Sous l’égide du projet PARRSA de la Banque mondiale

par -
0 983
Want create site? With Free visual composer you can do it easy.

La Rdc élabore sa stratégie de relance de l’agro-industrie

Les principaux résultats de cette étude ont été présentés hier aux experts, décideurs et acteurs du secteur de l’agriculture en République démocratique du Congo. Lesquels s’articulent autour de quatre piliers. Il s’agit d’organiser les filières, renforcer les infrastructures, renforcer et redynamiser les services d’appui aux services, et enfin améliorer le climat des affaires. Des actions identifiées par le consultant tunisien IDEA Consult International pour chaque pilier donnent un coût global de la stratégie de relance de l’agro-industrie en Rdc qui s’élève à 1,8 milliards de dollars américains jusqu’à 2020.

Lancée depuis le 19 juin 2013, l’élaboration de la stratégie de relance de l’agro-industrie en République démocratique du Congo vient d’être clôturée. C’était hier à Kinshasa à l’issue d’un séminaire organisé sous l’égide du Projet d’appui à la réhabilitation et à la relance du secteur de l’agriculture (PARRSA) financé par la Banque mondiale, que les grandes lignes et les principaux de cette étude menée par le consultant tunisien IDEA Consult International ont été révélés aux experts congolais, décideurs et autres acteurs du secteur agricole en Rdc.

Dans sa présentation de l’étude, M. Abderraouf Naili, le chef de mission du consultant IDEA a indiqué que le travail fourni s’est réalisé en trois phases : l’actualisation des études diagnostiques des filières agricoles (le diagnostic général), l’élaboration des ébauches des stratégies nationales de relance par province et des propositions d’amélioration du climat des affaires, ainsi que la finalisation des stratégies de relance détaillée pour chaque filière agro-industrielle en Rdc. « Toutes les catégories de l’agro-industrie étaient impliquées », a-t-il souligné.

1,8 milliards pour quatre piliers

Par la suite, il a présenté les quatre piliers d’une stratégie de relance de l’agro-industrie en Rdc. Il s’agit d’organiser les filières (avec les organisations paysannes) et articuler l’agro-industrie avec l’agriculture paysanne ; renforcer les infrastructures de soutien aux activités de production ; renforcer et redynamiser les services d’appui aux producteurs et aux entreprises ; et améliorer le climat des affaires et mettre en œuvre les mesures d’incitation à l’investissement.

Disons que des actions ont été identifiées pour chaque pilier. Le coût global de la stratégie de relance de l’agro-industrie en Rdc étant estimé à plus ou moins 1,8 milliards de dollars américains jusqu’en 2020. Le chef de mission du consultant IDEA a aussi présenté les coûts par filière (16 au total).

L’accroissement de la production pour les principales filières (en quantité) dont le maïs, le riz, le cacao, l’avicole, le manioc, le bovin, etc., est donc le principal résultat attendu. « Les solutions proposées portent sur les facteurs endogènes et exogènes limitant le développement agricole en Rdc », a affirmé M. Abderraouf Naili.

Des mesures et recommandations

Il a été complété par ses collègues d’IDEA Consult International, MM. Jean-Robert Misi, Rafik Koubaa et Augustin Lumba qui ont présenté les mesures d’accompagnement du plan d’action (au niveau des services d’appui). Lesquelles mesures s’articulent autour de huit points : renforcer les moyens de l’INERA, appuyer les agri-multiplicateurs, renforcer la collaboration entre la SNV et ses partenaires de vulgarisation, renforcer les services de motorisation agricole, renforcer et rationnaliser les conditions d’utilisation des fertilisants, renforcer des capacités locales de production d’aliments de bétail, des intrants vétérinaires et d’élevage et d’assurer une bonne condition des troupeaux… ; renforcer les services d’appui au secteur de la pêche.

Les orateurs se sont aussi appesantis sur les incitations aux investissements et amélioration de l’environnement des affaires et ont présenté les principales contraintes spécifiques à l’agro-industrie et les principales recommandations de l’étude, assorties de 31 mesures proposées. Ces mesures consistent à améliorer l’attractivité du secteur agricole, de soutenir la compétitivité, de renforcer l’appui aux filières, de protéger temporairement quelques activités, de faciliter l’accès au financement, de simplifier le paiement des impôts et lutter contre les tracasseries, de faciliter l’accès au foncier agricole…

Les orateurs ont également insisté sur des mesures d’application des lois, notamment des mesures concernant l’incitation à l’investissement, l’accès au foncier, la fiscalité, la parafiscalité et le contrôle fiscal, et autres…

  1. Chokri Ben Makhlouf, du consultant IDEA toujours, a ensuite présenté aux participants une analyse des entreprises publiques en cours de liquidation-privatisation. Cet atelier de clôture du processus d’élaboration de la stratégie de relance de l’agro-industrie en Rdc s’est terminé par les réflexions des participants et réponses aux questions par l’équipe d’experts d’IDEA Consult International avant un débat général sur l’étude. Signalons par ailleurs que les participants ont apporté quelques enrichissements à cette étude en termes de recommandations.

(Lepetit Baende)

Did you find apk for android? You can find new Free Android Games and apps.

PAS DE COMMENTAIRE

Laisser une Réponse