Soutien à la Facilitation: Tom Perriello rejette l’offre de Tshisekedi

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*Lui qui prenait les Etats-Unis d’Amérique pour son bouc-émissaire pour refuser de prendre part au dialogue politique national inclusif tel que convoqué par le Président de la République, Joseph Kabila Kabange, Etienne Tshisekedi wa Mulumba, président du Comité de sage du Rassemblement des forces acquises au changement,  doit chercher d’autres alliés dans sa stratégie du chaos. Et ce, parce que ce grand pays, par l’intermédiaire de M. Tom Perriello, l’Envoyé spécial du département d’Etat américain (ministère des Affaires étrangères) dans la région des Grands Lacs, a dans une séance de questions-réponses publique sur Twitter, appuyé formellement M. Edem Kodjo, Facilitateur désigné par l’Union africaine

*C’est parce qu’à travers le dialogue, le Président de la République veut doter la classe politique d’un cadre pouvant lui permettre de se donner des gages d’un engagement citoyen à respecter les règles du jeu, en amont et en aval du processus électoral afin d’éviter la réitération des contestations des listes et des résultats électoraux, base matricielle des violences pré et postélectorales, que Tom Pirriello a rappelé que « le rôle des USA a moins d’importance qu’une solution consensuelle entre congolais réunis au dialogue »

Il faut être Tom Perriello, l’Envoyé spécial du département d’Etat américain (ministère des Affaires étrangères) dans la région des Grands Lacs, qui a eu hier une séance de questions-réponses publique sur Twitter, pour mieux connaître et comprendre la classe politique congolaise, mieux, l’homme politique congolais. Ainsi, il a compris que de la façon dont l’opposition anti-dialogue allait de tergiversation en tergiversation, il est difficile voire impossible de trouver un consensus pour un dénouement heureux du processus électoral en Rd Congo.

C’est la raison pour laquelle il a choisi Twitter, un des médias sociaux parmi les plus importants, pour s’adresser à la population de la région des Grands lacs. Ici, deux pays ont été épinglés : il s’agit du Burundi où le Président Nkurunziza n’a pas encore formellement accepté le dialogue, et la Rd Congo où Joseph Kabila Kabange, Président de la République l’a non seulement accepté, mais aussi convoqué.

C’est ici qu’il va employer les termes on ne peut plus clairs, pour appuyer formellement l’ancien Premier ministre togolais, M. Edem Kodjo, désigné Facilitateur du dialogue. A l’occasion, il a même rappelé que « le rôle des USA a moins d’importance qu’une solution consensuelle entre Congolais réunis au dialogue ». C’est donc un rejet poli de l’offre d’Etienne Tshisekedi, chef de file du Rassemblement des forces acquises au changement.

Ici, Tom Perriello s’est rendu compte de l’évidence : le Président de la République veut doter la classe politique d’un cadre pouvant lui permettre de se donner des gages d’un engagement citoyen à respecter les règles du jeu en amont, et en aval du processus électoral, afin d’éviter la réitération des contestations des listes et des résultats électoraux, base matricielle des violences pré et postélectorales.

Des contestations inutiles

A la lumière de tout ce qui a été dit, les observateurs avertis de la scène politique congolaise se sont rendu compte qu’une partie de la classe politique, mieux une frange de l’opposition n’est pas prête à aller au dialogue. Raison pour laquelle des conditions à dormir debout sont annoncées à longueur de journées.  L’opinion  se rendra compte qu’avant même la désignation d’Edem Kodjo comme Facilitateur du dialogue, l’opposition s’était résolue de tout contester.

De l’analyse faite, il s’avère que l’opposition disait : il ne faut pas que ça soit un dialogue entre Congolais seulement, sinon la Majorité présidentielle risque de nous écraser. Et qu’est-ce qu’il fallait faire? Il faut un Facilitateur international. Le Président de la République a fait des démarches auprès du Secrétaire général Ban Ki-moon qui a orienté les autorités congolaises vers l’Union africaine et celle-ci a désigné Edem Kodjo, une personnalité dont on ne peut pas faire beaucoup de commentaires. C’est donc une personnalité remarquable, ressource pour l’UA. Par la  suite, la même opposition a exigé un Panel. Celui-ci a été vite constitué et comprend les Nations Unies, l’Union africaine, l’Union européenne, l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), la MONUSCO, la SADC, la CIRGL. Ayant satisfait à cette exigence et ne trouvant plus rien à demander, la même opposition exigera la présence des Américains dans ce Panel.

C’est à cette demande que Tom Perriello vient de répondre, en donnant clairement la position de Washington d’appuyer la médiation de l’Union africaine confiée à Edem Kodjo, avant de rappeler que « le rôle des USA a moins d’importance qu’une solution consensuelle entre Congolais réunis au dialogue ». Sinon, E. Tshisekedi n’a pas d’autre choix que d’accepter le dialogue, au risque qu’il soit tenu pour responsable de tout ce qui se produirait au pays.

Faisons vite remarquer que dans cette démarche, il y a deux catégories de politiques : il y a en qui croient en la capacité de l’homme politique congolais de trouver une solution idoine au problème électoral tel qu’il se pose aujourd’hui (la Majorité présidentielle, les pro-dialogue et la Société civile). Ceux-là s’interrogent sur le sens du dialogue et pourquoi certains ne veulent pas y participer. Mais il y a aussi des gens qui ont un agenda caché, comme on dit ici chez nous. Ce sont ceux qui essaient, par des manœuvres dilatoires, de nous amener le plus près possible de quelques dates fétiches comme le 19 septembre ou le 19 décembre, sans dialogue.

(JMNK)

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