupement politique pour affronter victorieusement les prochaines élections. Ci-après le discours d’ouverture, prononcé par l’Honorable Pius Muabilu, président du CNC, lors de ces trois jours de formation des cadres de son parti.

(Jules Kidinda)

Camarade secrétaire général de la MP,

Camarades membres du secrétariat général de la Majorité Présidentielle,

Camarades présidents des partis politiques,

Camarades interfédéraux et présidents fédéraux,

Camarades présidents des sections de la ville de Kinshasa,

Très chers invités, à vos titres et qualités respectifs,

 

Le Conseil du parti se réunit à l’aube des scrutins électoraux, dans un contexte de tensions poli

tiques, exacerbées par une fracture sociale, conséquence d’une crise économique qui a développé la précarisation des masses paysannes et urbaines.  Et avec la persistance du chômage des jeunes, les rendant désabusés et manipulables à souhait. Pendant ce même moment, notre pays qui demeure au centre des enjeux internationaux au regard de ses nombreuses richesses, est hanté par le démon de la déflagration et de la balkanisation. La présence des bandes armées qui écument sa partie orientale en est une illustration parmi tant d’autres.

 

Dans un tel contexte, il n’est pas aisé de générer le nécessaire consensus pour la tenue des élections démocratiques, transparentes et crédibles, tant souhaitées par l’ensemble de notre peuple. Mais c’est également à pareil moment, que la République Démocratique du Congo, notre cher et beau pays, doit se réinventer, grâce à ses élites, pour repr

endre la trajectoire de sa destinée.

Chers camarades,

Pius Muabilu remettant les brevets de participation aux membres du CNC

Dans le souci de consolider l’application de l’Accord de la Saint Sylvestre, le Président de la République a promulgué la loi électorale adoptée par les deux chambres. Et cela, après la publication du calendrier par la CENI fixant la tenue des élections présidentielles et législatives au 23 décembre 2018. Cette loi électorale impose à la société politique la dynamique de regroupement des partis pour conjurer les défis du seuil à atteindre. Cela, qu’il s’agisse des législatives nationales, provinciales et locales.

Au regard de ces défis, disais-je, notre

 

parti est appelé à  s’ouvrir aux exigences du temps, en consolidant les rapprochements avec des forces politiques alliées. Tout cela dans l’objectif ultime de conquête et d’exercice du pouvoir, pour le grand bien du peuple congolais.

Du point de vue philosophique et doctrinale, l’observation empirique de l’évolution des grandes civilisations nous renseigne que celles-ci se sont développées sur la base de deux concepts : La raison et la vertu.

Le premier s’articule en termes des connaissances, du savoir, du savoir-faire, des recherches fondamentales et appliquées qui ont été à la base des avancées scientifiques, technologiques et informatiques. Le second quant à lui, impose la primauté de l’éthique du bien, des valeurs positives, de la force du travail, de la rage de vaincre, de la quête de l’excellence et du rêve de l’immortalité.

Au CNC, nous caressons le rêve et nourrissons l’ambition de forger une élite du savoir et du pouvoir, susceptible de transformer le potentiel Congo en une terre d’opportunités, un havre de paix, un ilot de richesses et de prospérité partagée. En somme, une nation forte au cœur du continent africain, avec vocation de puissance régionale, habitée par des hommes et des femmes debout, solidaires de leurs frères africains. Ensemble, nous jouons notre partition pour l’avènement d’un monde meilleur, où les peuples et les nations cohabitent en harmonie.

Pour ce faire, le CNC proscrit et s’inscrit en faux contre les

débats stériles et rétrogrades qui ont pollué jusqu’à ce jour l’arène politique nationale. Les débats du genre «Mobutu doit partir », «Tshisekedi ou rien », «changement », «statu quo », «transition sans Kabila » n’ont rien produit en termes de projet de société, susceptible de permettre d’œuvrer pour la promotion de la vie sociale, et du rayonnement de la RDC comme puissance régionale.

Il est donc temps que les débats publics ne soient plus l’apanage de politiciens habitués à des positions partisanes. Pour faire la politique autrement, il faut débattre autrement, c’est-à-dire, débattre sur des programmes de gouvernement, sur des projets de société. Car rarement l’on a entendu des politiciens congolais débattre sur l’eau, les infrastructures, la réforme de l’Etat, la réforme de l’éducation nationale, la recherche scientifique et technologique, la sécurité sociale, et j’en passe.

S’agissant de la moralisation de la vie politique, il est temps que la RDC cesse d’être la terre des inconscients, la patrie des hommes sans vertu, où le mal a pris le dessus sur le bien. Ne dit-on pas que «science sans conscience n’est que ruine de l’âme »? Le pouvoir est un sacerdoce au service du bien de la communauté. Les hommes et les femmes au pouvoir doivent être comptables de leurs actions vis-à-vis de la nation.

Au CNC, nous proclamons haut et fort que sans esprit d’équité, de justice distributive, nous ne construirons jamais une société où cohabitent les valeurs du bien, du bon, du vrai et du beau. La justice, qu’on se le dise, élève une nation. C’est donc en alliant raison et  vertu que nous relèverons le défi de créer un Congo nouveau et prospère à  léguer aux générations futures.

Mesdames et Messieurs les participants au conseil national de notre cher parti, mon vœu le plus ardent au sortir de ces assises, est de voir les cadres de nos fédérations mieux outillés pour affronter avec conviction et assurance les échéances qui se profilent à l’horizon. En  78 mois de son existence, notre parti s’est créé, j’en suis convaincu, un ancrage qui nous permet de nourrir l’ambition de figurer parmi les grandes formations politiques que compte la RDC.

Les travaux qui vont se dérouler en atelier vous enrichiront de connaissances et de techniques qui garantissent le succès électoral que nous espérons tous. C’est de cette manière seulement que nous pourrons participer à la construction de la nouvelle majorité dont la synthèse des propositions aidera à l’élaboration d’un programme de gouvernement à mettre en œuvre pour la reconstruction de la RDC.

Il ne me reste plus qu’à vous souhaiter pleins succès, camarades, pour les travaux de ce conseil national que je déclare ouverts.

 

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