Situation en Rdc: Le Conseil de sécurité menace de sanctionner ceux qui entraveraient la mise en œuvre de l’accord

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L’accord de la Saint-Sylvestre signé le 31 décembre 2016 par les parties prenantes aux pourparlers du Centre Interdiocésain de Kinshasa, a conduit à la signature, le 27 avril dernier, de l’Arrangement particulier, soit les modalités pratiques de la mise en œuvre des principes énoncés dans ledit accord. C’est en vue de bien exécuter ce document important qu’un Premier ministre a été nommé, avant que son Gouvernement ne soit formé le 09 mai 2017. Le Conseil de sécurité ne pouvait qu’encourager cette volonté à aller de l’avant du chef de l’Etat, Joseph Kabila Kabange.

Un document parvenu au Journal L’Avenir indique que les membres du Conseil de sécurité continuent de suivre de près l’évolution de la situation en République démocratique du Congo. Ils ont pris note de la nomination par le Président Joseph Kabila, le 7 avril 2017, d’un nouveau Premier ministre, Bruno Tshibala, et des réactions des parties prenantes nationales, notamment le Rassemblement, ainsi que de la déclaration de la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO) en date du 20 avril 2017.

Les membres du Conseil se sont déclarés préoccupés par les difficultés que pose la mise en œuvre de l’accord du 31 décembre 2016. Ils ont noté que les signataires de l’accord n’étaient pas en mesure de parvenir à un consensus sur les dispositions spéciales signées le 27 avril par une partie d’entre eux. Ils ont prié toutes les parties prenantes de redoubler d’efforts pour parvenir à une plus grande inclusivité, ce qui aiderait à régler les très graves problèmes auxquels se heurte le pays.

Ils ont demandé de nouveau la mise en œuvre sans délai de l’accord, en toute bonne foi et dans son intégralité, afin que soient organisées, au plus tard en décembre 2017, des élections crédibles et inclusives qui se déroulent dans le calme et en temps voulu et qui conduisent à une passation pacifique du pouvoir, conformément à la Constitution congolaise et à la résolution 2348 (2017) du Conseil de sécurité. Ils ont noté qu’à l’occasion de son allocution devant le Congrès le 5 avril 2017, le Président Kabila a déclaré soutenir la mise en œuvre de l’accord dans son intégralité.

Ils ont réaffirmé qu’une mise en œuvre effective, rapide et opportune de l’accord était indispensable à un processus crédible et à la paix et à la stabilité de la République démocratique du Congo, et essentielle pour appuyer la légitimité des institutions de transition, car elle ouvrait la voie à la tenue d’élections pacifiques et démocratiques.

Organiser les élections à fin 2017

Les membres du Conseil ont donc demandé à toutes les parties de continuer à respecter l’accord et l’objectif primordial de tenir des élections pacifiques, crédibles, libres, régulières et inclusives d’ici à la fin de 2017, notamment en permettant aux femmes d’y participer pleinement et sur un pied d’égalité avec les hommes. À cet égard, ils ont demandé l’établissement rapide et inclusif d’un gouvernement d’unité nationale et du Comité national de suivi de l’accord, l’adoption d’une nouvelle loi électorale et la mise en œuvre intégrale des mesures de confiance établies dans le chapitre V de l’accord du 31 décembre 2016, dont certaines doivent encore être appliquées. Ils ont réaffirmé qu’ils étaient déterminés à agir en conséquence envers tous les acteurs congolais dont les actions et les déclarations entravaient la mise en œuvre de l’accord et l’organisation des élections.

Les membres du Conseil ont souligné la responsabilité qui incombe à tous les acteurs politiques congolais en ce moment décisif de l’histoire de leur pays où ils doivent surmonter leurs différends afin d’atteindre un consensus et s’attacher en priorité à défendre les intérêts et à assurer le bien-être de leur peuple, en faisant prévaloir l’état de droit et en faisant preuve de retenue et d’esprit de compromis et de dialogue. Les membres du Conseil ont réaffirmé leur ferme attachement à la souveraineté, à l’indépendance, à l’unité et à l’intégrité territoriale de la République démocratique du Congo.

Les membres du Conseil ont renouvelé leur soutien aux efforts que déploient le Représentant spécial du Secrétaire général, l’Union africaine et les organisations régionales concernées pour assurer la pleine application de l’accord du 31 décembre 2016, conformément à la résolution 2348 (2017) du Conseil.

(JMNK)

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