Suite aux abus sexuels récurrents: La nécessité d’une préformation des troupes de l’ONU

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Comme chaque mercredi, la Monusco a réuni autour de son point de presse hebdomadaire les journalistes pour leur donner la dernière évolution de la situation politique et sécuritaire sur l’ensemble du territoire congolais. Au cours de ce grand rendez-vous, la presse a voulu savoir si le fait pour le Conseil de sécurité de ne pas donné suite à la demande congolaise va créer uen sorte de bras-de-fer entre les deux.

Charles-Antoine Bambara, porte-parole ad intérim de la Monusco  a précisé qu’une de plus, au niveau du Conseil de sécurité, il y a la MONUSCO, non seulement par la voie du Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies, Maman Sidikou, mais aussi M. Raymond Tshibanda, ministre congolais des Affaires étrangères qui ont fait [chacun] un briefing au Conseil de sécurité. Et après avoir écouté ces deux briefings, le Conseil de façon souveraine, a pris la décision de proposer cette nouvelle résolution.

« C’est vrai que la nouvelle résolution, et je vous l’ai dit tout à l’heure, garde les effectifs de la MONUSCO dans les chiffres actuels. Donc pas de changement à ce niveau. Et c’est vrai que vous savez qu’il y a ce dialogue stratégique qui a été engagé, qui va se poursuivre. D’ailleurs la poursuite de ce dialogue avec les autorités gouvernementales est recommandée aussi par la résolution. Je crois que même la partie congolaise est d’accord officiellement pour poursuivre donc ce dialogue stratégique avec la MONUSCO », a-t-il expliqué.

Pour lui, c’est dans ce cadre que nous allons voir si nous allons évoluer. Mais le Conseil de sécurité est une fois de plus très clair et cette résolution également, quant au processus de réduction en fait de la présence de la MONUSCO ici, il dit que c’est lié à l’évolution de la situation sur le terrain. Et une fois de plus, cela est contenu dans la résolution et il faut en tenir compte. « Je crois que tout cela nous donne comme je dis une feuille de route claire, balisée sur laquelle va s’engager la MONUSCO avec son partenaire incontournable qu’est le Gouvernement de la RDC. Nous allons travaillons ensemble pour obtenir un peu un agenda, un calendrier de désengagement progressif, une fois de plus au regard de l’évolution de la situation sur le terrain, afin que cela se passe de la meilleure manière possible », martèle-t-il.

Qui des casques bleus soupçonnés d’abus sexuels

Pour répondre à cette question, le Directeur de la Division de l’Information publique de la MONUSCO et porte-parole par intérim de la MONUSCO, Charles Antoine Bambara explique que dès que nous avons appris effectivement l’existence d’allégations sur les violences faites à des femmes dans le territoire de Beni par des éléments du contingent Tanzanien, nous avons aussitôt dépêché sur les lieux une mission pluridisciplinaire pour ouvrir une enquête préliminaire et établir les faits. Donc nous sommes à ce niveau.

L’enquête préliminaire a permis de déterminer que 11 filles avaient été soumises à des violences, à l’exploitation et à des abus sexuels dans cette zone, et nous avons tout de suite demandé une prise en charge de ces personnes-là par nos partenaires que sont l’UNICEF et d’autres organisations du système des Nations Unies, qui ont donc pris en charge ces personnes victimes des violences sexuelles ; et nous avons donc ouvert cette enquête.

Il faut dire que l’enquête est en cours et n’est pas encore complètement terminée, car nous sommes à ce moment en train d’effectuer des tests ADN pour vérifier un peu tout cela, et finaliser le rapport. Et une fois que le rapport sera effectivement finalisé, il sera acheminé au siège des Nations Unies à New York.

Je crois que la politique de « tolérance zéro » des Nations Unies dans son ensemble a été à plusieurs fois réaffirmée par le Secrétaire général Ban Ki-moon, par le Conseil de sécurité qui à plusieurs occasions aussi est revenu sur cette « tolérance zéro » des Nations Unies par rapport à la violence [exploitation] et abus sexuels.

Et il va sans dire que si les faits sont établis, -et nous savons qu’à l’heure actuelle, je peux vous dire qu’une mission militaire tanzanienne est en train de venir à Beni, et elle va y siéger. Et cette mission militaire va juger également, à partir de différents rapports qu’ils [ses membres] auront, vont juger sur place même à Beni les éléments du contingent Tanzanien. Et une fois que c’est établi au niveau des Nations Unies à New York, le siège des Nations Unies va donc prendre des sanctions qui se doivent dans ce genre de situation, car nous avons un protocole de sanctions effectivement qui ont été établies depuis très longtemps ; et ces sanctions vont être appliquées tout comme elles l’ont été dans d’autres circonstances.

(JMNK)

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