Suite aux enjeux de l’heure: Le Rassemblement se vide

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Les sages africains disent : « La vérité est lente, le mensonge est prompte ». Et le Christ d’affirmer : « Le père du mensonge est le diable, depuis le commencement de l’humanité ». En politique par ailleurs, le mensonge est cruel puisqu’il induit plusieurs personnes dans la perdition. Cette réalité est vivante au sein du Rassemblement des forces politiques et sociales acquises au changement, d’autant plus que les départs s’annoncent presque chaque jour qui passe. La dernière en date, est celle du fils Kyungu wa Kumwanza, à savoir Marcel Kyungu Sala, Secrétaire général national-adjoint en charge de la Jeunesse au sein de l’Union nationale des fédéralistes du Congo (Unadef),  ainsi que son épouse, Kona Kata Cathy, députée provinciale de Tanganyika.

Ces départs sont les conséquences logiques de l’adresse du Chef de l’Etat sur l’état de la Nation qui a provoqué un effet boomerang au sein du Rassemblement où la maison se vide, lasse des ordres susceptibles de bruler la République pour servir les intérêts d’un individu, plutôt que d’opter la voie de la raison. C’est du moins ce que la députée provinciale de Lualaba, dans le territoire de Dilolo a dit en ces termes : « La scène politique de la République Démocratique du Congo est pleine d’enseignements riches qui nous obligent à choisir toujours le côté de la raison, sauver la paix chèrement acquise et pérenniser la jeune démocratie de ce grand et beau pays», indique-t-elle en prélude.

La belle-fille de Gabrielle Kyungu wa Kumwanza, à savoir l’épouse de Marcel Kyungu, mère de famille, n’attend plus servir d’escalier sa province au profit des acteurs politique véreux, parce que l’environnement politique s’adapte aux circonstances du moment, dit-elle, tout en insistant sur le fait qu’il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas, mais aussi rejette le recours à la violence, mode opératoire du Rassemblement pour faire couler le sang.

«  Le dynamisme de la politique nous oblige parfois de prendre de décisions difficiles, qui sont la volonté populaire et la voie de développement pour le monde politique plus meilleur. Je rejette avec la dernière énergie le chemin du radicalisme ; la politique de cette terre brulée et je dénonce la voie de la violence que veut emprunter le Rassemblement des forces politiques et sociales acquises au Changement et le G7 », a dénoncé l’élue provinciale de Dilolo.

Par ailleurs, le rejet à la violence ne vient pas en soi au sein du Rassemblement où certaines têtes couronnées ont abandonné cette pratique diabolique. Il s’agit d’un effet boomerang du discours du Président de la République sur l’état de la Nation qui a ramené les uns et les autres à la raison. Le premier à quitter le bateau de la violence, est Marcel Kyungu Sala, en plus de son épouse qui salue le bilan positif du Chef de l’Etat, pendant les 15 ans de sa gouvernance : « Comme l’heure est au bilan, le Président de la République, il y a plus  ou moins 48 heures, dans son discours sur l’état de la nation devant les deux chambres réunies en Congrès a appelé tous les politiciens d’en faire autant. Je suis élue de cette province, la puissance province du Lualaba, la haine, le chaos chemin que je ne veux plus cautionner pour ma province », reconnait-elle.

Bientôt de la signature de l’Accord politique

Par la même occasion, elle affirme l’importance du dialogue qui a pris en cours le Rassemblement, dont le départ de Joseph Kabila n’est plus à l’ordre du jour, plutôt la recherche de faire partir du Gouvernement Samy Badibanga, tout en montant les enchères politiques superflues. En réalité, le cœur penche pour la signature de l’Accord politique, parce que les dates de la convocation du corps électoral, de l’élection du Président de la République, des députés nationaux et provinciaux sont réglées par ledit Accord.

« Etant donné que le Dialogue convoqué par le Chef de l’Etat Joseph Kabila Kabange, Président de la République a déjà tranché sur l’une de ses institutions, vu que les dates des élections sont claires et sont connues, les préalables de l’opposition sont satisfaits à plus de 80%, avec comme résultat, un Premier ministre issu de l’opposition, surtout de l’UDPS, il n’y a plus de raisons de bruler la République Démocratique du Congo pour des intérêts égoïstes de certains hommes politiques de mauvais goûts. En tant que femme, mère des familles et actrice politique qui comprend la souffrance de sa base, je ne veux pas vous livrer à la politique de la terre brulée », a-t-elle déclaré.

L’argent au centre de la violence

Lorsque la Quotidien L’Avenir affirmait que l’UDPS a été achetée par le richissime Moïse Katumbi et son frère Raphaël Katebe Katoto, certains lecteurs ont cru à la folie des fins limiers. Pourtant, en son temps, son Secrétaire général Bruno Mavungu l’avait dénoncé, en demandant à ceux qui ont touché à l’argent de Moïse Katumbi de le remettre, et de laisser l’UDPS dans sa lutte non violente. Aujourd’hui, les langues se délient au sein même du Rassemblement. Elles affirment que chaque mois, Etienne Tshisekedi perçoit des fonds de Katumbi aux fins  de jouer son jeu, c’est-à-dire, se servir de l’UDPS comme couverture politique pour paralyser le pays. Ce jeu, parfois réussit, parfois ne réussit pas, depuis que l’autorité provinciale de Kinshasa a interdit l’organisation des manifestations à caractère politique jusqu’à nouvel ordre.

A en croire Marcel Kyungu Sala, le retour d’Etienne Tshisekedi a coûté 2 millions de dollars, en ce y compris le meeting de vérité à la veille de son retour. Ce meeting, à en croire le financier, devrait jeter des bases de son retour en commençant par la pression interne de la cessation de poursuites judiciaires contre Moïse Katumbi. Outre Etienne Tshisekedi wa Mulumba qui se prélasse à empocher cet argent, son fils TshilomboTshisekedi, moins  favorable à la politique de Moïse Katumbi, se contente de quelque chose, question de faire le jeu et se taire à la dénonciation, sous la couverture de leader Etienne Tshisekedi.

De jeunes turcs de l’Unadef et Unafec à la conquête du Katanga

Au vu des 19 de chaque mois de l’année 2016 qui ne produisent aucun effet politique susceptible de renverser le pouvoir par la force, certaines têtes du Rassemblement se lassent du sens même du combat dans lequel ils se sont engagés. Marcel Kyungu Sala dénonce le fait que Moïse Katumbi téléguide à partir de l’extérieur certains leaders de l’ex-Katanga, en l’occurrence son père Gabriel Kyungu wa Kumwanza et Charles Mwando Nsimba. Ces patriarches, dénonce Marcel Kyungu, ne méritent pas cette énième humiliation de la part de Moïse Katumbi, parce qu’ils ont droit à une retraite honorable en politique, plutôt que de subir le diktat d’un capricieux démesuré, assoiffé du pouvoir pour le pouvoir. Compte tenu de cette déconsidération de ceux qui, normalement devraient faire la relève de la politique par le renouvellement de la classe politique, Marcel Kyungu Sala et son épouse Kona Kata Cathy ont choisi la voie de la raison, c’est-à-dire se ranger derrière le Chef de l’Etat Joseph Kabila Kabange dont le bilan en dit beaucoup.

(Pius Romain Rolland)

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