Sous l’œil de la Police: Des shegues s’affrontent à Kinshasa

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Deux groupes d’enfants de la rue, appelés communément  « shegues » se sont affrontés dimanche dernier, sous l’œil de la Police,  sans que celle-ci n’intervienne. Cela s’est passé quelque temps avant le début du match de football entre les deux formations clubs l’As Vclub et le DCMP Imana, rencontre comptant pour le play-off de la Linafoot. C’était au croisement de l’avenue des Huileries et le boulevard triomphal, là, ces marginaux ont semé la panique. Ils se sont lancé des pierres entre eux et la Police qui était là, au lieu d’intervenir, n’a fait que contempler la scène odieuse que ces jeunes gens offraient au public. Face à l’ampleur de la panique, chaque passant cherchait un moyen de se protéger.

Sans tenir compte des passants ni des véhicules, ces shegues ont joué à leur jeu des pierres pendant plusieurs minutes, perturbant la circulation routière, jusqu’à ce qu’ils se sont dispersés, sans qu’une intervention ne vienne les mettre hors d’état de nuire. Signalons que ce cas n’est pas le premier du genre, les affrontements entre des jeunes membres des gangs appelés « écuries » à Kinshasa, persistent.

Face au trouble créé par ces shégues, plusieurs langues se sont déliées pour commenter en sens divers. Les uns ont dit que ces enfants sont une génération sacrifiée; d’autres ont décelé dans ce jet de pierres une façon de distraire des passants, afin de pouvoir piquer ce qu’ils ont : de l’argent ou d’autres biens de valeur. Plus d’un passant ont condamné la non-intervention de la Police. Ceux qui ont déploré la passivité de la Police, pensent que cette attitude traduit un manquement dans son devoir de maintenir la paix et la sécurité des personnes et de leurs biens.

Plusieurs se demandent la cause du déclenchent de cet affrontement entre ces deux groupes rivaux. En réalité, l’opinion a pensé que si l’on veut bien découvrir sa cause, c’est parfois une cause qui ne peut pas justifier l’accomplissement de cet acte de banditisme au grand jour et sur la place publique.

Toutefois, il est à démontrer que les autorités congolaises ont encore du pain sur la planche dans ce domaine de la récupération des enfants de la rue. Soulignons que la plupart de ces enfants se sont retrouvés dans la rue à cause des motifs divergents. Il y en a sur qui pèse la présomption de sorcellerie, d’autres à cause de la misère constatée dans leurs familles de provenance. Beaucoup aussi se sont retrouvés déchirés de leurs familles sans en connaître la cause, sous l’influence d’autres enfants de la rue.

Derrière tout comportement, il y a une dose de vérité, démontre une évidence. Dans cet ordre d’idée, il ne faut pas seulement privilégier le mauvais comportement de ces enfants. Un certain son de cloche résonne que ces enfants de la rue ont juste besoin d’une orientation. Car ils peuvent avoir développé un sentiment de manque qui les pousse à commettre tous ces actes de barbarie, en croyant satisfaire à leur manque.

Notons aussi que cette situation des enfants de la rue a prouvé la faillite dans le domaine de l’éducation auprès des familles qui n’ont pu maîtriser leurs enfants, pour les dissuader de l’errance. Pourtant, toute famille devrait s’assumer comme première éducatrice, malgré des difficultés qui peuvent survenir, afin de prévenir la délinquance juvénile. Et l’État congolais a la charge de l’encadrer la jeunesse.  Car dit-on, la jeunesse c’est l’avenir de demain. D’où, les pouvoirs publics et les familles doivent collaborer sans faiblir, en mettant des mécanismes en place pour contrecarrer ce fléau des enfants désespérés qui composent des gangs. En plus, l’Eglise devrait aussi s’investir  dans cette lutte contre le phénomène « enfants de la rue ». Elle a le moyen de véhiculer des messages divins pouvant aider les enfants à méditer et progressivement à remettre en question leur état.

Face au trouble à l’ordre public, la Police doit veiller à remettre  l’ordre, pour éviter des drames qui peuvent subvenir, tel que le vol, le meurtre, les coups et blessures volontaires, etc.

En somme, il s’observe que depuis un temps, des rencontres sportives sont devenus des moments opportuns pour ces enfants de la rue qui souvent opèrent en gangs, de pouvoir traquer de paisibles citoyens dans les lieux de rencontres sportives, en l’occurrence les stades des martyrs et Tata Raphaël. Ce qui revient à dire que des mesures sécuritaires doivent être renforcées, pour des raisons évidentes.

(Mamie Ngondo)

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