Sous haute tension: Un grand oral réussi

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Quarante-cinq minutes auront suffi au président de la République, Joseph Kabila Kabange pour prononcer son discours-bilan, devant les députés et sénateurs réunis en congrès.  D’emblée, il a constaté une certaine tension dans la salle, voilà pourquoi il va déstresser les Congolais en leur disant : au lieu de dire, comprenez mon émotion ; moi je dis, comprenez mas passion pour le Congo. C’est dans ce climat qu’il a prononcé un discours, plus qu’offensif, dans lequel il a affirmé que l’échéance du 23 décembre 2018 pour l’organisation des élections sera respectée, de même qu’il  a aussi réaffirmé son engagement à respecter la Constitution. L’occasion était aussi indiquée pour justifier pourquoi le Gouvernement a tenu également à affranchir le processus électoral des contingences du financement extérieur et, par conséquent, des chantages de tous genres, afin de créer les meilleures conditions pour son peuple de conférer sa pleine légitimité, à ceux et celles qui sortiront vainqueurs de ces consultations. Par rapport à l’interventionnisme des pays étrangers, il a été ferme : « Le Congo n’ayant jamais donné des leçons à personne, il n’est pas disposé à en recevoir dans ce domaine, surtout pas de la part de ceux qui ont assassiné la démocratie dans ce pays et ailleurs sur le continent ».

Très attendu hier pour s’adresser à l’Assemblée nationale et au sénat réunis en Congrès, le chef de l’Etat, Joseph Kabila Kabange a répondu à ce rendez-vous, qui devait lui permettre de rencontrer les préoccupations fondées ou pas que ne cessent de soulever les Congolais. Pour la 11ème fois depuis l’entrée en vigueur de la Constitution, Joseph Kabila s’est dit heureux que cette tradition induise en elle-même, aujourd’hui, la paix, la stabilité politique et économique qui règnent sur le territoire national, fruit du dur labeur et des énormes sacrifices consentis, nuit et jour, avec le soutien de toutes les Institutions de la République, afin que l’héritage nous légué par nos aïeux se consolide et vive à jamais.

C’est avec le même élan et la même détermination, qu’il s’est également consacré, avec le concours actif de tout le monde, l’essentiel de son énergie, 12 ans durant, à installer tout le dispositif institutionnel posé par la Constitution et à en assurer le fonctionnement régulier et harmonieux, au niveau tant national, provincial que local, sans omettre les Institutions d’appui à la démocratie. « Dans cette perspective, la réforme de l’Etat engagée depuis 2015, nous a permis de donner une âme à la décentralisation territoriale, à travers l’installation de 15 nouvelles provinces qui sera très bientôt complétée par la mise en place de la Caisse Nationale de Péréquation », dit-il, avant d’ajouter que parallèlement, la Justice de notre pays a connu quant à elle, un coup de fouet à travers l’éclatement de l’ordre juridictionnel existant en deux ordres de juridiction : judiciaire et administratif, coiffés respectivement par la Cour de Cassation et le Conseil d’Etat, en plus de la Cour Constitutionnelle.

Quant à l’Administration publique, elle est soumise à une cure d’amaigrissement, de rajeunissement et de modernisation à travers le contrôle des effectifs et de la masse salariale, ainsi que la mise à la retraite honorable de ceux ayant rendu des loyaux services à la Nation. C’est fort de cette renaissance de l’Etat, qu’il s’est employé à créer les conditions favorables au décollage d’un Congo économiquement fort et prospère, où la lutte contre les inégalités et la pauvreté constituent désormais la principale mission assignée au Gouvernement.

Il a rappelé une situation qui était catastrophique sur le plan économique, avec comme conséquence qu’au cours de la décennie 90, le pays était plongé dans un véritable gouffre, en raison d’un marasme économique caractérisé par une dépréciation monétaire de plus de 90%, un taux d’inflation à quatre chiffres qui, à un moment, a dépassé le seuil de 3.000%, les déficits chroniques du compte général du Trésor, et la chute vertigineuse des recettes publiques au point d’en arriver à des prévisions budgétaires insignifiantes de trois cent millions de dollars américains en 2001, c’est-à-dire, au moment même où tout était à reconstruire, en priorité et en urgence.

Grâce à un programme économique indicatif et un programme financier intérimaire sans soutien extérieur, avec pour objectif, la stabilisation du cadre macro-économique, ce qui a permis de casser l’hyper inflation et d’assurer la stabilité du taux de change, de réduire le déficit du compte courant extérieur, de résorber les arriérés de la dette extérieure et d’amorcer les réformes de la première génération.

Cap sur la stabilisation du cadre macroéconomique

Aujourd’hui, affirme le chef de l’Etat dans son discours-bilan, il y a lieu de se réjouir que toutes ces réformes auxquelles il faut ajouter le récent Code Minier et le nouveau dispositif fiscal et parafiscal qui a pour objectif la rationalisation  de la collecte des ressources de l’Etat, et qui a abouti à la suppression des taxes, au niveau national et provincial, redondantes ou superflues, aient porté les fruits escomptés.

Et de renchérir, de 3 milliards de dollars américains en 1960 et 14 milliards de dollars en 1997, notre PIB nominal est ainsi monté, ce jour à 50 milliards de dollars à la suite de la croissance économique dont le rythme est passé, pendant la même période, de 1% en 1960, à – 5% en 1997, pour atteindre 4,2% cette année, après avoir frôlé les deux chiffres il y a seulement 4 ans, soit un taux supérieur à la moyenne de celui de toute l’Afrique subsaharienne situé à 2,7%.

Quoiqu’encore insuffisant, au regard des légitimes ambitions du grand Congo, le budget de l’Etat en ressources propres, qui était de 25 millions de dollars en 1960, et de 581 millions de dollars en 1997, est remonté aujourd’hui à plus de 4,6 milliards de dollars américains, alors que les réserves internationales sont-elles passées de 62 millions de dollars en 1960, à 62,8 millions de dollars en 1997, avant d’atteindre un milliard 150 millions en 2018.

« Cette heureuse perspective est consolidée par le redressement du solde brut d’opinions favorables des chefs d’entreprises passé à près de 18% en mars de cette année, contre moins de 14% en décembre de l’année passée », explique-t-il, avant d’ajouter que l’inflation annuelle a été contenue à un niveau raisonnable de moins de 10%, tandis que le déficit budgétaire a été totalement résorbé grâce au redressement des recettes de l’Etat et à l’amélioration substantielle des réserves de change.

Il reste évident que l’amélioration et la stabilité du cadre macro-économique du pays a eu un impact positif notamment sur les masses laborieuses. C’est ainsi qu’à titre indicatif, la rémunération la plus basse des fonctionnaires de l’Etat est passée de 35.000 Francs Congolais en 2010 à 129.000 FC en 2018, et  celui du rang le plus élevé de 61.000 FC à 1.400.000 FC. N’en déplaise à ceux qui ne voient que ce qui reste à faire, mais jamais ce qui a été fait, tous ces résultats ont eu pour incidence la progression de l’indice de développement humain en République Démocratique du Congo, particulièrement depuis 2016. En témoigne le rapport du PNUD, d’avril de cette année, sur la situation socio-économique dans notre pays.

Cependant, en dépit de ces résultats, il reste vrai qu’en termes de perspectives, les conditions sociales de nos populations demeurent globalement préoccupantes, en raison du seuil important de pauvreté, particulièrement en milieux ruraux et semi-urbains. Elles devront donc rester au centre de toutes nos politiques publiques, …

JMNK

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