Sous l’égide de la CENCO: Ultime rencontre pour l’adhésion du Rassemblement à l’accord

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Entant que Garant de la Nation, le Président de la République, recevant lundi dernier  les Evêques membres de la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO) auxquels il avait confié la mission de bons offices pour convaincre le Rassemblement à adhérer à l’accord politique du 18 novembre 2016, a non seulement loué leur service, mais les a encouragés à travailler, afin de contribuer à ramener la paix et la cohésion nationale en Rd Congo.

C’est en réponse à cet appel que les discussions directes pour tenter d’aplanir les divergences entre les signataires de l’accord de l’Union africaine et le Rassemblement  élargies au Mouvement de libération du Congo (MLC), sous la médiation de la CENCO, devraient débuter aujourd’hui jeudi au Centre interdiocésain de Kinshasa, indique un communiqué de l’épiscopat de la Rdc.

Au total 30 délégués prendront part à ces assises, répartis équitablement entre les deux composantes, soit 15 délégués pour les signataires de l’accord du 18 octobre dont la Majorité Présidentielle, l’opposition pro-dialogue et une frange de la société civile, et 15 autres répartis entre le Rassemblement des forces politiques et sociales acquises au changement, le Mouvement de Libération du Congo (MLC) et la frange de la société civile non signataire de l’accord.

Au menu des discussions, précise le communiqué, les points de divergences relevés par la CENCO au cours de sa mission de médiation. Parmi ces divergences figurent notamment les points relatifs aux institutions pendant la transition, la forme du compromis politique à trouver, les mesures de décrispation politiques, le mécanisme de suivi de l’accord. Au niveau des Etats-major de différentes parties, les choses s’accélèrent, car les listes de participants devaient être déposées hier mercredi, auprès de la CENCO. Aux dernières nouvelles, seule l’UNC de Vital Kamerhe avait déposé sa liste, les autres devant le faire aujourd’hui. Les travaux dureront 3 jours, sauf changement  de dernière minute, signale-t-on.

Qu’attendre de ce rendez-vous ?

Qu’attendre de ce travail de la CENCO ?, se demande plusieurs observateurs de la scène politique congolaise, qui craignent que le Rassemblement, à travers cette rencontre, ne cherche à instaurer le totalitarisme, c’est-à-dire, le fait de vouloir réduire l’Etat congolais à leur seule personne. Auront-ils les mains libres pour imposer leur point de vue ? Ce sera difficile, connaissant la qualité de la délégation de la Majorité présidentielle.

Dans les couloirs, nous apprenons que les participants vont répondre à la question de savoir si oui ou non, il y a eu violation de la Constitution. Compte tenu de l’importance que revêt cette question, la Majorité présidentielle devrait puiser dans ce qu’elle a comme expertise en matière de la Constitution. Mais au-delà du simple choix, est-il permis à ce forum d’aborder cette question, ou bien faut-il laisser la Cour constitutionnelle s’en occuper ?

Qu’à cela ne tienne, nombreux sont ceux-là qui redoutent encore  la mauvaise foi du Rassemblement, à en croire certains propos tenus sur les réseaux sociaux. Parce que, comme tout le monde peut bien s’en rendre compte, le Rassemblement est coincé, il est réduit à sa simple expression. Sinon, après ces travaux en vue de son adhésion à l’accord du 18 novembre 2016, à quoi va-t-il encore s’opposer ?

Supposons qu’il y ait une dose de bonne foi de la part du Rassemblement, cela aiderait inévitablement le pays à bien franchir le cap de la date du 19 décembre prochain, en évitant bien sûr la zone de turbulences. Si tel est le cas, c’est le peuple congolais qui aura gagné au finish, et c’est la paix qui sera sauvegardée et les élections organisées dans les délais convenus.

Des divergences

Dans le travail fait par la CENCO, l’on peut bien se rendre compte qu’il a été relevé beaucoup de points de convergences entre les parties prenantes. Cependant, la CENCO a noté des divergences qui nécessitent des échanges directs sur les points suivants : Constitution : compréhension du concept du respect de la Constitution et de ses implications en rapport avec la crise actuelle ; processus électoral : séquences, calendrier, financement des élections ; indépendance de la CENI et du CSAC ; fonctionnement des institutions pendant la période de la transition ; mesures de décrispation politique ; mécanisme de suivi de l’Accord politique et forme du compromis politique à trouver.

Tous les yeux restent rivés vers le Centre interdiocésain de Kinshasa où va se tenir ces travaux, savoir ce que le Rassemblement va proposer et quelle sera la réaction de la Majorité présidentielle, de l’opposition qui a pris part au dialogue, ainsi que de la société civile. Sinon pour certaines questions, personne ne va se permettre d’ignorer toute la gymnastique qui a été faite pour adopter la séquence des élections et les Congolais voudraient savoir ce que va proposer le Rassemblement.

L’article 4 de l’accord parlant de la séquence des élections, soutient que les élections présidentielle, législatives nationales et provinciales sont organisées, en une seule séquence. Les élections locales, municipales et urbaines sont organisées concomitamment avec les trois premières si les moyens techniques et financiers le permettent. Les parties prenantes recommandent au gouvernement de mettre à la disposition de la CENI les moyens financiers et logistiques nécessaires à l’organisation de toutes les élections susvisées, conformément au calendrier.

Au regard de tout ce qui vient d’être relevé, une certaine opinion pense que le Rassemblement ne devrait qu’adhérer à cet accord, vu le sérieux qui a été mis dabs l’élaboration de cette résolution. Toutefois, les trois jours dédiés aux travaux sont amplement suffisants, pour permettre aux Congolais de tous bords de se convenir sur ce que sera l’après s19 décembre 2016. Et ce, même si le souci de bon nombre d’observateur est de laisser les Congolais parvenir à un accord largement inclusif, susceptible de baliser le chemin à la transition, en vue de l’organisation du dialogue.

Pour rappel, des représentants du camp de ceux qui ont pris part au dialogue et l’opposition restée en dehors ont eu, mardi dernier à Kinshasa, une rencontre autour des Evêques catholiques. Ces échanges directs ont lieu pour éviter le chaos le 19 décembre, date de la fin du dernier mandat du Président Joseph Kabila. Etienne Tshisekedi, le leader du Rassemblement, plate-forme regroupant des forces politiques et sociales de l’opposition, a personnellement conduit la délégation de son camp.

Le parti de Jean-Pierre Bemba, le Mouvement pour la libération du Congo (MLC), tête de proue du Front pour le respect de la Constitution, une autre composante de l’opposition qui n’a pas pris au dialogue, a aussi pris part aux discussions autour des Evêques catholiques. Le camp du dialogue était aussi là : Alexis Thambwe Mwamba, ministre de la Justice, pour le pouvoir et Vital Kamerhe, représentant l’opposition qui a pris part au dialogue.

(JMNK)

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