Situation des UDPS: Et si Olenghankoy avait raison

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Publiée au Journal Officiel dans son numéro spécial du 30 avril 2018, la liste des 599 partis et 77 regroupements politiques autorisés à fonctionner en République Démocratique du Congo, au lieu d’unir les Congolais qui se préparent à aller aux élections, a suscité au contraire des mécontentements chez tous ceux qui semblent être floués et risquent de ne pas prendre part aux élections à venir sous les couleurs de leurs plates-formes électorales respectives. Nombreux sont ceux qui relèvent par exemple que quatre partis politiques portent la même dénomination « Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS) dont deux avec le même siège social et arrêté ministériel d’agrément n° 91-049 du 17 janvier 1991 (UDPS/Tshibala et UDPS/Tshisekedi) et un autre sans numéro d’arrêté d’agrément ni siège (UDPS/Rénové de  M. Valentin Mubake).

Mais d’où serait venue cette confusion, pendant que c‘est le 28 mars dernier à Kinshasa que Joseph Olenghankoy, président du Conseil national de suivi de l’accord (CNSA), avait tranché, en reconnaissant que l’UDPS revient au fils d’Etienne Tshisekedi, Félix Tshisekedi, qui du reste a été porté à la tête de cette formation politique ? Avant d’y répondre, soulignons que le CNSA s’est réuni ce vendredi 18 mai 2018 en séance plénière extraordinaire, sous la présidence de M. Joseph Olenghankoy Mukundji, son président. Il a à l’occasion reçu le Vice-premier ministre et ministre de l’Intérieur et Sécurité, Henry Mova Sakanyi, sur les questions posées par la publication de la liste des partis et regroupements politiques publiée au Journal Officiel le 11 mai 2018, telles que soulevées par le CNSA à l’issue de sa plénière du 14 mai 2018.

« Il résulté de ces échanges que pour l’intérêt de la République, cette liste sera rectifiée sur la base des recommandations du CNSA à transmettre le samedi 19 mai dernier, ainsi que des éléments complémentaires ou rectificatifs des partis concernés par des omissions ou des données dépassées », indique un communiqué publié à cet effet, signé Valentin Vangi, rapporteur du CNSA.

Qui était à la base de la confusion ?

En statuant ainsi en faveur de l’UDPS/Limete ou Tshisekedi, le CNSA mettait alors KO le camp de Bruno Tshibala, qui voyait là une énième manœuvre pour régler des comptes. Et pourtant, tout a été fait dans la transparence et dans l’objectif de parvenir à la décrispation de l’espace politique, tout en mettant un terme au dédoublement des partis politiques.  « Cependant, près de deux mois après, Bruno Tshibala et ses proches n’ont toujours pas obtempérer à cette décision qui se conforme pourtant à l’Accord du 31 décembre 2016, faisant de lui Premier ministre », indique une source digne de foi, qui ajoute que le Premier ministre aurait demandé au ministre Mova  de trouver un moyen de ne pas modifier la liste au niveau de son parti. Et une stratégie a été arrêtée : une lettre sera officiellement adressée au ministre Mova, faisant valoir que l’UDPS revient bel et bien au Premier ministre.

A en croire la même source, c’est ce qui serait à la base de la confusion, qui a risqué de décrédibiliser le travail de titan abattu tant par le CNSA que par les experts du ministère de l’Intérieur. De son côté, M. Oleghankoy fait savoir qu’il s’attend toujours à ce que l’Accord soit appliqué intégralement. « L’Accord a fait de Bruno Tshibala, Premier ministre. Le même Accord appelle aux mesures de décrispation. Et c’est donc logique que l’UDPS soit rendue à Félix Tshisekedi qui est le président légal et légitime de ce parti. Nos amis doivent créer leur propre parti », explique-t-il. Aller aux élections dans une telle confusion risquera de conduire à des conflits. Raison pour laquelle tout le monde attend avec impatience, les rectifications du ministre de l’Intérieur.

(JMNK)

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