Sous l’égide du projet PARRSA de la Banque mondiale

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La Rdc dotée de sa stratégie de relance de l’agro-industrie

Les principaux résultats de cette étude ont été présentés et adoptés lundi dernier aux experts, décideurs et acteurs du secteur de l’agriculture en République démocratique du Congo. Lesquels s’articulent autour de quatre piliers. Il s’agit d’organiser les filières, renforcer les infrastructures, renforcer et redynamiser les services d’appui aux services, et enfin améliorer le climat des affaires. Des actions identifiées par le consultant tunisien IDEA Consult International pour chaque pilier renvoient à un coût global de la stratégie de relance de l’agro-industrie en Rdc qui s’élève à 1,8 milliards de dollars américains jusqu’à 2020.

Lancée depuis le 19 juin 2013, l’élaboration de la stratégie de relance de l’agro-industrie en République démocratique du Congo vient d’être clôturée. C’est le lundi 12 avril dernier à Kinshasa à l’issue d’un séminaire organisé sous l’égide du Projet d’appui à la réhabilitation et à la relance du secteur de l’agriculture (PARRSA) financé par la Banque mondiale, que les grandes lignes et les principaux de cette étude menée par le consultant tunisien IDEA Consult International ont été révélés aux experts congolais, décideurs et autres acteurs du secteur agricole en Rdc.

Etaient présents à cet atelier, les secrétaires généraux de l’Agriculture, Pêche et Elevage, M. Hubert Ali Ramazani, et du Développement rural, le docteur Abel-Léon Kalambay, le conseiller principal du Chef de l’Etat sur l’Agriculture, M. Emmanuel Libendele, des représentants des Ministères concernés, des services étatiques du secteur, d’autres acteurs et décideurs ainsi que des partenaires au développement.

Dans sa présentation de l’étude, M. Abderraouf Naili, le chef de mission du consultant IDEA a indiqué que le travail fourni s’est réalisé en trois phases : l’actualisation des études diagnostiques des filières agricoles (le diagnostic général), l’élaboration des ébauches des stratégies nationales de relance par province et des propositions d’amélioration du climat des affaires, ainsi que la finalisation des stratégies de relance détaillée pour chaque filière agro-industrielle en Rdc. « Toutes les catégories de l’agro-industrie étaient impliquées », a-t-il souligné.

1,8 milliards pour quatre piliers

Par la suite, il a présenté les quatre piliers d’une stratégie de relance de l’agro-industrie en Rdc. Il s’agit d’organiser les filières (avec les organisations paysannes) et articuler l’agro-industrie avec l’agriculture paysanne ; renforcer les infrastructures de soutien aux activités de production ; renforcer et redynamiser les services d’appui aux producteurs et aux entreprises ; et améliorer le climat des affaires et mettre en œuvre les mesures d’incitation à l’investissement.

Disons que des actions ont été identifiées pour chaque pilier. Le coût global de la stratégie de relance de l’agro-industrie en Rdc étant estimé à plus ou moins 1,8 milliards de dollars américains jusqu’en 2020. Le chef de mission du consultant IDEA a aussi présenté les coûts par filière (16 au total).

L’accroissement de la production pour les principales filières (en quantité) dont le maïs, le riz, le cacao, l’avicole, le manioc, le bovin, etc., est donc le principal résultat attendu. « Les solutions proposées portent sur les facteurs endogènes et exogènes limitant le développement agricole en Rdc », a affirmé M. Abderraouf Naili.

Tableau de la classification des filières retenues par province

Des mesures et recommandations

Il a été complété par ses collègues d’IDEA Consult International, MM. Jean-Robert Misi, Rafik Koubaa et Augustin Lumba qui ont présenté les mesures d’accompagnement du plan d’action (au niveau des services d’appui). Lesquelles mesures s’articulent autour de huit points : renforcer les moyens de l’INERA, appuyer les agri-multiplicateurs, renforcer la collaboration entre la SNV et ses partenaires de vulgarisation, renforcer les services de motorisation agricole, renforcer et rationnaliser les conditions d’utilisation des fertilisants, renforcer des capacités locales de production d’aliments de bétail, des intrants vétérinaires et d’élevage et d’assurer une bonne condition des troupeaux… ; renforcer les services d’appui au secteur de la pêche.

Les orateurs se sont aussi appesantis sur les incitations aux investissements et amélioration de l’environnement des affaires et ont présenté les principales contraintes spécifiques à l’agro-industrie et les principales recommandations de l’étude, assorties de 31 mesures proposées. Ces mesures consistent à améliorer l’attractivité du secteur agricole, de soutenir la compétitivité, de renforcer l’appui aux filières, de protéger temporairement quelques activités, de faciliter l’accès au financement, de simplifier le paiement des impôts et lutter contre les tracasseries, de faciliter l’accès au foncier agricole…

Les orateurs ont également insisté sur des mesures d’application des lois, notamment des mesures concernant l’incitation à l’investissement, l’accès au foncier, la fiscalité, la parafiscalité et le contrôle fiscal, et autres…

Des entreprises publiques en cours de liquidation

  1. Chokri Ben Makhlouf, du consultant IDEA toujours, a ensuite présenté aux participants une analyse des entreprises publiques en cours de liquidation-privatisation. Ces entreprises, a-t-il dit, pourraient jouer un rôle moteur dans la mise en place des plateformes multiservices de la stratégie de relance de l’agro-industrie ; et un effet catalyseur pour le développement des petites exploitations familiales (croissance inclusive).

De la pertinence de les privatiser, l’orateur a évoqué le désengagement de l’Etat des fonctions de production pour se recentrer sur ses fonctions régaliennes. Selon la Division des biens zaïrianisés (Ministère des Finances, DGDP), les privés nationaux ayant acquis des propriétés depuis 1974, avaient un délai de 10 ans pour s’acquitter de leurs obligations notamment financières liées à l’octroi des terres et équipements afférents.

La plupart n’ont pas réglé leur dette, à savoir la valeur d’acquisition des biens et les intérêts. A titre indicatif, la valeur des créances s’élevait fin décembre 2012 à environ 480,7 millions de dollars US.

Quant au processus de liquidation de Cacaoco, l’on indique qu’il a été clôturé, celui de CSL est en voie de clôture. Ceux de Palmeco et Cotonco connaissent plusieurs difficultés et contraintes.

Entre autres : l’absence de budget de fonctionnement pour les Comités de Liquidation et pour engager les prestations nécessaires d’inventaire, de renégociation des dettes, de règlement des contentieux, etc. ; l’éparpillement et éloignement des sites d’activités, rendant difficile l’organisation de visites, compte tenu de l’état des voies d’accès et des coûts ; l’insuffisance des informations comptables (entreprises ayant plusieurs années d’inactivité) ; la contrainte imposée par le code des investissements qui limite les participations étrangères à moins de 50%.

Au finish, le consultant tunisien IDEA estime que l’Etat congolais doit reprendre ses droits sur les fermes abandonnées ; faire un moratoire sur les créances des anciens acquéreurs ; faciliter l’acquisition aux nouveaux acquéreurs et encourager les jeunes promoteurs à reprendre les fermes abandonnées pour les relancer.

Cet atelier de clôture du processus d’élaboration de la stratégie de relance de l’agro-industrie en Rdc s’est terminé par les réflexions des participants et réponses aux questions par l’équipe d’experts d’IDEA Consult International avant un débat général sur l’étude.

Signalons par ailleurs que les participants ont apporté quelques enrichissements à cette étude en termes de recommandations. Ainsi, ont-ils adopté cette étude sur la stratégie de relance de l’agro-industrie en République démocratique du Congo, menée par le consultant tunisien IDEA Consult International, en tenant compte bien sûr de quelques enrichissements.

(Lepetit Baende)

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