Suite au changement de certains paramètres influençant le prix: L’essence augmente de 50 FC et le gasoil de 70 FC à la pompe

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Le prix du litre des carburants à la pompe est passé de 1.440 FC à 1.490 FC pour l’essence, soit une augmentation de 50 FC, celui du gasoil de 1.130 FC à 1200 FC, soit une hausse de 70 FC, a indiqué mercredi dernier le vice-président du Groupement des sociétés  des pétroliers privés (GSPP), Emery Bope. Cette décision, a-t-il dit, a été prise lundi, au cours d’une réunion entre les délégués des ministères de l’Economie nationale, des Hydrocarbures et ceux de sa structure, renseigne l’ACP.

Selon lui, c’est depuis le mois de février que certains paramètres influençant le prix à la pompe ont commencé à bouger, notamment le taux du change du dollar américain qui est passé de 935.75 FC à plus de 1.000 FC, représentant une augmentation de 5%.  Raison pour laquelle, dans son dernier communiqué, la Troïka Stratégique a fait état du  marché de change, où il est noté des dépréciations de 0,48% à l’indicatif, et de 0,24% au parallèle. Au 18 août 2016, le Franc congolais s’est changé à 1.014,77 contre un dollar des Etats-Unis à l’officiel ; et à 1.068,23 au segment libre.

Il s’agit également de la hausse, depuis plusieurs mois, du prix de l’acquisition des produits pétroliers à l’échelle mondiale qui a pesé aussi à l’augmentation des prix de produits pétroliers à la pompe.  Observons quand même qu’hormis pour la deuxième semaine, le mois d’août a connu des baisses successives du prix du cuivre. Ainsi, au 19 août, le métal rouge a perdu 1,57% de sa valeur, le prix de la tonne métrique étant à 4.797,00 USD contre 4.873,50 USD au 11 août 2016. En revanche, le prix de l’once d’or a gagné à 0,44%, s’étant fixé à 1.352,72 USD contre 1.346,80 USD une semaine avant. S’agissant du prix du cobalt, après sa légère augmentation à 25.496,69 USD, il s’est maintenu à ce niveau au 19 août.

Par contre, les prix des produits pétroliers, au 18 août 2016, ont connu des hausses sur les deux marchés. En effet, les barils se sont vendus à 50,32 USD et 48,50 USD respectivement à Londres et à New-York, contre 46,12 USD et 44,77 USD la semaine précédente, soit des augmentations de 9,11% et 8,33%.

Les incertitudes du futur

Il faut dire qu’à l’été 2014, les cours s’effondrent, tombant en dessous de la barre des 50 dollars lorsque s’ouvre l’année 2015. La cause principale en est un excès d’offre, alimenté par la production de pétrole de schiste aux États-Unis, et cela même si la consommation mondiale continue de croître. Décidée à défendre ses parts de marché, l’Arabie Saoudite décide de maintenir les niveaux de production de l’OPEP. Elle entend ainsi obliger les producteurs de gaz de schiste  américains à réduire leur propre production. Un « bras de fer » s’engage. Le cours du Brent passe sous la barre des 30 dollars le baril en janvier 2016, le plus bas niveau depuis 2003. La situation devient très difficile pour certains pays producteurs, comme le Venezuela, l’Algérie, la Russie.

À partir de février 2016, les cours ont remonté jusqu’à atteindre 50 dollars en juin 2016, grâce notamment à une décision de l’Arabie Saoudite, du Venezuela, du Qatar et de la Russie de geler la production. Mais les incertitudes demeurent à la mi-2016. Le mouvement de baisse a en tout cas fait décroître fortement les investissements, ce qui risque d’hypothéquer la disponibilité du pétrole dans les prochaines années et entraîner en retour des hausses substantielles de prix.

Les fortes oscillations des prix au cours des dernières décennies illustrent les difficultés de la prévision, soumises aux évènements géopolitiques, aux décisions des pays producteurs, aux innovations technologiques qui agissent sur le rendement financier des exploitations, aux cycles de l’activité économique mondiale.

Les scénarios à vingt ans prévoient une forte croissance de la demande mondiale en énergie, avec une part du pétrole, certes en baisse, mais toujours dominante. Selon le scénario dit « moyen » de l’Agence internationale de l’énergie (AIE), la demande en énergie primaire passera de 13 000 million de tonnes équivalent pétrole (Mtep) en 2011 à 17 400 en 2035. La part du pétrole passerait de 31 % à 27 %, la part du gaz augmentant de 21 à 24 % et celle du charbon baissant de 4 points.  La demande en pétrole passerait de 4 100 Mtep à 4 660 Mtep en 2035, selon ce scénario appelé « Nouvelles Politiques ».

(Jean-Marie Nkambua)

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