Suite à l’impasse constatée: L’UA, l’ONU, l’UE et l’OIF tapent du poing sur la table

Moussa Faki Mahamat, nouveau président de la Commission de l'Union africaine (UA)

La MP et le Rassemblement invités à parachever les pourparlers

Selon l’Accord de la Saint-Sylvestre, cadre fédérateur devant régir le pays pendant cette petite transition, les élections présidentielle, législatives nationales et provinciales doivent être organisées à la fin de l’année 2017. Dans cette optique, la classe politique congolaise devait faire les choses, de façon à permettre aux Congolais de prendre part aux élections apaisées pour se doter de ses nouveaux dirigeants. Vu que l’attente devient de plus en plus longue et que la classe politique semble n’être pas pressée quant à ce, les quatre organisations partenaires de la Rd Congo se devaient de taper du poing du la table pour obliger la Majorité Présidentielle et le Rassemblement des forces politiques et sociales acquises au changement de faire de leur mieux, afin de parachever les pourparlers.

C’est ainsi que dans un communiqué conjoint, l’Union africaine (UA), les Nations unies, l’Union européenne (UE) et l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) se disent de plus en plus préoccupées par l’impasse persistante dans le dialogue entre les parties prenantes en République démocratique du Congo, notamment sur les modalités de mise en œuvre de l’Accord politique du 31 décembre.

Les quatre organisations partenaires notent que six semaines après avoir convenu des modalités de gestion de la période de transition devant conduire à la tenue d’élections paisibles et crédibles en décembre 2017, les parties n’ont toujours pas conclu les discussions sur la mise en œuvre effective de cet Accord. Cette situation porte en elle le risque de saper la volonté politique qui a permis la signature de l’Accord du 31 décembre.

Dans ce contexte, les quatre organisations partenaires appellent toutes les parties prenantes, y compris la Majorité présidentielle et l’Opposition, à redoubler, de bonne foi, les efforts qui sont les leurs aux fins de parachever promptement les pourparlers en cours.

Les quatre organisations partenaires soulignent la nécessité pour toutes les parties de se mobiliser en appui aux efforts de médiation menés par la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO), et rappellent que la mise en œuvre intégrale et rapide de l’Accord est essentielle à la préservation de la légitimité des institutions de transition jusqu’à la tenue des élections.

Il est quand même curieux d’observer que les quatre organisations n’ont nullement évoqué le deuil qui frappe en ce moment la Rd Congo, ni présenté leurs condoléances à ce grand pays qui a perdu le père de la démocratie.  Se sont-elles rendu compte que le deuil risque de distraire les Congolais et les empêcher de conjuguer les efforts pour organiser les élections ? Qu’à cela ne tienne, ce geste de la communauté internationale, du reste partenaire de la Rd, qui arrive au moment venu, est de nature à réveiller la classe politique de son profond sommeil. A bon entendeur, un seul mot suffit !

(JMNK)

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