Suite à la dernière évasion: La Police n’arrive pas à faire la différence entre criminels évadés et sans papier

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La dernière évasion du Centre Pénitentiaire  de Rééducation de Kinshasa, ex-prison centrale de Makala, a permis au service de sécurité de renforcer les mesures sécuritaires. Au-delà des mesures sécuritaires, certaines artères de la capitale sont fermées à la circulation à partir de 21heures. Le cas de le dire, c’est au niveau de l’avenue Kabasele Tshamala, ex-Flambeau privée de circulation pour des raisons sécuritaires, étant donné la présence de la prison de Ndolo, dans cette contrée.

Il est évident que ces mesures sécuritaires enchantent et déchantent certains citoyens, qui voient en elles de tracasseries. Or, dans un état normal, la sécurité vit au quotidien, surtout dans les pays sous menaces de terroristes. C’est le cas des attaques de Manchester, en Grande Bretagne tout récemment.

Pour ce qui est de cas sous examen, la police a renforcé les mesures sécuritaires, dans le seul but d’appréhender les infortunés criminels et pallier à toute autre tentative d’évasion.

La cible de tous ces évadés n’est autres que la population innocente, mais aussi le plus explosés sont les plaignants qui ont fait prisonniers les malfrats. Donc, il y a crainte d’un règlement de compte.

D’où, la nécessité de mettre hors d’état de nuire les inciviques susceptibles de rééditer leur forfait.

Pour pallier à cette situation sécuritaire dont les contours ne sont pas maitrisés de la population, cette dernière perçoit et juge mal l’action policière de procéder par la vérification des pièces d’identité. Une situation que les uns jugent excessive et contraignante du fait que la RDC, plus de 30 ans n’a pas délivrer la carte d’identité à ses citoyens. En plus, lors de l’enrôlement et identification de 2011, nombreux qui n’avaient l’âge de voter ne s’étaient pas fait enrôler. D’om, la difficulté des autres de se mouvoir librement au risque d’être confondu aux derniers évadés, du Centre Pénitentiaire de Rééducation de Kinshasa.

Ces mesures sécuritaires visent généralement la protection des citoyens face aux inciviques et autres hors la loi. Cependant, du point de vue de la population, elle estime que ces mesures sont contraignantes tout en reconnaissant la nécessité de bouclage.

Le Quotidien L’Avenir, a recueilli quelques avis de part et autres de la société congolaise, dont la couche estudiantine que professionnelle.

Pour Monsieur Axel Kubabezaga, étudiant à l’Université de Kinshasa, a fait cette mise au point par rapport aux heures de bouclage en ces termes : « Ce dernier temps, tous les soirs à partir de 21heures, nous constatons la présence massive des policiers. Ces derniers sont dispersés et arrêtent des jeunes gens, notamment ceux qui ne disposent pas des pièces d’identités », a-t-il fait entendre.

Par la suite, il a ajouté pour dire  que  sécuriser la population n’est pas en soi une mauvaise chose, du moins la police ne peut pas seulement répréhensive, elle l’est dissuasive en tenant compte que le pays n’a pas permis l’enrôlement de tous ses citoyens, et qu’elle doit être compréhensive en faisant le distinguo par l’apparence d’un criminel par rapport à nous,  étudiants par exemple. « Si nous prenons même le cas des nouveaux majeurs, ils n’ont pas pu s’enrôler dernièrement parce qu’ils étaient encore mineurs, mais la police ne tient pas compte de cela. La conséquence logique ce qu’elle arrête et interpelle tout le monde et  plusieurs des innocents. Je  désapprouve cette manière de faire de la police.

Personnellement, je ne pense pas que ce ne soit la meilleure façon de répertorier les criminels parce qu’en faisant cela plusieurs innocents sont  arrêtés et condamnés par défaut. Avant de faire cela il fallait revoir tous ces aspects. C’est ici, la nécessité d’accélérer le processus d’enrôlement», a déploré Axel Kubabezaga.

De sa part, Moïse Sahidi s’est inscrit dans la même logique que son collègue, mais estime que la police dans ses missions premières, consiste à protéger les personnes et leurs biens, garantir la sécurité des citoyens, plutôt que de les museler. Il est aussi clair, poursuit-il que la police a la mission de poursuivre les inciviques et les hors la loi, pour s’assurer de la tranquillité des autres citoyens qui ne sont pas en contradiction avec la justice.

Par ailleurs, Moïse Sahidi a reconnu la pertinence des pièces d’identité en cette période, mais qu’il incrimine à l’Etat congolais la responsabilité première de ne jamais enrôler sa population pendant plusieurs années. Sinon, l’inexistence des pièces d’identité ne justifie en en rien que la personne se trouve parmi les évadés de la prison. C’est une situation anodine que l’Etat congolais doit devoir réparer dans les jours à venir, question d’éviter de tomber dans les erreurs de travers.

(Kassa Ngoly Divine/Stagiaire)

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