Suite aux paroles obscènes décelées dans leurs œuvres

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Lacoste, Koffi , Werra, Brigade Sarbati et Franco ‘coller la petite’ dans le collimateur de la censure

« Mieux vaut tard que jamais », renseigne un adage. La Commission nationale de censure des Chansons et des Spectacles (CNCCS), organe officiel congolais s’occupant de toutes les œuvres produites par les artistes congolais avant qu’elles ne soient mises à la disposition du public, venait de prendre une série de décisions portant la signature du Procureur Général Bernardin Mayindombe Mway, à l’encontre d’un certain nombre des musiciens, à savoir Antoine Agbepa Mumba Koffi Olomide, Noël Ngiama Makanda Werrason , Didier Lacoste Adikey Ndebe, Brigade Sarbati et le camerounais Franco, auteur de « coller la petite ».

En violation des dispositions du décret 0003 du 21 février 1996, la décision porte globalement sur l’interdiction de la présentation, de la diffusion, de la commercialisation des clips non autorisées sur les chaînes de télévisions et la diffusion par les stations de radios, boîtes de nuit ainsi que tout lieu public où se diffuse et consomme la musique. Cette mesure judiciaire se justifie du fait de la violation des dispositions du Décret ci haut cité, en raison de son caractère notoirement obscène qui porte atteinte aux bonnes mœurs contenues dans les paroles de ces chansons.

Les chansons concernées sont celle contenues dans les albums tels que « 13ème apôtre » de Koffi Olomide, patron  de l’orchestre Quartier Latin international, notamment le refrain « Ekoti te ! Selfie », « Mipende » de Werrason du groupe Wenge Musica Maison Mère ; « Niekese » de Lacoste, présentation et production du concert de Brigade Sarbati ainsi que celle de la chanson intitulée « Coller la petite » du musicien camerounais Franco.

Ladite décision insiste sur le fait que le Procureur de la République ; le directeur chargé de la censure ; les directeurs des programmes des chaînes de télévisions et stations de radios ainsi que la Police nationale congolaise ont la charge d’assurer le meilleur accompagnement dans son exécution.

*Possibilité de levée de la mesure…

Aux dires d’un des membres de la Commission nationale de la censure des chansons et des spectacles, ces mesures sont susceptibles d’être levées à une double condition : Premièrement, pour des musiciens qui n’ont pas contacté ou contourné la procédure normale de la CNCCS. Celle-ci a pour objectif de traiter tout produit avant qu’il ne soit consommé par le public. Ce faisant, ils susceptible de payement des pénalités.

En second lieu, pour ceux qui ont pêché en bafouant les bonnes mœurs. Ceux-ci ont l’obligation d’« élaguer » la partie incriminée et suivre à nouveau la procédure à la CNCCS, en signant un acte d’engagement en bonne et due forme.

De sources formelles nous apprend que certains d’entre eux se sont manifestés en affichant leur volonté, entre temps rien de concret ne s’est réalisé jusqu’à présent.

Toutefois, la Brigade des mœurs continue la prospection auprès des sociétaires et des consommateurs des œuvres d’esprit.

Une décision prise en aval souffre d’efficacité

De nombreux observateurs pensent que la CNCSS agit souvent en aval, alors que le produit est déjà sur le marché et à la portée de tous. Pourquoi agir en aval ? La décision a quel effet, elle répond à quel travail’ s’interroge – t-on. Au bureau de cette branche du ministère de la justice, l’on parle de la lenteur administrative suite à l’enquête préalable et, très souvent, la Censure est prise au dépourvue par les artistes musiciens. Toutefois, elle affirme qu’elle est décidée de redoubler d’efforts, en vue de combattre les antivaleurs.

*Les Kinois interpellent la commission de censure…

« Autre temps, autres mœurs », dit-on ! La musique congolaise commence à perdre ses repères dans l’univers musical à travers la planète. Hier, inscrite dans le patrimoine de la moralité, aujourd’hui très critiquée en raison des paroles obscènes que véhiculent les contenus des œuvres commercialisées. Devant la montée d’une musique qui froisse la conscience collective, la population kinoise, amoureuse de la bonne musique, interpelle la Commission de censure. Face aux compositions bondées de paroles liées à l’intimité féminine qui préoccupe la plupart des auteurs compositeurs , devenu la mode , au lieu de peindre la société congolaise dans toutes ses facettes, comme l’on fait certains artistes, à l’occurrence  Franco Luambo Makiadi « Mi Amor » ou encore la chanson « Education » de J.B Mpiana. Aujourd’hui, c’est le monde à l’envers. Certaines œuvres musicales déifient parfois les dieux du mal, « Satan », d’autre renvoient à la pratique de la magie, ainsi, les paroliers ont du pain sur la planche. Au lieu de redorer l’image de la musique qui a pour fonction l’éducation, la moralité, tout en se référant aux vieilles chansons à succès en vue d’épargner au monde les désagréments. Mieux, se mettre dans la peau de parents face aux enfants à éduquer, la moindre de chose, ce que d’entre eux, se fourvoyant dans la complaisance de l’immoralité sans gêne, ne sont en réalité que les vecteurs de l’immoralité. La société congolaise n’a pas besoin d’un type d’acteur ou éducateur d’obscénité. La musique n’a pas seule fonction de faire danser le consommateur à n’importe quel prix. Elle a fonction avant tout éducative, de détente après un dur labeur.

(Par FRANCK AMBANGITO)

 

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