Sous l’œil vigilent de la Banque mondiale: Le PDPC et le PARSSA exposent leurs réalisations à la société civile

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MM. Amadou Ba (au centre), Alfred Kibangula (g) et Roger Toto
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Il y a quelques jours, la Banque mondiale a lancé le mois de l’Agriculture, pour non seulement démontrer son importance, mais aussi pour expliquer ce qu’elle fait réellement pour appuyer les efforts du Gouvernement de la République démocratique du Congo dans ce secteur très capital pour le développement du pays. Pour la journée d’hier, deux projets du Gouvernement mais financés par la Banque mondiale, notamment le Projet de Développement du Pôle de Croissance Ouest (PDPC) et le Projet d’Appui à la Réhabilitation et à la Relance du Secteur Agricole (PARRSA), ont permis à la société civile, ainsi qu’aux associations d’agriculteurs de comprendre réellement quels sont les efforts qui sont menés pour soulager tant sois peu la misère de la population congolaise.

Pour le représentant de la Banque mondiale et responsable de ces deux projets auprès de la même institution, M. Amadou Ba, l’agriculture demeure le secteur vital pour l’économie congolaise et pour la lutte contre la pauvreté dans le milieu rural. Et investir dans l’agriculture, c’est rapprocher les ressources vers les consommateurs pauvres. Il a évoqué le paradoxe d’un pays potentiellement riche, avec 80 millions d’hectares de terres arables, mais qui a du mal à nourrir sa population. Et à ce jour, on estime à 1,5 à 2 milliards de dollars Us que le Gouvernement dépense pour nourrir la population. Entre-temps, la productivité du secteur agricole par hectare est la plus faible du monde. Sans oublier la détérioration des cultures pérennes qui ont fait les beaux jours de la Rdc (café, cacao, palmier à huile, etc.). Ceci, avec comme conséquence, la part de la Rdc dans le commerce mondial est négligeable par rapport à son potentiel.

La Banque mondiale intervient

Depuis 2010 et suite à la revue du secteur agricole, plusieurs programmes ont été créés pour tenter de relever ce défi énorme. C’est ainsi que la Banque mondiale, avec 455 millions de dollars Us pour tous les projets cumulés, soit 15% du portefeuille qui avoisine les 3,5 milliards de dollars Us sont alloués à l’agriculture. Le premier projet, c’est le Projet d’Appui à la Réhabilitation et à la Relance du Secteur Agricole (PARRSA) localisé dans l’ex-province de l’Equateur (Sud Ubangi, Nord Ubangi et Mongala) pour 120 millions de dollars Us. Il est coordonné par Alfred Kibangula. Compte tenu de ces avancées positives, explique Amadou Oumar Ba, et même s’il doit se clôturer le 31 janvier 2017, il a été éligible à un financement additionnel de 75 millions de dollars Us. Il y a en suite le Projet de Développement du Pôle de Croissance Ouest (PDPC) doté d’un budget de 110 millions de dollars Us. Il concerne le Kongo Central et la ville province de Kinshasa. Coordonnée par Alain Lungungu, il se clôture vers 2019.

A en croire M. Amadou Ba, entre 2013 et 2015, il a été prévu un projet pour les Grands Lacs, pour une enveloppe de 150 millions de dollars Us. Et ce, pour relancer la production du riz, du manioc et du lait. Il est mis en œuvre dans le corridor Bukavu-Uvira et Kalemie. Un autre projet a été cité, il s’agit du projet de productivité agricole en Afrique de l’Est, qui concerne l’Ethiopie, le Kenya, la Tanzanie et l’Ouganda. Il a clôturé sa première phase en 2015 et pour sa seconde phase, la Banque mondiale a préféré faire adhérer la Rdc pour lui permettre de créer un ou deux centres d’excellence. Il est doté d’un budget de 100 millions de dollars Us. Il a révélé par la suite qu’il y a un autre projet en gestation, qui va concerner les régions du Sud comme les anciennes provinces du Kasai, la Lomami, pour un financement de 100 à 150 millions de dollars Us. De même, il a un projet avec la SFI pour 17 millions de dollars Us, où elle finance une minoterie dans le Haut Katanga.

Des réalisations qui ne passent pas à Kinshasa

La parole a par la suite été accordée à l’Economiste du PDPC, M. Roger Toto et au Coordonateur du PARRSA, M. Alfred Kibangula. Le premier a expliqué les composantes du projet : Développement des chaines de valeur agricole dans le Bas-Congo, Zone économique spéciale de Maluku (ZES), et  Développement proactif des affaires. Comme réalisations pour le compte de la composante 1, il a cité la production de 11 tonnes de semences de base de riz, production de 1.448.688, 8 mètres linéaires des boutures primaires de manioc, production de 11.886 plantules de palmiers à huile, production de 40,9 tonnes de semences de riz, production de 2.513.603 mètres linéaire des boutures saines de manioc, réhabilitation des infrastructures dans 3 stations de l’INERA, etc.

Pour la composante 2, il y a eu apurement à plus de 90% du foncier de la ZES de Maluku. L’appui à l’ANAPI sur la communication des réformes du Doing Business et la réalisation de cinq études thématiques sur le climat des affaires, sont les réalisations de la composante 3. Pendant que la mise en place de l’équipe de gestion du projet, la production d’une stratégie de communication, l’implémentation du progiciel Tompro pour la gestion et la rédaction d’un manuel de suivi-évaluation et communication des résultats, sont là les réalisations dz la composante 4.

Pour sa part, Alfred Kibangula du PARSSA s’est appesanti sur les principales réalisations. Il s’agit de la revitalisation de la filière semencière autant que sa pérennisation assurée par le PARSSA à travers divers appuis apportés tant à l’INERA/Boketa, Au SENASEM qu’aux agri-multiplicateurs, a non seulement permis d’accroitre le rendement des productions végétales, mais aussi a facilité la création locale des richesses avec la mise sur pied des caisses villageoises autogérées tout en contribuant à la réduction de la pauvreté et à la sécurité alimentaire.

Invitée pour l’occasion, la société civile s’est déchainée sur les organisateurs, en dénonçant plusieurs faits, notamment l’enclavement, le choix des provinces, etc., mais qui ne dépendent pas directement de la Banque mondiale. Des préoccupations pour lesquelles M. Amadou Ba a dit qu’il aurait souhaité que le ministre de l’Agriculture soit présent. En plus, il a souligné qu’il n’y a aucun projet qui puisse intervenir partout.

(Jean-Marie Nkambua)

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