Solidarité envers les lycéennes déportées par Boko Haram au Nigeria

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Plaidoyer pour une journée sans école dans l’espace africain

Vue partielle des lycéennes sur la vidéo relayée par la CNN

Pour manifester leur solidarité envers les deux cent-soixante-seize (276) lycéennes déportées par les terroristes de Boko Haram en mai 2014, les élèves des pays africains pourraient garder une journée sans écoles, le premier lundi du mois de mai.  Il s’agit, dans cet ordre d’idée, d’éviter que le drame historique des lycéennes déportées ne passe pour un fait divers, comme d’un revers de la main, l’on chasserait un moustique qui bourdonne à l’oreille.

Cette situation, estiment les observateurs, pose le problème de la sécurité des enfants dans le contexte scolaire. En effet, l’école est une institution qui vient en  prolongement de la famille. Il s’avère que cette derière fait confiance à l’école et lui confie les enfants, pour des objectifs d’éducation. « Les lycéennes déportées par Boko Haram au Nigeria ont elles aussi cru à l’institution école, sans quoi, elles auraient choisi de traîner dans la rue comme beaucoup d’autres, en situation de vendeuses de pains, de fruits ou de friperie. Et dans ce cas, Boko Haram n’aurait pas mis ses sales mains sur elles », a craché une journaliste. Comme on le voit, l’émouvant parcours des lycéennes déportée par le Boko Haram fait penser à l’intitulé d’une œuvre littéraire : « Destin broyé », du professeur congolais André Yoka Lye.

L’Etat, garante de la sécurité à l’école

L’école est un lieu sacré, en ceci que sur elle, repose l’espoir de la relève d’une nation. Dans la société africaine traditionnelle, les jeunes étaient soumis séparément aux rites d’initiation, les filles d’un côté, les garçons de l’autre. Dans le contexte du contact interculturel occasionné par la colonisation, l’école devient un créneau indispensable pour la socialisation. L’Etat doit autant sécuriser qu’allouer à cette institution une allocation répondant à ses  exigences. Si l’Etat n’a pas les moyens de sa politique, il recourt au  partenariat. C’est ainsi qu’entrent en ligne de compte des organismes internationaux, et le rapprochement public–privé.  Vu sous cet angle, les conflits armés voire ceux d’essence politique à l’intérieur des Etats, ne devraient guère nuire à la sûreté de l’école. Une question de responsabilité à laquelle se soustraient malheureusement des mouvements armés intra-étatiques, du nombre desquels le Boko Haram.  Ce dernier se saisissant de lycéennes dans l’intention de faire marcher le gouvernement de ce pays.  « C’est hors de question, a souligné, sur RFI, le ministre de l’Information du Nigeria. Nous, a-t-il assuré, nous souhaitons parler à une organisation qui détient vraiment l’ensemble des otages, qui les contrôle, qui peut nous dire où elles se trouvent, et qui souhaite négocier », a-t-il indiqué.

Les lycéennes déportées par Boko Haram : honte pour l’Afrique, défi pour les organismes du système des Nations Unies  

Une vidéo circulant sur la chaîne américaine CNN a montré, il y a peu, des jeunes filles comme étant les deux-cent soixante-seize (276) lycéennes kidnappées à Chibok, deux ans plus tôt, au nord-est du Nigeria. Deux années, jour pour jour après leur enlèvement par les islamistes de Boko Haram, ce qu’elles sont devenues échappe à l’entendement des personnes sensées, quand bien même les terroristes de Boko Haram et leurs parrains de tous bords auraient leur propre agenda. Le Nigeria, jadis pays prospère et producteur du pétrole, s’est fourvoyé dans un cycle de guerres intestines, restreignant, du fait même, l’autorité de l’Etat. En son temps, l’ancien Premier-ministre centrafricain Jean-Paul Ngoupandé le déplorait sur les antennes de RFI, (paraphrase): « L’Etat n’est pas là… Quand les lycéennes de Chibok au Nigeria crient au secours, l’Etat n’est pas là… ».

L’UNICEF et L’UNESCO, deux organismes du système des Nations Unies proches de l’école et partant, des enfants, ne devraient pas afficher un mutisme béat, encore moins l’Union africaine. En effet, le 8 septembre 2014, le Conseil exécutif de l’UA a validé la résolution sur la création de la mission de riposte contre l’Epidémie d’Ebola dans la partie de l’Afrique de l’Ouest, alors  secouée par l’épidémie de la maladie à Virus d’Ebola, depuis le mois de mars de la même année. En cinq mois, la maladie avait embrasé toute la sous-région ouest-africaine, surtout la Guinée, le Liberia, la Sierra Leone. Le Mali et le Nigeria avaient fait également les frais de ce « vent de la mort ». A ce jour, et c’est là où le bât blesse, à quoi rime le silence de l’Union africaine face à la déportation de plus de deux-cents lycéennes ?

(Payne  )

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