Suite aux enjeux politiques du moment: L’ARC en premier congrès

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*Enjeux politiques de l’heure oblige, le premier congrès de l’Alliance pour le Renouveau du Congo (ARC), parti politique de la Majorité présidentielle, s’est clôturé hier dimanche à Kinshasa. Les différents délégués de ce parti se sont réunis du 7 au 8 novembre à la FIKIN, pour susciter une nouvelle impulsion interne. Et ce, après les turbulences connues par cette plateforme politique, avec l’auto-exclusion de certains de ses membres. Ce premier congrès se tient à un moment particulier de l’histoire du pays, caractérisé par deux faits politiques majeurs : la tenue du dialogue national et celle des échéances électorales de 2016.

*Au cours de ce congrès, un message a été lancé à tous ceux qui ont été ébranlés dans leurs convictions et susceptibilités de revenir, car les portes de l’ARC sont grandement ouvertes. Par ailleurs, l’ARC sera désormais dirigé par un directoire composé de trois présidents et de cinq vice-présidents. De même, des pertinentes résolutions ont été prises, notamment l’appartenance de l’ARC au sein de la Majorité présidentielle, le soutien sans faille à l’Autorité morale de la Majorité présidentielle, l’entérinement des décisions prises par le comité directeur élargi, la mise en place de nouveaux animateurs, etc.

La semaine qui s’est terminée était très riche en rebondissements. Pendant que le Mouvement social pour le Renouveau se réunissait en congrès  au centre catholique Nganda, certains de ses cadres faisaient une déclaration pour dénoncer le comportement du leadership de ce parti, qui a, sans en informer d’autres membres, adressé une lettre au Président de la République. A l’occasion, ils ont réitéré leur fidélité à l’Autorité morale de la Majorité présidentielle, tout en restant membres du MSR. Le weekend dernier, c’était le tour du MLC/Libéral et de l’ARC de se retrouver à la FIKIN, eux aussi en congrès, pour réaffirmer haut et fort leur soutien à l’initiateur de la Révolution de la modernité.

C’est suite aux enjeux politiques du moment que le premier congrès de l’Alliance pour le Renouveau du Congo (ARC) a été convoqué à Kinshasa du 07 au 08 novembre 2015. Ce moment se caractérise par la tenue du dialogue national et celle des échéances électorales de 2016. En effet, après les turbulences connues par la plate-forme politique, avec l’auto-exclusion de certains de ses membres, un congrès était nécessaire pour donner à ce parti membre de la Majorité présidentielle une nouvelle impulsion.

Le moment était donc venu pour les délégués à ce premier congrès de réfléchir autour des thèmes pertinents, en vue d’en dégager des résolutions somme toute pertinentes, pour déterminer les options fondamentales du parti. Eu égard aux nouveaux défis auxquels le parti est confronté, les participants ont examiné plusieurs matières, comme : déterminer et définir les options fondamentales, délibérer et statuer sur toutes les questions de la vie du parti ainsi que sur toutes les questions qui se posent tant à l’intérieur qu’à l’extérieur du pays ; élire, et le cas échéants, décharger les membres des organes nationaux du parti ; adopter le règlement intérieur, le programme d’action du parti et le programme électoral ; sanctionner le rapport de politique générale présenté par le président national du parti ; approuver le rapport d’activités présenté par le Trésorier général et, enfin, arrêter et au besoin modifier le mode de répartition des ressources financières du parti entre les organes nationaux et ceux de base.

De l’historique du parti

Il y a neuf ans, un groupe de vingt et une (21) personnes s’est réuni pour former une Alliance et  lancer un parti politique. L’Alliance pour le Renouveau du Congo (ARC) a alors vu le jour. Des hommes de diverses fortunes (hommes politiques, agriculteurs et citoyens), après avoir milité dans d’autres mouvements, se sont joints à eux et ont donné forme par la mise en commun de leurs efforts à une organisation qui s’est révélée d’une efficacité redoutable.

A en croire le président national de ce parti, M. Gaston Kisanga, après quelques mois seulement d’existence, l’Alliance pour le Renouveau du Congo avait pu faire élire à tous les niveaux des députés nationaux, des députés provinciaux, des sénateurs, des vice-gouverneurs et avait pu aussi avoir des ministres au Gouvernement central, des ministres provinciaux, des mandataires et autres responsables à divers niveaux de responsabilité de la gestion étatique. « Par notre quête de la démocratie, nous avons été une cheville ouvrière dans la création de l’Alliance pour la Majorité présidentielle ; puis de la Majorité présidentielle. Ensemble avec d’autres partis politiques, associations et personnalités, nous soutenions le Chef de l’Etat Joseph Kabila Kabange. Cette union peut et doit être perfectionnée au fil du temps », explique-t-il.

Une vue profondément erronée de la démocratie

Par la suite, il a expliqué comment des tensions ont surgi à plus d’une année de la fin du mandat du Président de la République au sein de la Majorité présidentielle. Pour lui, les déclarations à la base de la sortie du G7 ne relevaient pas seulement de la polémique ; elles reflétaient plutôt une vue profondément erronée de la démocratie au pays. Une vue qui voit la tricherie partout, une vue qui met l’accent sur ce qui  va mal dans la Majorité que sur ce qui va bien. Une vue qui voit le complot même là où il n’existe pas. Les problèmes de la RDC et de la démocratie ne sont ni de la Majorité ni du G7, ni de l’Opposition tant institutionnelle que non institutionnelle ; mais ce sont des problèmes qui nous concernent tous.

« C’est ainsi que nous avons refusé, vous avez refusé cette vision tronquée des choses en nous désolidarisant de ceux des nôtres qui ont suivi la voie de la fronde qui les a conduits finalement dans l’opposition s’ils n’y étaient pas déjà !», martèle le président national, qui souligne que l’erreur des autres n’est pas d’avoir parlé de certains problèmes de notre pays ; mais d’avoir parlé comme si il y avait une affirmation de l’Autorité morale d’aller vers la révision constitutionnelle, comme si notre famille politique n’était qu’un groupe de comploteurs contre le peuple, comme si aucun progrès n’a été accompli, comme si la démocratie n’existe pas dans ce pays.

Des résolutions

Il sied de souligner qu’à l’issue de ce congrès, un directoire a été créé, avec en son sein trois présidents et cinq vice-présidents. Comme présidents, le dévolu est tombé sur le trio composé de Gaston Kisanga, le sage Mario Philippe Losembe et Charles Naweji Mundele. Parmi les résolutions de ce premier congrès, il sied de souligner le fait que l’ARC affirme son appartenance à la Majorité présidentielle, et son soutien indéfectible à l’Autorité morale de la MP, l’entérinement des décisions prises par le comité directeur élargi, la mise en place de nouveaux animateurs, etc. Par ailleurs, le Secrétaire général a reçu mission de sensibiliser les fédérations pour compléter l’exécutif du parti.

(JMNK)

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