Suite à des rumeurs persistantes: Le constructeur Bombardier à la rescousse de Congo Airways

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Au centre, M. Désiré Banazire, Dg de Congo Airways entouré de son adjoint et de l’expert de Bombardier
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Trop c’est trop, c’est du moins ce que l’on puisse dire au regard des rumeurs persistantes doublées de mauvaise foi qui circulent dans certains milieux, au sujet des avions du constructeur canadien Bombardier en général, et du fournisseur de Congo Airways en particulier. C’est pour permettre à Bombardier d’expliquer aux Congolais sur les capacités techniques, la fiabilité de ses avions et les innovations introduites que Congo Airways, à travers M. Désiré Banazire, son Directeur général, a fait appel à une équipe constituée d’experts internationaux et qui sont depuis quelques jours à Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo. La délégation est conduite par M. Jean-Paul Boutibou, Vice-président du canadien Bombardier, chargé des ventes pour le Moyen-Orient et l’Afrique.

« Nous sommes venus ici dans le cadre d’une visite ordinaire que l’on fait chez tous nos opérateurs. Congo Airways est le nouvel opérateur, il était intéressant que je vienne me présenter auprès de toute l’équipe dirigeante. On n’est pas dans une science exacte et je ne saurais vous rassurer que demain, il n’y aura pas de problèmes », a expliqué Jean-Paul Boutibou à la presse conviée vendredi dernier dans l’immeuble intelligent du Gouvernement, avant d’insister sur le fait que l’important, c’est de savoir comment ces problèmes vont être gérés, comment ils vont être solutionnés de façon à minimiser l’impact sur l’opération et l’impact des désagréments que les clients pourraient connaitre. Pour lui, en effet, tout est fait pour aider Congo Airways. Pour ce faire, il a même annoncé avoir amené un responsable technique et qui va faire des visites guidées, afin d’aider la compagnie dans l’obtention de pièces détachées, pour lui permettre de gagner en autonomie et partant, voler de ses propres ailes.

Donnant les avantages qu’offrent Bombardier, il a expliqué que le Q400 est un choix naturel qui a été opéré par Congo Airways. En effet, Bombardier, c’est 20 milliards de chiffre d’affaires, c’est le n°1 mondial dans le domaine des trains, des avions d’affaires (Learjet, challenger, Global), etc., c’est environ 7000 appareils qui volent dans le monde, c’est plus de 60 opérateurs dans 40 pays avec 556 avions, c’est 42 compagnies aériennes, 12 compagnies de leasing, un taux de fiabilité de 99,5%, etc.

En ce qui concerne l’Afrique en particulier, Bombardier représente à lui seul 370 opérateurs, 123 avions, soit un étalage sur tout le continent et le plus grand client demeure Ethiopian Airlines. Disons aussi qu’avec Bombardier, c’est un taux de pénétration importante en Afrique et ce fabriquant offre ce que les compagnies aériennes demandent et qui répond aux difficultés du terrain. Le constructeur a une diversité d’offres qui démontrent que l’avion répond aux attentes de ses clients.

Des atouts de taille

Les deux Q400 que Congo Airways s’est dernièrement procurés sont très avantageux pour une compagnie en pleine expansion. En effet, ils offrent une faible consommation de carburants, un très faible coût d’opération, une grande flexibilité opérationnelle, de longs Hublots, les fours pour chauffer la nourriture. Disons aussi que ces avions permettent d’aller sur tous les aéroports du pays, de servir tous les coins du pays en allant sur des aéroports qu’un Jet par exemple ne peut fréquenter, une capacité supérieure de fioul, une optimisation maximale, etc.

Sur le plan technique, disons que c’est un taux de fiabilité de 99,39%, du lancement à la maturité (99%). Toujours techniquement, il a été expliqué qu’Air Nuigini chez qui Congo Airways a acheté Anuarite Nengapeta et Kimpa Vita est un opérateur qui est parfaitement suivi par IATA, pour avoir des accréditations techniques et sortir de la liste noire.

« Dans le jargon aéronautique, l’on dit que cet avion n’a pas les jambes assez longues. On ne peut aller avec cet avion, si ce n’est en faisant deux ou trois arrêts tout au long du voyage. Mais cet avion est parfaitement approuvé pour voler. Maintenant pour pouvoir opérer en Europe, il faut la fiabilité de tout ce qu’il y a autour, surtout qu’il n’y pas d’opérateur officiel au Congo », a expliqué Jean-Paul Boutibou, avant d’ajouter qu’aussi surprenant que cela puisse paraitre, il n’y a aucun opérateur congolais qui va en Europe. Malgré cela, la communauté européenne a mis le Congo sur la mauvaise liste. Vous voyez bien qu’il n’y a pas de lien entre l’opérateur, le type d’avion et la mauvaise liste. Le lien l’est au niveau de l’aviation civile.

Des hélices plutôt que les réacteurs ?

A cette question, l’expert du constructeur Bombardier a laissé entendre que le turbopropulseur, c’est pour les opérations domestiques. Car, si l’on a des billets moins chers, il faut chercher à diminuer les coûts. Sinon, autant ne pas voler. Le souci, c’est d’amener un produit dont les coûts d’opération ne sont pas excessifs. Comme c’est l’opération domestique, il y a des aéronefs où l’on ne peut poser un Jet (turbopropulseur). Disons tout simplement que le Q400 vient compléter les avions qui ont une mission spécifique. Ainsi, pour avoir un centre de maintenance, il faut une compagnie aérienne avec un certificat, un réseau, une masse critique au niveau opérationnel. Et pourtant, il manque quelqu’un en Afrique centrale, d’autant plus que l’Afrique de l’Est (Ethiopie), l’Afrique australe (Afrique du Sud) et l’Afrique de l’Ouest (Côte d’Ivoire) sont bien loties. Ceci pour dire qu’un centre de maintenance n’est possible que dans trois ou quatre ans.

Pour terminer, M. Jérome Maillet, Directeur général adjoint et dirigeant responsable a informé l’assistance que d’ici à la fin de l’année ou l’année prochaine, Congo Airways se dotera d’un autre avion, avec le souhait que le Congo reprenne sa place dans l’aéronautique. Car des partenaires se bousculent, au regard de cette réussite d’une compagnie aérienne qui est parvenue à acquérir quatre avions en sept mois seulement.

Jean-Marie Nkambua

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