Suite au faible taux des femmes enrôlées: La CENI sensibilise au Nord et au Sud-Ubangi

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Une délégation des cadres et expertes de la CENI et des organisations partenaires s’est rendue dans le Nord et le Sud-Ubangi du 02 au 07 septembre 2016 pour mobiliser et sensibiliser spécialement les femmes à l’opération d’identification et enrôlement des électeurs. Cette mission a fait suite aux nombreux rapports parvenus à la CENI et qui faisaient état d’un faible taux d’inscription des femmes à l’enrôlement dans le Nord-Ubangi.

C’est pour relever le défis lié à la faible mobilisation des femmes à l’opération d’identification et enrôlement des électeurs dans la province du Nord-Ubangi que le Président de la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI), Corneille Nangaa a dépêché sur le terrain une importante délégation des cadres et expertes électorales. Outre les cadres de la CENI, cette délégation comprenait également un fonctionnaire (expert) de l’ONU-Femmes, institution des Nations-Unies qui accompagne le processus électoral en Rdc.

En date du 02 au 07 septembre 2016, les déléguées de la CENI et d’ONU-Femmes ont animé un Cadre de Concertation « Genre et Elections » à travers les pools d’acteurs locaux constitués des leaders communautaires, des autorités locales, des députés provinciaux et des membres de la représentation provinciale de la CENI et des médias. Une sensibilisation de proximité dans trois territoires du Nord-Ubangi, à savoir : Businga, Bosobolo,Yakoma ; ainsi qu’a Gemena chef lieu du Sud-Ubangi lors de leur passage en partance pour le Nord-Ubangi.

Améliorer le taux d’inscription des femmes

L’objectif   poursuivi était de contribuer   à l’amélioration du taux de participation des femmes au processus d’enrôlement qui jusqu’à présent reste faible. Il a été question de permettre aux participants de mieux comprendre les procédures d’enrôlement, d’impliquer les acteurs locaux dans la sensibilisation et la mobilisation des femmes et jeunes au processus d’enrôlement et d’inciter les acteurs mobilisateurs à œuvrer de manière régulière dans la sensibilisation de proximité durant toute la durée d’enrôlement. Pour atteindre les résultats escomptés, 4 femmes leaders provenant des associations féminines, de la députation nationale, du ministère du Genre, du gouvernorat et du Secrétariat Exécutif Provincial de la CENI ont été renforcées en capacités sur la mobilisation des femmes au processus électoral.

Plus de 500 personnes venant des différents milieux ont participé activement aux différentes rencontres dans les quatre territoires visités, notamment les autorités provinciales et locales, les députées provinciales, les femmes Chefs coutumiers et Chefs de secteurs et les femmes leaders. Des séances de sensibilisation qui débutaient par un renforcement des capacités des autorités locales, des médias, des femmes leaders, des chef du village, etc. Une fois mises à niveau, ces dernières étaient constituées en pool de mobilisateurs de proximitié pour sensibiliser dans les cités et villages et assurer un suive de proximité.

Enrôlement massif des femmes sensibilisées

Grâce à ces séances de travail avec les autorités locales, les facteurs qui bloquaient les femmes à s’enrôler ont été identifiés. Cette manière de procéder à permis à l’équipe d’expertes électorales d’adapter les messages à communiquer aux réalités de terrain et à mettre en place de mecanismes locaux de sensibilisation de proximité.

Mme Sisi Asuka, conseillère genre auprès du Vice-Président de la CENI a entretenu l’assistance autour du thème : « Identification et enrôlement des électeurs ». Dans son exposé, elle a défini l’enrôlement, ses critères, et son utilité pour la société. L’intervenante a fait savoir que l’opération d’identification et d’enrôlement des électeurs permet de faire la collecte des données personnelles et de comptage des congolais remplissant les conditions requises pour voter (art.3de la loi portant identification et enrôlement des électeurs).

Dans son exposé, Mme Gina Matalatala, Conseillère genre auprès du Président de la CENI a fustigé le fait que malgré les engagements du Gouvernement à améliorer la représentativité des femmes conformément aux prescrits de la Constitution qui prône la parité, l’analyse comparative entre les sexes renseigne que la présence des femmes au sein des institutions est faible.

Elle illustre ses propos par des chiffres en indiquant qu’il n’y a que 9,8% de sièges à l’Assemblée Nationale, 5% au Sénat. Aussi, la province de l’Equateur dans son ancienne configuration est parmi les provinces qui, entre les élections de 2006 et celles de 2011, ont connu une baisse légère des femmes enrôlées. Le taux est passé de 52,570666% à 48,360678%. En outre, lors des opérations de fiabilisation du fichier électoral en 2015, il était resté inférieur (49,547722%) à celui enregistré en 2006. Pour elle, cette tendance à la baisse doit interpeller chacun et servir de prétexte pour une plus grande participation.

Dans chaque territoire, la série des interventions se clôturaient par les messages d’appel à l’enrôlement développés respectivement par Mme Jeanne Ngbo, député provinciale, Mme Edwige Bona, Ministre de la Femme, Famille et Enfant et les Administrateurs de territoires concernés.

Cette séance leur a servi de prétexte pour expliquer aux participantes le bien-fondé de ce processus d’enrôlement, l’avantage que chaque territoire peut en tirer en termes de nombre des sièges au parlement national, à la députation provincial, en termes d’opportunités que cela offrent pour la participation des femmes et jeunes filles au processus électoral. Elles ont fait remarquer aux participants que la carte d’électeur est considérée comme carte d’identité. Après cet appel, les femmes sont allées massivement au bureau de vote pour remplir leur devoir citoyen.

 

JMNK

 

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