Soutien de la France à l’action de la CENCO: Face-à-face Jean-Marc Ayrault-Mgr Marcel Utembi

Want create site? With Free visual composer you can do it easy.

De passage aux Nations-Unies où il a été invité à s’adresser devant le Conseil de sécurité de l’ONU, le président de la Conférence Episcopale Nationale du Congo (CENCO), Mgr Marcel Utembi, est arrivé à Paris, la capitale française où il sera reçu aujourd’hui en audience par M. Jean-Marc Ayrault, ministre des Affaires étrangères et du Développement international, de même que son Secrétaire général, l’Abbé Donatien Nshole. C’est ce qu’indique un communiqué de l’Ambassade de France en République démocratique du Congo.

Même si la Conférence épiscopale joue un rôle fondamental de médiation dans la crise politique que traverse actuellement la République démocratique du Congo, et que son autorité morale, son impartialité et sa légitimité sont reconnues par tous les acteurs congolais, nombreux sont les Congolais qui ne comprennent pas pourquoi Mgr Utembi doit se faire recevoir par des pays étrangers, pendant que l’évaluation de la mission de bons offices est de la compétence exclusive du président de la République congolaise, Joseph Kabila Kabange.

Et ces Congolais-là ne se gênent pas un seul instant de comparer Mgr Marcel Utembi aux initiateurs du Rassemblement des forces politiques et sociales acquises au changement, qui à Genval en Belgique, avaient préféré remettre les conclusions de leur forum aux pays étrangers, au moment où la Rdc attendait à bras ouverts leurs contributions pour sortir le pays de l’auberge. L’histoire se répète, et cela, d’une triste manière. Pourquoi se faire recevoir par un Gouvernement qui n’a que quelques semaines de vie, parce que devant être remplacé par celui qui sera issu des urnes ? Comme pour dire qu’il n’y a rien à attendre de ces audiences, vu que la seule détermination du chef de l’Etat suffit pour conduire les parties prenantes à la conclusion des pourparlers, en vue des élections libres, démocratiques et transparentes.

Et pourtant au pays, et cela en l’absence du président Mgr Marcel Utembi, la plénière prévue pour le mercredi 22 mars n’a pas pu avoir lieu, et  les discussions en commission se sont prolongées dans la soirée, sans oublier le fait que les délégués de la Majorité Présidentielle n’étaient pas présents dans la salle de réunion. Comme conséquence, le président de séance a rappelé aux délégués les six points qui restent encore à traiter : le mode de désignation du Premier ministre, la répartition des postes ministériels, le rôle de la CENCO, la présidence du CNSA, l’évaluation des mesures de décrispation et l’adaptation du chronogramme. Les travaux ont continué en commission hier jeudi 23 mars 2017 sur la répartition des postes et la présidence du CNSA et ce, même si la plénière était programmée à 18h.

Soulignons en passant qu’à l’audience d’aujourd’hui, M. Jean-Marc Ayrault réaffirmera le soutien de la France à l’action de la conférence épiscopale en vue de la mise en œuvre de l’accord politique du 31 décembre 2016, qui doit donner au pays un gouvernement de transition et permettre la tenue des élections avant la fin 2017. Les situations sécuritaire et en matière de droits de l’homme, très préoccupantes, seront également abordées.

Toujours au Conseil de sécurité, le Gouvernement de la République a rassuré qu’il n’existe aucune manœuvre dilatoire de sa part de nature à retarder la mise en œuvre de l’accord. Le retard que connait le processus est dû à des circonstances objectives, plus particulièrement le décès de M. Tshisekedi qui a poussé la CENCO à suspendre les travaux. Toutefois, le Gouvernement reste convaincu qu’avec la reprise des négociations le 16 mars 2017, les parties finiront par trouver un heureux dénouement à ces points de divergence.

Protection des civils et la préparation des élections, deux priorités de la France

A travers son Représentant permanent auprès des Nations Unies, François Delattre, la France est inquiète quant à la situation dans les Kasaï. « Et la situation sécuritaire en Rdc de manière générale, dans l’Est, dans les Kasaï, et d’autres régions, nous commande d’être très vigilants. C’est pour cela que j’indiquais que nous étions ouverts à toute négociation visant à réformer la MONUSCO dès lors que sont respectés les deux objectifs prioritaires que nous poursuivons : la protection des civils et la préparation des élections, et donc la préparation de la transition politique qui est en cours », dit-il, avant d’ajouter que par rapport à ces deux objectifs clés, on ne peut pas transiger, ou alors on ne croit plus aux Nations unies.

C’est avec cette boussole que la France est engagée dans cette négociation qui se déroule dans un bon esprit, mais avec une vraie vigilance et un vrai sens des responsabilités par rapport à cet immense pays au cœur de l’Afrique, dont la stabilité est la clef pour lui-même et pour l’ensemble de la région. A l’en croire, on ne peut pas jouer avec le feu s’agissant d’un enjeu aussi important. C’est pourquoi la négociation, encore une fois, est importante, se déroule dans un bon esprit, mais appelle notre engagement et notre vigilance.

(JMNK)

Did you find apk for android? You can find new Free Android Games and apps.

PAS DE COMMENTAIRE

Laisser une Réponse