Situation en Rdc et au Burundi Didier: Reynders échange avec Edmond Mulet, Saïd Djinnit et Martin Kobler

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C’est pendant que le Chef de l’Etat Joseph Kabila Kabange a initié des consultations en vue de l’organisation du dialogue inclusif, que le Vice-Premier ministre et ministre des Affaires étrangères Didier Reynders a choisi pour s’entretenu avec Edmond Mulet, Secrétaire général adjoint ONU pour les opérations de maintien de la paix, Saïd Djinnit, Envoyé spécial de l’ONU pour la Région des Grands Lacs et Martin Kobler, Chef de la MONUSCO. Qu’est-ce qui justifie cette réunion avec l’ONU, le moment où la Belgique et la Rd Congo entretiennent de bonnes relations ?

En effet, au sujet de la République démocratique du Congo, la dépêche qui ne dit pas grand-chose se contente de révéler que Didier Reynders a rappelé l’importance de respecter le calendrier électoral, en particulier en ce qui concerne les élections législatives et présidentielles qui font l’objet d’échéances constitutionnelles. C’est ici que le Gouvernement de la République, à travers son porte-parole Lambert Mende, s’inscrit en faux contre l’idée selon laquelle il existerait des élections plus importantes que d’autres et rappelle que la matière électorale relève de la souveraineté d’un peuple. Les élections, locales, municipales, provinciales, législatives ou présidentielle étant toutes prévues et organisées soit par la Constitution, soit par les lois de la République, nul ne peut décréter «peu importante » l’une quelconque d’entre elles, hormis le constituant ou le législateur congolais

Concernant la situation au Burundi, Didier Reynders a exprimé sa grande préoccupation. Il a marqué le plein soutien de la Belgique aux initiatives régionales ainsi qu’aux efforts de facilitation de l’ONU visant à restaurer le dialogue entre les parties. Le ministre a indiqué que la Belgique était en train de sensibiliser ses partenaires européens à l’adoption de sanctions individuelles visant ceux qui empêcheraient ce dialogue ou qui seraient responsables de violences. Didier Reynders s’est également déclaré favorable à reconsidérer l’aide au développement de l’UE au Burundi au cas où les élections ne devaient pas se dérouler dans des conditions satisfaisantes.

Disons que la Rd Congo et le Burundi ne peuvent pas être mis dans un même panier. Au Burundi, le président Nkurunziza use de la force pour se maintenir au pouvoir. En plus, deux personnalités importantes de la CENI ont fui leur pays vers un pays voisin. Preuve qu’ils n’ont pas pu supporter la pression exercée sur eux. Mais en ce qui concerne la Rd Congo, le Chef de l’Etat a initié des consultations depuis plus de deux semaines pour écouter les différentes couches de la population, pour avoir leurs perceptions et élaborer des voies et moyens capables de permettre à la jeune démocratie de se consolider. Ici encore, le porte-parole du Gouvernement a été clair dans sa mise au point du 11 juin 2015 : « En tout état de cause, il revient au Chef de l’Etat, après avoir écouté toutes les entités consultées, de décider si les éléments utiles pour la tenue dudit dialogue politique sont remplis et de convoquer, subséquemment de telles assises. À moins qu’il ait pu se faire une idée suffisamment claire sur l’entendement des uns et des autres au sujet des questions – clés y relatives que sont notamment le calendrier électoral et le strict respect par tous des fondamentaux de la loi pendant les opérations électorales à venir ».

(JMNK)

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